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La Louve et l'enfant

Tome 1 du cycle : La Moïra
ISBN : 978-291437003-5
Catégorie : Aucune
Auteur : Henri Lœvenbruck

Aléa, une jeune orpheline de treize ans, hérite sans le vouloir d’un don étrange et unique qui va la plonger au cœur des conflits politiques et religieux de l’île de Gaelia. Est-elle devenue le Samildanach, annoncé par la légende comme le sauveur des peuples de l’île ? Fuyant sa ville natale, Aléa va devoir grandir seule et assumer une vie nouvelle. Elle va découvrir l’amour comme la haine, et elle devra faire face à de nouveaux ennemis : les soldats de la flamme, fanatiques religieux pour qui elle est devenue un danger, le conseil des druides, qui lui envient son pouvoir et de bien plus sombres rivaux encore. Dans l’ombre, tel le reflet d’un miroir, une louve solitaire vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune orpheline. Leur avenir est encore flou, mais une destinée unique attend la louve et l’enfant…

Critique

Par Gillossen, le 18/01/2004

Lorsque l’on nous présente ce roman comme se rattachant aux œuvres d’un auteur comme Jack London, on ne peut qu’acquiescer ! En effet, on se retrouve pris dans une histoire sur laquelle souffle l’esprit de l’aventure et de la nature sauvage.
Les aventures d’Aléa, du malicieux nain Mjolln, du secret druide Phelim, et en parallèle mais toujours très proche de ce fait, de la louve blanche, Imala sont classiques en diable, mais peuvent constituer de fait une bonne entrée en matière pour jeunes lecteurs…
Les personnages sont bien croqués, le scénario est efficace à défaut d’être original, le cadre repose sur des bases solides, issues d’un croisement de culture diverses… Il est amusant de voir comment l’auteur s’excuse à la fin de l’ouvrage de ne pas rendre les druides ou les loups de façon parfaitement réalistes par rapport à ses connaissances, ou à ceux qui la détiennent en la matière. Nous trouvant face à une œuvre de Fantasy, il est en conséquence tout à fait normal de modeler sa matière de travail comme on le désire…
Nous voilà donc devant une réussite mineure mais sympathique,  sans doute même supérieure par exemple à Cœur de phénix où les thèmes et situations offrent quelques similitudes, chez le même éditeur, (mais il faut aussi reconnaître que l’univers fortement teinté de références celtiques nous est moins étranger et moins original dans sa conception…) sans que pour autant la Louve et l’enfant ne soit exempt de points noirs par trop évidents parfois.
On peut ainsi trouver à redire sur le travail un peu trop visible de l’auteur dans la bonne intention de ne perdre le lecteur face aux manœuvres politiques des druides, pour un résultat tel que le lecteur se surprend à ne faire presqu’aucune réflexion par lui-même, ce qui aboutit à une sensation de pré-mâché parfois plutôt désagréable… Également, la gestion du facteur temps n’est pas complètement sans reproches, car il semble qu’un délai de plusieurs semaines paraissent plus viables quand on nous parle en fait de jours… D’ailleurs, - est-ce volontaire ? - l’auteur fait dire une fois à un personnage qu’il ne s’est écoulé que quelques jours alors qu’il nous indiquait plus tôt dans le récit plusieurs semaines.
Au final, le roman d’Henri Loevenbruck est avant tout porté par le souffle de l’aventure, dans un monde dont on sent poindre toute l’ampleur à venir à travers les intérêts émergeant aux cours de chapitres où les points de vue s’entrecroisent.

5.5/10

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