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Le Sabre de sang

Tome 1 du cycle : Histoire de Tiric Sherna
ISBN : 978-295349980-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Thomas Geha

Mon nom est Tiric Sherna. J’ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les qivhviens - des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l’Empire qivhvien. Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d’entre-nous seront destinés aux arènes, spectacles dont sont si friands ces satanés serpents. Autant dire que je suis voué à une mort certaine…
Mais je suis un shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l’ennemi. Oui, un jour, j’aurai ma revanche !

Critique

Par Belgarion, le 21/12/2009

Après deux romans SF, Thomas Geha nous entraîne dans une histoire résolument fantasy pleine de sang, de complots et de violence. L’empire qivhvien, composé d’hommes serpents, étale son savoir-faire guerrier et sa brutalité pour envahir tout le continent. La dernière victime de cet empire est le royaume Shao, contrée du narrateur Tiric Sherna, qui nous livre le récit de sa captivité et de sa quête de vengeance.
Le ton général du roman est donné avec une atmosphère poisseuse, lourde, qui accompagne chaque pas du héros et de ses adjuvants. La violence et la mort sont omniprésentes dans cet empire matriarcal et chaque jour de plus en vie est une victoire en soi avec le monde des arènes qui attend Tiric. La narration à la première personne amplifie toutes ces émotions et permet d’avoir un lien d’empathie plus fort pour suivre les vicissitudes du héros. L’un des points forts de ce livre est justement de sortir des ornières de l’heroïc fantasy. Ainsi, plus proches de la tragédie grecque que de Conan le barbare, les personnages sont complexes et ambigus et sont prêts à tout pour survivre et assurer leurs motivations. A l’inverse, le personnage plus idéaliste de Karhzoa forme un parfait contrepoint au caractère des guerriers farouches que sont Tiric et Kardelj. Les personnages forts complètent avantageusement une intrigue pour l’instant relativement simple mais très bien menée et qui promet de nombreuses surprises. Les mystères liés au sabre de sang ou encore aux pouvoirs de la soltone ne manquent pas!
Au milieu de tous ces points positifs on peut regretter certains détails. Ainsi, le monde qivhvien est très riche, moins caricatural qu’il n’apparaît au début à travers les yeux voilés de haine du narrateur.  Il mériterait plus d’approfondissements que le style à la première personne ne le permet. De plus, la découverte du sabre de sang n’arrive qu’en toute fin de roman, contrairement à ce que le titre laissait prévoir, et reste aussi brève que brutale. On ne comprend que partiellement les actes qui suivent, et la voix surgie de nulle part qu’entend le héros apparaît un peu parachutée.
Dernier point et non le moindre, le style clair et efficace de l’auteur rend la lecture aisée et incite à lire le livre d’une traite. Il reste maintenant à patienter un an et demi pour avoir la fin de ce diptyque dangereusement séduisant par sa forme, une très belle couverture sang et ébène, ainsi que par son fond.

6.5/10

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