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La Servante

Tome 2 du cycle : Le Boucher
ISBN : 978-236599050-9
Catégorie : Aucune
Auteur : Olivier Gay

Rekk le boucher, Rekk le sanguinaire est en train de croupir au fond d’une geôle crasseuse. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. Et pourtant le meurtre de sa fille reste impuni. Sa soif de vengeance le ronge. Shani n’était alors qu’une servante, elle passait presque inaperçue mais par amour et par amitié, elle libérera le boucher et ensemble ils mettront l’Empire à feu et à sang. Voyez comment une simple servante est venue défier un Empire…

Critique

Par John Doe, le 20/04/2014

Suite et fin du diptyque, La Servante reprend là où on avait laissé nos héros, en bien fâcheuse posture. Le colosse Rekk vacille, tandis que Mahlin et Shani prennent la fuite. Pour autant, il n’est pas question de céder à l’abattement : la fortune sourit aux audacieux, après tout.
Ainsi, dans la première partie du récit, Olivier Gay nous livre une belle séquence d’action échevelée, avec retournements de situation, alliés inattendus et combats sanglants. Rekk emprisonné et (provisoirement) relégué au second plan, ce sont Shani, Mahlin et Laath qui doivent prendre leurs responsabilités, et ils le font de fort belle manière.
Pour la suite, l’auteur prend le parti de reprendre la structure du premier tome (voyage / fuite vers le Nord et retour). Cela peut donner une impression de répétitivité, mais, au fond, c’est un peu le propre des récits de vengeance que de fonctionner en système fermé. Et c’est durant ce trajet que survient un événement qui aura des conséquences irrémédiables sur deux des principaux protagonistes…
En parlant des personnages, Rekk demeure cette force de la nature hors du commun, à la présence toujours aussi électrisante. Il est l’axe autour duquel tout s’articule, le véritable moteur du récit. S’il a tendance à survivre à ses entreprises les plus insensées, il n’en va pas de même pour ceux qui l’entourent. La soif de vengeance le dévore, et tant pis pour les conséquences.
Shani sort définitivement de sa chrysalide. Le roman a beau se nommer La Servante, elle n’a plus grand chose de la jeune femme effacée des débuts. Au point d’ailleurs de se voir accorder une toute autre épithète à la fin du récit…
Par comparaison, Mahlin reste davantage en retrait. Il se fait même voler la vedette par Laath, personnage réjouissant, tout comme le duc Mandonius, politicien retors.
La dernière partie du roman est entièrement tournée vers l’action, uniquement interrompue par une très belle scène, chargée en émotions, entre Dareen et Rekk. Cette partie est malheureusement traitée de manière beaucoup trop rapide. Si le plan de Rekk pour déstabiliser l’Empire est bien vu et très crédible, on ne peut pas en dire autant de son exécution, qui paraît beaucoup trop facile.
L’épilogue lève le voile sur l’identité de l’assassin de Deria. Cette dernière révélation conclut le récit sur une note pessimiste : la violence est un cycle sans fin. Qui sème le vent récolte la tempête…
Sans être un incontournable, ce diptyque d’Olivier Gay est une lecture rythmée et agréable.

7.0/10

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