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Le Marteau de dieu

Titre VO: Hammer of God

Tome 3 du cycle : Les Seigneurs de la guerre
ISBN : 978-226508981-5
Catégorie : Aucune
Auteur : Karen Miller

Fulie, l’impératrice sanguinaire de Mijak, s’apprête à dévaster l’Éthrie. Rhian, la jeune reine, le sait mais aucun des ducs ne veut la croire. Seul l’empereur Han est à ses côtés : il a vu le sang et les sacrifices humains perpétrés par le frère de Zandakar et utilise les vents pour retenir leur armée. Mais ses pouvoirs s’épuisent. Rhian n’a peut-être qu’une issue : demander à Zandakar de convaincre sa mère et son frère de stopper l’invasion. Au risque d’y perdre la vie…

Critique

Par Luigi Brosse, le 17/04/2011

Et voilà la fin de cette trilogie signée Karen Miller et avec elle l’heure du verdict. L’auteur avait su commencer très fort, bousculant allégrement les conventions avec un premier tome sombre et résolument intelligent. La suite s’était révélée nettement plus décevante, sans saveur, même en la comparant avec la moyenne actuelle. Qu’en est-il de ce dernier volume ?
Nous reprochions précédemment une absence de profondeur des personnages (la différence était flagrante entre les deux premiers tomes), l’auteur corrige ici quelque peu le tir. Cela n’est pas transcendant, mais au moins cela rend les choses un peu plus intéressantes. Rhian devient un peu plus maîtresse d’elle-même et de ce qui l’entoure. À travers elle, les jeux de pouvoir nécessaires pour rallier les diverses nations sont correctement mis en scène, même si on trépigne parfois devant la bêtise de ses conseillers. Somme toute, cette première partie se lit tranquillement, bien que cela fasse par moment un peu « remplissage ».
On enchaîne ensuite avec la mission confiée à Zandakar mentionnée dans le résumé. C’est clairement le meilleur passage du livre, avec une gestion de l’action et des péripéties parfaitement maîtrisée et dynamique. C’est aussi le moment où les deux religions s’affrontent finalement pour la première fois. Las, il n’y aura pas de choc retentissant, l’auteur choisissant la voie de la facilité.
Par la suite, l’action s’accélère finalement, mais ce n’est malheureusement pas forcément pour le meilleur. L’auteur s’engage alors dans de grandes manœuvres, préparant l’affrontement final entre les forces de Mijak et celles d’Éthrie. On assiste notamment à une bataille maritime aux dimensions, en théorie, colossales mais où Miller peine à retranscrire l’ampleur et l’épique. Ce passage donne l’impression que l’auteur s’est imposé cette péripétie et qu’une fois au pied du mur, elle se soit retrouvé désorientée, ne sachant pas comment l’écrire, ni la faire vivre, n’ayant d’autre recours que de l’expédier de manière télégraphique.
Le final souffre d’ailleurs des mêmes symptômes. Autant les préparatifs se laissent lire, autant le moment arrivé, tout cela manque cruellement de punch et d’intérêt. Le suspens n’est pas vraiment entretenu, malgré le désespoir qui suinte des différents protagonistes. On ne tremble pas, on s’émeut peu (alors que certaines morts auraient dû être marquantes). Bref, ce n’est pas palpitant.
En conclusion, ce tome est du même niveau que le précédent et peine à convaincre réellement. Il boucle le cycle de manière attendue, laissant très peu de zones d’ombres même si l’auteur s’est permis d’ouvrir un pont-levis pour une éventuelle suite. Une fois parvenu à la dernière page de ce cycle difficile donc de savoir à qui le recommander. Autant un lecteur souhaitant sortir des sentiers battus se fera plaisir avec le premier tome, autant il trouvera la suite cruche et sans attrait. À l’opposé, quelqu’un cherchant une fantasy classique sera découragé par ce premier tome abrupt et ne continuera sans doute pas.

5.5/10

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