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Les Dieux ne valent pas mieux

Titre VO: Gods Behaving Badly

ISBN : 978-235087069-4
Catégorie : Aucune
Auteur/Autrice : Marie Philips (Proposer une Biographie)

N’en croyez pas la légende, le sort des immortels n’est pas tout rose.
Au contraire, être un dieu grec au XXIe siècle, c’est un vrai calvaire. Les fidèles ayant déserté, on est condamné à vivre à l’étroit, dans un quartier populaire de Londres. On vous manque de respect jusqu’au sein de votre propre famille. Et la reconversion est rude. Apollon prédit l’avenir sur une chaîne câblée, quand Aphrodite fait du téléphone rose. La déesse de la chasse promène les chiens des autres pendant son footing. Dionysos, patron d’une boîte de nuit pourrie, n’offre plus les bacchanales d’antan.
Diminués et déclassés, les dieux sont tombés très bas. Jusqu’à ce que la disparition de l’astre solaire les oblige à reprendre du service.

Critique

Par Gillossen, le 20/01/2008

Attention, nous n’allons probablement pas critiquer très souvent des ouvrages issus des éditions Héloïse d’Ormesson ! Et pourtant, ce roman parut paru en 2007 en Angleterre arrive en France un an plus tard.
Attardons-nous sur le roman lui-même. Voir, quasiment dès le début, Apollon transformer une jeune femme en arbre parce qu’elle lui a refusé une fellation, le ton est posé ! Il y a un peu de Neil Gaiman et beaucoup de Christopher Moore dans le cadre, l’histoire, et l’ambiance du récit développé au fil de ces 300 et quelques pages.
Les interventions divines se produisent tout naturellement, chacun vaquant à ses occupations tout en espérant conserver un semblant d’influence, avant que tout ne s’emballe. La romance contrariée et volontiers secouée (notre homme s’appelle… Neil), dans tous les sens du terme, évoque elle aussi les auteurs précédemment cités. Pour les amateurs de fantasy, et notamment de fantasy urbaine ou décalée, difficile donc de comprendre l’adjectif “original” revenu si souvent notamment au moment de sa parution l’an dernier chez nos voisins anglo-saxons.
Ce qui n’empêchera pas de souligner les grandes qualités de cet ouvrage ! Tout d’abord, un humour très british justement, qui fait (très) souvent mouche. Ensuite, une grande connaissance de son sujet, qui permet d’utiliser ses références intelligemment, et non pas en les empilant les unes sur les autres. De même, le ton cru n’est pas si choquant en comparaison de certains récits antiques. Ajoutons à cela un rythme des plus soutenus qui pousse à tourner les pages, et vous comprendrez, peut-être, que l’on se retrouve très vite à la fin de ce roman, qui joue donc sur le mélange des genres, avec généralement un certain bonheur, et ce d’autant plus quand un véritable fil directeur se développe peu à peu.
Facile d’accès, enjoué mais pas toujours aussi raffiné que l’éditeur voudrait nous le faire croire - en passant évidemment sous silence toute allusion au genre fantasy - on imagine que cet ouvrage se taillera facilement un joli petit succès, quel que soit le public concerné, pour peu qu’on soit prêt à faire tomber quelques réserves.

7.5/10

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