Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Romans Fantasy > Liavek


Liavek

ISBN : 978-291768960-8
Catégorie : Aucune
Auteur : Gregory Frost
Auteur : Steven Brust
Auteur : Megan Lindholm

En février 2016, les éditions J’ai Lu publient la version poche. 

Dans la majestueuse cité portuaire de Liavek, les habitants reçoivent une dose de « chance » chaque année, le jour de leur anniversaire. La plupart des gens ne peuvent utiliser ce pouvoir, seuls les sorciers ont appris à le manipuler, souvent à leur propre profit. Kaloo, une jeune orpheline, sent qu’elle pourrait apprivoiser et développer sa « chance », mais comment faire alors qu’elle ignore sa date de naissance ? Taraudée par cette question, elle consulte un mage pour tenter de lever le voile sur ses origines. Commence pour elle une quête initiatique qui l’emmènera sur des sentiers dangereux.
Certains mystères devraient rester dans l’ombre…
 

Critique

Par Gillossen, le 15/02/2014

Tout d’abord, précisons de quoi il est ici question, à l’aune de ce titre aussi mystérieux qu’évocateur : Liavek est une cité portuaire de fantasy qui abrite les récits de nombre d’auteurs, ou plutôt qui les abritait dans les années 80, puisqu’on peut considérer cet univers en sommeil depuis, après avoir donné naissance à cinq anthologies. On peut donc saluer au passage les éditions ActuSF pour avoir pensé à creuser aussi « loin » afin de dénicher une telle « perle ».
Mais être malin, cela se retrouve aussi dans les choix éditoriaux et pour le coup ActuSF a décidé de limiter les risques avec une histoire complète et la forte présence de Megan Lindholm, ou plutôt Robin Hobb, évidemment, si l’on s’en tient au bandeau rouge de rigueur. Cela dit, après tout, c’est évidemment de bonne guerre, surtout en ces temps difficiles.
Finalement, que découvre-t-on ici ? Six nouvelles dont une écrite d’ailleurs à six mains qui permettent notamment de retrouver Steven Brust, porté disparu en France depuis l’arrêt de sa série Jhereg. Si l’ambiance de cette histoire s’avère bien éloignée des rues de Dragaera, cela reste un plaisir de revoir son nom. Si Liavek la cité donne son nom au présent recueil tout comme à l’ensemble du cycle, il ne faut pas s’attendre ici à voir la ville jouer elle-même un rôle majeur. Nous ne sommes pas dans un monde comme celui de Perdido Street Station ou de Lankhmar. L’histoire qui prend corps peu à peu met surtout en avant ses personnages, ce qui n’a finalement rien de bien étonnant en soi quand on songe à l’importance de Robin Hobb à l’échelle du recueil entier.
Le parcours de Kaloo se complexifie quelque peu au fil de l’intrigue, au-delà de la « simple » quête de ses origines. Les seconds rôles se révèlent soignés (Dashif en tête). Pris séparément, les textes rassemblés ici auraient de quoi nous laisser en partie sur notre faim, mais ils forment tous ensemble une histoire intéressante à défaut de se montrer particulièrement prenante ou innovante. Le tout est plutôt abouti et bien écrit (malgré une traduction parfois un peu hésitante), prenant place dans un décor là encore bien construit même si l’on ne le qualifiera pas d’envoûtant pour autant, malgré un concept tournant autour de la chance empreint d’une certaine poésie et doté de mécanismes à l’avenant. On retiendra plus facilement la place faite aux protagonistes féminins, d’égal à égal avec les hommes, sans avoir besoin de forcer le trait.
Bref, comme on le disait en guise d’introduction, il s’agit d’une trouvaille qui mérite le coup d’œil, même si l’on n’enlèvera donc pas les guillemets que l’on utilisait plus haut en employant le terme de perle. Il manque pour cela notamment un peu de consistance et de pouvoir d’évocation, au-delà des mots couchés sur le papier.  Une lecture appréciable.   

6.5/10

Discuter de Liavek sur le forum.



Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :