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La Première inquisitrice

Titre VO: The Omen Machine

Tome 1 du cycle : La Légende de Magda Searus
ISBN : 978-235294628-1
Catégorie : Aucune
Auteur : Terry Goodkind

Avant la Première Leçon, il y eut les premiers secrets…
Il y a bien longtemps, lorsque les ténèbres régnaient encore sur un monde où la trahison et la traîtrise imposaient leur loi, vint une femme seule, Magda Searus. Une femme qui avait perdu son compagnon et sa raison de vivre. Une femme bannie, dépouillée de ses privilèges, condamnée à affronter seule d’obscures forces à l’affût. Une héroïne au destin légendaire. La Première Inquisitrice.

Critique

Par Gillossen, le 23/03/2013

Nous revoilà donc face à un nouveau Terry Goodkind.
Après son pseudo-détour vers le thriller et le premier tome d’une vraie fausse/suite à L’Epée de vérité, nous avons droit cette fois à une préquelle en bonne et due forme, et pas à une longue nouvelle façon Dette d’os. Celle-ci possède toutefois une histoire particulière, que vous connaissez peut-être déjà si vous avez suivi nos actualités : l’auteur a publié ce roman dans son coin, directement en numérique, sans passer par son éditeur habituel.
Alors, du coup, que donne un Terry Goodkind libre, a priori, de toute contrainte ? Vous l’avez peut-être d’ores et déjà deviné mais, à l’arrivée, ce roman est dans la droite ligne de tout ce qu’il a pu faire jusqu’ici, sur le fond comme sur la forme.
On retrouve en effet toute la ribambelle de défauts qui vont avec : de longs tunnels de dialogues où un personnage en interroge un autre pour faire avancer l’intrigue, un abus de points de suspension pour souligner un suspense inexistant ou laisser planer un doute qui l’est tout autant, des protagonistes, notamment du côté des « méchants » caricaturaux en diable – à l’image du procureur Lothain, ridicule de la première à la dernière de ses apparitions… - des sautes de niveau de langage, et toujours cette étrange fascination pour le viol…
Bref, la routine ! Mais la sensation rampante qu’il ne se passe « rien » en plus de 500 pages s’avère plus vive que jamais. Alors, sans doute les fans les plus acharnés, et ils sont encore très nombreux, seront contents d’en apprendre un peu plus sur l’épée de vérité (l’artefact lui-même) ou bien encore le fonctionnement politique ou l’histoire des Contrées, certes.
Malheureusement, comme souvent dans le cas des préquelles, lever le voile sur le passé est risqué, car le lecteur a vite fait d’embellir les choses ou d’imaginer sa propre version de tel ou tel évènement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les développements de Goodkind sont bien fades. De ses réflexions convenues voire naïves sur le deuil en passant par la menace d’une invasion zombie (!), il n’y a pas franchement de quoi se montrer particulièrement emballé. Et ce n’est pas la conclusion, qui nous vaut là encore un long tunnel de dialogues pour mettre un terme aux enjeux principaux de l’intrigue, qui relèvera le tout.
S’il y a bien une leçon à tirer de ce roman, ce n’est pas l’une des fameuses leçons de vie chères à Terry Goodkind. Mais plutôt l’impression que l’histoire de Magda Searus aurait pu être résumée en vingt pages en guise d’appendice quelconque.
En fin de compte, la recette n’a pas changé à l’occasion de cette préquelle. Avec ses qualités et bien sûr ses défauts (comment prétendre le contraire ?). Plus les choses changent…

2.5/10

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