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Le Voleur de foudre

Titre VO: The Lightning Thief

Tome 1 du cycle : Percy Jackson et les Olympiens
ISBN : 978-222618607-2
Catégorie : Jeunesse
Auteur : Rick Riordan (Proposer une Biographie)

« Écoutez, je n’ai jamais voulu être un demi-dieu. Si vous lisez ces lignes parce que vous pensez en être un vous aussi, suivez mon conseil : refermez ce livre immédiatement. Une vie de demi-dieu, c’est dangereux. C’est angoissant. Le plus souvent, ça se termine par une mort abominable et douloureuse. Mais si vous vous reconnaissez dans ces pages - si vous sentez quelque chose vous titiller - il se peut que vous soyez des nôtres. Or, dès l’instant où vous le saurez, il ne leur faudra pas longtemps pour le percevoir, eux aussi, et se lancer à vos trousses. Je vous aurai prévenu.
Puissent les dieux de l’Olympe veiller sur vous. »

Critique

Par Auryn, le 05/08/2009

A douze ans, Percy Jackson, un enfant à problèmes, découvre sa véritable identité : il est un demi-dieu, un « sang-mêlé », fils d’une humaine et d’un des membres de l’Olympe. Cette révélation lui apprend dans le même temps l’existence d’un monde mythologique imbriqué dans celui des humains, dont les nombreuses créatures vivent cachées parmi nous. Afin d’assurer sa protection et sa formation, Percy entre dans une école réservée aux enfants de sa trempe. Tout cela vous rappelle quelque chose ?
Et si je vous disais en plus que ce jeune garçon dispose d’un statut particulier parmi les sang-mêlé et que ce statut va lui ouvrir le chemin d’une quête, qu’il réalisera accompagné de deux amis… Là, un sentiment de déjà vu tout à fait prégnant s’est immiscé en vous… A juste titre : Rick Riordan, l’auteur de la série Percy Jackson et les Olympiens, a repris les ficelles qui ont si bien fonctionné dans l’œuvre de J. K. Rowling. Durant la lecture de ce premier tome intitulé Le Voleur de foudre, on ne peut qu’être interpelé par les similitudes entre les histoires de Percy et de Harry. L’intrigue présente une trame identique, avec un fil directeur inspiré de l’enquête (qui est donc le méchant qui en veut à Percy ?) et des péripéties développant l’univers merveilleux créé par l’auteur. Le héros possède des objets magiques uniques l’aidant dans sa mission mais doit subir la pression de ses opposants, filles et fils du dieu Arès, qui constituent un clan aux valeurs bien négatives. On pourrait poursuivre la liste sur deux pages entières… En mettant de côté la primauté, le talent ou le style, seul le choix d’un récit à la première personne et le rôle de la mythologie en lieu et place de la sorcellerie opposent Rick Riordan et J. K. Rowling.
Alors donc, les mortels doivent-ils passer leur chemin ? Pas forcément. Car l’auteur a bien appris la leçon : pour devenir un grand écrivain, il faut imiter les grands écrivains. Donc, le lecteur peu regardant sur ces similitudes permanentes ou simplement nostalgique de la bonne vieille époque de l’École des sorciers trouvera dans Le Voleur de foudre un roman fort sympathique, rempli d’humour et de bonnes trouvailles, présentant une initiation à la mythologie. En effet, l’un des mérites de Percy Jackson et les Olympiens est la (re)mise au goût du jour de la mythologie grecque dans toute sa splendeur. Même si celle-ci a toujours su intéresser les jeunes gens, son traitement actualisé et doublé de traits humoristiques fera sans aucun doute de nouveaux adeptes ou passionnés. Pédagogique avec tout ça…
Car lorsqu’on y réfléchit bien, le royaume de Zeus constitue un vivier de personnages atypiques, facilement transposables dans notre monde moderne. Rick Riordan l’a très bien compris ; cela marque le principal attrait du livre. Que dire d’un Arès motard, tatoué et rebelle séduisant ouvertement une Aphrodite version Brigitte Bardot ? Ou d’un Cerbère qui, semblable à un petit bull dog, ne recherche qu’un peu de jeu et d’attention ?
Découvrant ce nouvel univers en même temps que le lecteur, Percy se démène pour faire ses preuves : son aventure est menée tambour battant, sans temps morts. Elle nous transporte aussi à travers les États-Unis, de New York à Los Angeles, pour le plus grand plaisir des Atlantistes. Un peu de publicité touristique n’a jamais fait de mal à personne.
Stylistiquement, on ne lira pas ici de grande littérature. Ce n’est pas le but. L’auteur mise plutôt sur l’humour des dialogues et sur le rythme rapide de son écriture. Pari réussi puisqu’on ne s’ennuie pas un instant.
Tous ces ingrédients ont donné naissance à une série dont le succès est déjà vaste aux États-Unis : le dernier tome de cette « pentalogie » a déchaîné des coulées de lave adolescente vers les librairies.

8.0/10

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