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Le Septième guerrier-mage

ISBN : 978-235294837-7
Catégorie : Aucune
Auteur : Paul Beorn (Proposer une Biographie)

J’ai pillé, brûlé, tué. Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche.
Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes… Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout.
Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Critique

Par Gilthanas, le 15/06/2015

Le thème du héros solitaire, seul contre tous, se dressant contre une armée entière, est un thème récurrent en Fantasy (on pense ici notamment au Druss de David Gemmell). Et c’est encore une fois chez Bragelonne que l’on trouve un ouvrage de la sorte.
Le Septième Guerrier-Mage, porté par une illustration de couverture très suggestive de Marc Simonetti, possède au premier abord tout pour plaire : un pitch digne des Sept Samouraïs, un système de magie original, et une intrigue qui permettait de nombreux rebondissements. Que reste-t-il de tout cela une fois le livre refermé ?
Eh bien, pour couper court à tout suspense, voici la réponse : un sentiment de déception, presque de gâchis. Pourquoi ?
Car malgré de bonnes idées, Paul Beorn n’arrive pas à insuffler à son récit ce souffle épique qui fait que l’on s’attache vraiment au personnage de Jal. Si le récit reste globalement bien mené, le style d’écriture de l’auteur n’arrive pas à le faire décoller. On suit le héros comme à distance, sans jamais éprouver de l’empathie pour lui. Pire, on se doute du dénouement dès le premier quart du roman lu. Cela aurait pu ne pas être rédhibitoire si le récit avait été enlevé, héroïque, mais on reste toujours détaché durant la lecture : il ne suffit pas d’user « d’effets spéciaux » à la Michael Bay pour rendre tout cela plus prenant et spectaculaire.
Il est d’autant plus dommage que l’intrigue soit cousue de fil blanc qu’elle recèle de bonnes idées : le principe de la magie, fondé sur les liens entre le guerrier-mage et son cercle, est intéressant. Mais le développement proposé par l’auteur le rend lui aussi artificiel : alors qu’il faut des années aux guerriers-mages pour développer des liens avec leur cercle et augmenter leurs pouvoirs, il faut moins d’une semaine à Jal pour devenir l’égal des meilleurs de son temps. Alors certes, une explication est avancée, mais elle reste finalement faible au regard du potentiel introduit par ce concept de magie.
Concernant les personnages, ils oscillent constamment entre l’archétype et le stéréotype. On retrouve les classiques du genre (héros qui découvre son pouvoir, femme rebelle, barbare au grand cœur, etc.), et on arrive même à développer de l’empathie pour les personnages secondaires, alors que le héros nous reste lointain. Mention spéciale au personnage de Gloutonne, qui est pour moi la grande réussite du roman, en plus de jouer un rôle capital.
Finalement, il y avait matière à faire de ce Septième Guerrier-Mage un très bon roman de Fantasy, mais une écriture trop banale et l’utilisation abondante de ficelles scénaristiques vues et revues n’en font finalement qu’un roman parmi d’autres.
Dommage.

5.5/10

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