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Les Poisons de Katharz

Tome 1 du cycle : Chroniques des Terres d'Airain
ISBN : 979094665022
Catégorie : Aucune
Auteur : Audrey Alwett

Le Prince Alastor n’apprécie pas qu’on l’appelle “l’Indolent” (vraiment, les gens sont méchants). Pour régler la question, le Sénateur Mâton le persuade de détruire Katharz. Voilà une guerre qui sera vite gagnée ! À Katharz, la ville-prison où la Trisalliance déverse chaque année ses indésirables, la situation est intenable. Ténia Harsnik, la tyranne en place, est obsédée par un nombre, celui des habitants qui vivent entre ses murs. En aucun cas, il ne faut dépasser les cent mille, car alors CE qui dort sous la ville SE réveillerait. Si cela se produisait, rien ne pourrait L’arrêter, sauf peut-être Dame Carasse… Mais la sorcière la plus puissante de la Terre d’Airain, à ce qu’elle raconte, semble bien plus préoccupée par son bizarre apprenti que par le destin du monde. D’ailleurs, la ville ne compte que 99 500 habitants. Ce n’est pas comme si l’apocalypse était dans un mois… pas vrai ?

Critique

Par Gilthanas, le 14/07/2015

L’apparition d’un nouveau label dans le microcosme de la fantasy française est toujours un petit événement en soi.
Et quand celui-ci se revendique d’une fantasy “méchante et indépendante”, cela ne peut qu’attiser la curiosité du lecteur. Commençons donc la revue des trois premiers romans du label Black Wolf avec le livre d’Audrey Alwett, Les Poisons de Katharz.
Fortement inspirée par Sir Terry Pratchett, l’auteure nous livre ici un roman qui se veut un hommage au Disque-Monde. En effet, tout amateur d’Ankh-Morpork ne sera pas dépaysé en arpentant les rues de Katharz, et les personnages qui font l’intrigue lui seront sans doute familiers.
Mais autant le dire tout de suite, on se trouve ici devant ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du roman. La force car Audrey Alwett nous présente des personnages attachants, avec à la fois une dimension tragique et comique. L’humour déployé fait le plus souvent mouche (mention spéciale aux références à l’histoire romaine et à la culture geek), et si on n’est jamais pris d’un grand fou rire à la lecture, on a souvent le sourire aux lèvres devant les répliques ou les situations burlesques auxquelles sont confrontés les héros. L’intrigue, bien que simple, est suffisamment maîtrisée pour nous tenir en haleine.
Cependant, il est difficile de ne pas avoir les écrits de Pratchett en tête durant la lecture, et inévitablement, de faire la comparaison. Les personnages sont très inspirés des Annales du Disque-Monde, au point qu’il serait presque possible de les interchanger : Dame Carasse et Mémé Ciredutemps, Azarel et Carotte, Ténia Harsnik et Vétérini, etc. Les notes de bas de page qui ponctuent la lecture (même si celle mentionnant la mort de Terry Pratchett nous arrache une larme) renforcent le sentiment que l’auteure, à vouloir trop s’inspirer de son modèle, n’arrive pas, et c’est dommage, à s’en détacher.
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas ici de plagiat ou d’une pâle copie des œuvres du maître de la fantasy burlesque.  Audrey Alwett fait preuve d’une certaine maîtrise de la langue française et fait usage d’humour protéiforme. Mais on ne peut s’empêcher de ressentir un sentiment d’inachevé une fois la lecture terminée. On se dit qu’il y avait là matière à faire un excellent roman, et à vouloir trop coller à l’œuvre originale, cela donne à la fin un roman plaisant, solide et drôle, mais qui finalement souffre un peu trop de la comparaison suscitée. Bref, un bon petit 7, mais qui demandera confirmation.
Espérons toutefois que l’auteure continue dans cette veine en parvenant peu à peu à trouver un ton plus personnel, et nous livre d’autres romans dans le même univers (personnellement, j’ai très envie de découvrir ce que va devenir Malicorne et le prince Totor).

7.0/10

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