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Les Dieux de Bal-Sagoth

ISBN : 978-235294374-7
Catégorie : Aucune
Auteur : Robert E. Howard

Voici le premier de trois volumes qui réuniront tous les textes d’heroic fantasy et d’horreur de Robert E. Howard, le créateur de Conan le Cimmérien. Douze nouvelles placées sous le sceau de l’épopée, de l’horreur et de la violence, qui démontrent une nouvelle fois son génie visionnaire. Au sommaire donc, des classiques de la Fantasy : L’Homme noir, Les Guerriers du Valhalla ou La Maison d’Arabu, mais aussi d’autres textes incontournables dont l’extraordinaire Querelle de sang.
Comme tous les autres ouvrages de la collection, cette édition élaborée par Patrice Louinet se base sur des textes intégraux et non censurés, et est superbement illustrée par Didier Graffet.

Critique

Par Gillossen, le 28/05/2010

S’il fallait une fois de plus s’assurer que Robert E. Howard n’est décidément pas uniquement l’auteur de Conan, loin de là, ce nouveau recueil supervisé par Patrice Louinet nous le démontre amplement.
C’est d’ailleurs de nouvelles facettes de l’auteur que l’on découvre, puisque l’on change aussi souvent d’ambiance que de “héros” au fil des écrits rassemblés ici, destinés à mettre en avant les “nouvelles fantasy, fantastiques et d’horreur, hors grands personnages (Conan, Kull, Solomon Kane)”, comme nous le confiait Patrice Louinet lui-même en mars dernier. Attention tout de même : dans ce volume, particulièrement, certains textes sont franchement datés, marqués par leur époque et certains auteurs en vogue aujourd’hui totalement oubliés, et ont avant tout une importance relative à leur position dans la bibliographie de Howard, qui dût aussi adapter certains de ses textes aux exigences éditoriales d’un magazine comme Weird Tales. Ce qui ne les empêche pas de côtoyer de véritables perles qui sortent forcément du lot, à l’image, s’il ne fallait en citer qu’une, de Querelle de sang, un western ténébreux et implacables de quelques pages à peine, bousculant sèchement les conventions du genre. Dans tous les cas, la dimension jouissive de la lecture n’est jamais oubliée et la nouvelle éponyme ou La Maison d’Arabu se distinguent d’ailleurs à cet égard, malgré le décorum et ce “mariage de raison” entre auteur et revue. On pourrait chacune les résumer en quelques mots à peine et certaines de ces descriptions feraient sans doute sourire le lecteur, tant elles auraient l’air proches de l’idée que l’on se fait d’un récit pulp, mais ce premier volume est aussi l’occasion de toucher du doigt le pouvoir de l’exécution de Howard, la façon dont il donne vie encore et toujours à ses personnages et transcende, le plus souvent, son sujet.
Et si l’écriture souple de l’auteur sait s’adapter à chaque fois à celui-ci, elle n’en demeure pas moins puissamment imprégnée par les thèmes qui l’ont toujours passionnés. Des fantômes solitaires hantent en silence nombre de ses pages… Et Turlogh O’Brien s’impose définitivement comme une figure fascinante.
L’auteur lui-même est également une fois encore dans l’œil du cyclone, à travers les appendices et notes mis en lumière par Patrice Louinet, qui n’oublie pas d’ailleurs de promener un regard précis mais non dénué d’une pointe d’humour sur chaque nouvelle, et, par ricochet, sur Robert E. Howard lui-même. Certains parallèles et éclairages donnent d’ailleurs envie au lecteur de se replonger immédiatement dans telle ou telle nouvelle, y compris les récits mineurs.
N’est-ce pas là pour l’occasion une véritable réussite ? N’oublions pas pour le coup au passage un petit mot sur les illustrations intérieures de Didier Graffet, qui agrémentent les différentes nouvelles et renforcent un peu plus encore leur atmosphère.

8.5/10

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