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La Tour sombre

Titre VO: The Dark Tower

Tome 7 du cycle : La Tour sombre
ISBN : 978-229033250-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Stephen King

Les retrouvailles du ka-tet de Dix-Neuf auront été de courte durée, car les pistoleros doivent à nouveau se séparer pour accomplir les deux tâches dont dépend le sort de la Tour Sombre […].
Et ce n’est là qu’un prélude à l’affrontement avec Mordred - monstre hybride enfanté par Mia/Susannah -, le dernier héritier de la lignée d’Eld, mais aussi du Roi Cramoisi… Lequel n’a pas dit son dernier mot.
Pour Roland de Gilead, la Tour est à ce prix […] pour la survie de tous les mondes.

Critique

Par Publivore, le 20/08/2006

Près de 1000 pages sont nécessaires à Stephen King pour conclure cette saga, qu’il a commencée voilà plus de 30 ans. Après 6 volumes conséquents, il semble évident que quoique nous puissions écrire, ceux qui sont arrivés jusque-là liront ce dernier opus, alors que ceux qui ont laissé le ka-tet de Roland sur le bord du chemin précédemment ne seront pas plus convaincus de continuer l’aventure. La véritable question est donc de savoir, pour les lecteurs assidus, s’ils risquent la déception…
Commençons d’abord par saluer la superbe édition grand format de J’ai Lu , qui reprend les dessins pleine page en début de chaque partie ou plus réduits en fin de chaque chapitre, les annexes et les illustrations en couleurs. Le tout donne un très bel ensemble, annoncé par les volumes précédents mais atteignant là son apogée.
En ce qui concerne le fond maintenant, et la réponse tant attendue à la question précédente : j’ai été ravi et j’ai lu ce tome lentement, en savourant chaque instant !
Certes, il n’est pas exempt de défauts. Le découpage en particulier : l’histoire rebondit deux fois en cours de tome, avec une apogée dès les premières pages, suite à la fin du sixième volume… Oui mais voilà, cela nécessite à chaque fois de relancer la machine ce qui est parfois un peu lourd. L’auteur semble de ce côté un peu prisonnier du format de cycle en 7 volumes annoncé il y a bien longtemps, et surtout du découpage, qui peut sembler aléatoire – ou au moins mal conçu – des trois derniers tomes de sa saga.
Pour le fond, les fans de la série devraient être ravis, retrouvant tous les atouts qui font le charme de ce cycle, du passage d’un monde à l’autre aux personnages atypiques, en passant par la mythologie propre au monde de Roland, tournant autour de la notion de ka, à savoir le destin. Celle-ci trouve d’ailleurs tout son sens avec la première fin –oui, il y en a deux proposée par l’auteur, mais pas alternatives, plutôt qui se suivent-, étonnamment réussie pour un ouvrage du sieur King, assez maladroit généralement dans cet exercice (cf. la deuxième fin cette fois !). Enfin, ce qui n’est pas pour déplaire, l’émotion prend régulièrement le lecteur à la gorge, tout en évitant le pathos.
Ce qui pourra dérouter essentiellement, c’est que cette fois l’auteur, par une mise en abîme amorcée dans les tomes précédents mais qui prend ici sa pleine envergure, dévoile toutes les « recettes » et références qu’il a utilisées pour l’écriture de cette œuvre, n’hésitant pas à s’adresser directement au lecteur. On se trouve parfois à la limite d’une œuvre de fiction et du prolongement de l’essai sur l’écriture publié précédemment par l’auteur.
Cependant, en ce qui me concerne, j’ai définitivement été conquis par ce septième volume, alors que les deux tomes précédents ne m’avaient pas complètement convaincu après tant d’attente !

8.5/10

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