Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Cycle Romans Fantasy > Les Chroniques de Siwès > La Guerrière fantôme


La Guerrière fantôme

Tome 1 du cycle : Les Chroniques de Siwès
ISBN : 978-291871959-5
Catégorie : Aucune
Auteur/Autrice : Syven

Dans notre monde, elle est une étudiante parmi tant d’autres. Dans le monde d’Es qu’elle visite nuit après nuit, elle est un esprit guerrier. Elle y affronte une armée, des sorciers et des dragons, par amour pour Tadjal, un tigre fabuleux qui l’aide à comprendre sa véritable nature. Elle s’est attachée à lui, aux humains qu’il protège, à la cité d’Ispare que l’empire s’apprête à assiéger. Pour les sauver, elle doit changer le cours de la guerre et empêcher les dragons-défunts de ravager les cités libres. Quitte à se perdre si le lien entre son corps et son esprit se rompt. Siwès est la guerrière fantôme, et l’empire du Lluhan tremblera à l’annonce de son nom.

Critique

Par Atanaheim, le 13/02/2013

Le rêve, c’est un peu le sujet du roman. Mais le livre n’en serait-il pas un lui-même ?
On a en effet l’impression que cette histoire est un condensé des fantasmes fantasy d’un adolescent qui découvre le genre. On a, pêle-mêle, des dragons (et leurs pendants maléfiques), des animaux qui parlent, une guerre gigantesque dans laquelle un peuple lutte pour sa survie, des sorciers, de la magie blanche et de la magie noire, une guerrière mythique aux capacités innées surpassant tout ce qu’on a pu voir jusque là. Voilà pour le côté “fantasmes”. Pour le côté adolescent, on a le tigre qui est beau et doux, un “sense of wonder”, un goût du sensationnel un peu trop prononcé, des paysages qui sont tous absolument magnifiques, la cité médiévale assiégée dont les quartiers les plus populaires sentent la lessive (sic). On pourrait aussi mettre sous ce terme les nombreuses maladresses qui émaillent le récit : rebondissements “téléphonés”, construction syntaxique parfois étrange (peut-être a-t-on affaire à des procédés de style qui tombent à plat mais cela reste tout de même un “ratage” dans ce cas) et quelques protagonistes un peu lisses.
Il manquait une seule chose dans ce best of du genre : l’alchimie. Pourtant Syven nous en offre quand même un petit aperçu. Elle ne transforme certes pas le plomb en or mais on obtient quand même “quelque chose qui brille”. Malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, son récit nous entraîne ; notamment parce qu’il est porté à bout de bras par certains des personnages. Siwès et Tadjal (le tigre) un peu, le stratège du Cinquième Cercle ou Thomas sans doute mais Baxian surtout. Ce dernier constitue un des plus grands atouts du récit. Sa psychologie est sans doute mieux travaillée que celle du personnage principal. D’ailleurs, l’auteur elle-même a dû le ressentir puisque c’est un évènement le concernant qui clôt le roman et constitue le cliffhanger augmentant l’attente autour du deuxième tome du cycle. Même si on l’attendait un peu, ce passage est réussi. Pourtant Syven s’était gardé quelques révélations concernant sa “guerrière” pour la fin, mais elles sont un peu éclipsées par le sort qui attend Baxian.
Le reste de l’intrigue est plus convenu mais demeure assez efficace. On regrette juste cette impression de trop peu qui nous reste à la lecture. L’aspect épique est là, certes, mais ne nous emporte pas totalement. Les complots sont présents eux aussi, mais ils manquent parfois d’ambition ou ne sont pas assez bien dissimulés (le secret de polichinelle entourant l’identité de l’espion de l’Empire utilise des ficelles vraiment datées et trop grosses pour passer inaperçues).
Toutefois, si vous voulez vous plonger dans une histoire très proche de la tradition de la fantasy épique, vous pouvez vous atteler à ce roman qui reste suffisamment intéressant pour procurer un moment agréable.

6.0/10



Auteur


Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :