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Le Fou prend le roi

Tome 2 du cycle : Le Bâtard de Kosigan
ISBN : 978-235408303-8
Catégorie : Aucune
Auteur : Cerutti Fabien

1340, au cœur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s’allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d’Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d’un complot qui se trame… autour du roi de France.
Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l’ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout, pourrait bien se muer en talon d’Achille.
Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l’année 1899, l’enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l’inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l’Histoire.

Critique

Par John Doe, le 27/04/2015

Quelques mois après les événements de l’Ombre du Pouvoir, c’est avec plaisir que je voyais revenir Kosigan, capitaine mercenaire évoluant dans une France du XIVème dans laquelle magie et et créatures issues du bestiaire de la fantasy existent.
En parallèle, nous suivons, sur le mode du roman épistolaire, une enquête qui vise à comprendre pourquoi ce passé diffère à ce point de l’Histoire telle que nous la connaissons. 
Sur ce point, l’auteur ne nous livre pas encore de réponse, même si l’enquête avance. A ce propos, la rupture entre le récit “au présent” à la première personne de Kosigan et la narration sur le mode épistolaire du XIXème, qui pouvait donner le sentiment de casser le récit dans le premier tome, est cette fois beaucoup plus fluide. Le choix d’un dispositif narratif différent s’avère judicieux, car il permet de bien différencier les deux époques.
Mais revenons au XIVème siècle. A la Bourgogne du premier tome succède le comté de Flandre, et plus précisément Lens, ce qui permet de varier le cadre géographique. Entre les deux tomes, la différence principale est la tonalité générale du récit, qui diffère du premier tome sur bien des aspects. Dans le Fou prend le roi, la dimension enquête passe au premier plan. L’Ombre du Pouvoir nous montrait un héros séduisant et roublard, du genre à vous faire passer le Robert Redford de l’Arnaque pour un minable bonimenteur de rue. Une partie du plaisir de lecture était d’ailleurs procuré par un Kosigan prêt à toutes les manipulations nécessaires à son triomphe. Un filou avec du panache, qui nous raconte sa propre légende. Ici, rien de tout cela. Kosigan se retrouve mêlé à une enquête dans laquelle double jeu, voire triple jeu semblent la norme. Pour en revenir à la métaphore cinématographique, ce deuxième tome pourrait presque être un film noir, dans lequel le héros désabusé révèle peu à peu la corruption du monde. Dans l’Ombre du Pouvoir, Kosigan nous donnait le sentiment de dominer de sa superbe ses contemporains. Ici, il se retrouve ramené à un niveau plus “humain” et passe d’ailleurs une partie du récit affaibli, blessé, devant se reposer sur les autres pour assurer sa survie.
Fabien Cerutti n’oublie pas de parsemer son récit de quelques scènes de combat bien décrites et glisse quelques informations sur le mystérieux héritage de Kosigan, le noir-sang. L’unité de temps (le récit se déroulant sur quelques jours seulement) ainsi que le contexte (la guerre entre la France et l’Angleterre) apportent au récit un sentiment d’urgence, une tension palpable dans l’attitude des personnages.
Parmi les comparses du Bâtard, on note que Dun, la jeune changeforme, est davantage mise en valeur et a même droit à quelques chapitres dans lesquels elle nous raconte les événements de son point de vue.
Bien sur, tout n’est pas parfait, le personnage d’Adelys est finalement assez peu exploité (bien qu’ayant un rôle important) et la fin m’a paru un peu rapide, comme si le narrateur réalisait que le jour commençait à poindre et qu’il lui fallait conclure le récit. Mais avec ce deuxième opus des aventures de Kosigan, Fabien Cerutti nous propose un récit très solide, et même un peu mieux que cela. Si le premier tome vous a plu, le deuxième devrait pouvoir trouver sa place dans votre bibliothèque. Et s’il vous avait laissé circonspect, vous pourriez lui accorder une chance : il pourrait bien vous surprendre agréablement. A noter qu’il peut pratiquement se lire indépendamment du premier.
La suite s’annonce des plus palpitantes !

7.5/10

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