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La Lame noire

Titre VO: The Fell Sword

Tome 2 du cycle : Renégat
ISBN : 978-235294783-7
Catégorie : Aucune
Auteur : Cameron Miles

La loyauté coûte cher. La trahison, elle, est gratuite.
Lorsque l’empereur de Morée est pris en otage, le Chevalier rouge et ses hommes sont soudain très demandés… et voient leurs ennemis se multiplier.
Le pays est plongé dans la révolte, la capitale assiégée, et la moindre victoire devra être chèrement conquise. Cependant, le Chevalier rouge a un plan, et une arme secrète. Saura-t-il l’emporter tout à la fois sur les champs de bataille de la politique, de la magie, de la guerre et de l’amour ?

Critique

Par John Doe, le 29/09/2014

Le Chevalier rouge avait été une des bonnes surprises de l’année. Miles Cameron a écrit plusieurs romans historiques, et cela se sent, dans la multitude de petits détails qui “sonnent vrai” (je pense à une scène où l’un des personnages, en armure complète, chute et ne peut se relever que parce qu’il est tombé sur un rocher qui lui donne l’appui nécessaire pour se remettre sur ses jambes).
La Lame noire reprend peu de temps après les événements du premier tome. La Compagnie, victorieuse, se voit offrir un beau contrat par l’empereur de Morée… et tout part rapidement de travers ! Le Chevalier rouge et sa troupe se retrouvent mêlés à un coup d’état dans un Empire qui évoque celui de Byzance.
L’auteur fait preuve de son talent à décrire les batailles, même si on y trouve pas de combat aussi épique que celui du siège de Lissen Carrack dans le premier volume. Par contre, il nous offre quelques belles scènes d’action en milieu urbain, riches en suspense et très stratégiques (avec une vraie attention portée aux mouvements, aux décors, au positionnement des personnages les uns par rapport aux autres).
Hors de Morée, la situation est tout aussi incertaine : la Cour d’Alban paraît très affaiblie (alors même qu’elle reste sur une victoire militaire) et, dans le Monde Sauvage, Thorn reconstitue ses forces.
Pour nous narrer ces événements, Cameron introduit de nouveaux personnages : Mortirmir, un étudiant en Hermétisme, Ghause, la mère du Chevalier rouge (qui fait de flamboyantes apparitions, laissant présager d’intéressantes confrontations pour les prochains tomes), et d’autres encore. Revers de la médaille, cette multiplication de points de vue ralentit l’action et réduit le “temps de présence à l’écran” des personnages auxquels on s’était attaché (ou que l’on aime détester, comme Jean “meilleur chevalier du monde” de Vrailly). C’était déjà un peu le cas dans le premier tome, mais le siège de la forteresse apportait un élément autour duquel l’action se focalisait. Ici, l’action est plus éparpillée. Les passages à Harndon ou dans le Monde Sauvage ne donnent pas l’impression d’être directement connectés avec les événements de Morée.
Côté personnages, le Chevalier rouge est relativement absent du début du roman, mais se rattrape par la suite, le contexte lui permettant de “surjouer” son rôle de noble arrogant. Le personnage connaissant le développement le plus intéressant est celui de la reine d‘Alba, qui va chercher à comprendre certains secrets et éléments du passé de son époux.
Au final, un bon deuxième tome, rythmé (avec les réserves liées à la narration à points de vue multiples), qui devrait plaire aux lecteurs du premier opus. Les références aux mythes arthuriens se faisant plus évidentes, on est très curieux de voir sous quel angle Miles Cameron abordera la suite des événements.

7.5/10

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