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La Fureur du fleuve

Titre VO: Dragon Haven

Tome 3 du cycle : La Cité des Anciens
Partie 1 de " Dragon Haven"
ISBN : 978-275640419-6
Catégorie : Aucune
Auteur/Autrice : Robin Hobb

Les gardiens et leurs dragons se fraient un passage à travers les eaux traîtresses de la Rain Wild River. Accompagnés de la vivenef Tarman, ainsi que de son capitaine Leftrin et d’un groupe de chasseurs chargés de subvenir à leurs besoins, ils recherchent la cité mythique de Kelsingra. Les accompagnent également Alise, qui fuit son mariage avec le cruel Hest Finbok afin de poursuivre son étude des dragons, et le secrétaire particulier de Hest, le dandy de Bingtown, Sedric.
Les rivalités et les romances menacent déjà l’unité du groupe d’explorateurs : mais des forces extérieures pourraient se révéler encore plus dangereuses. Des marchands étrangers convoitent le sang et les organes de dragons, qui se vendent à prix d’or à des fins médicinales. Un traître à leur solde a infiltré l’expédition et ne reculera devant rien pour obtenir ce qu’il recherche. Et puis, il y a les Rain Wild : mystérieux, changeants et même périlleux, leur fougueuse rivière charriant des eaux acides, leur jungle impénétrable et leurs zones inexplorées.
L’expédition atteindra-t-elle son but ? La cité de Kelsingra existe-t-elle seulement ? Une seule chose est sûre : le voyage ne laissera personne inchangé, dragons et humains indifféremment.

Critique

Par Thys, le 01/08/2010

A l’issue de la lecture du premier tome, Dragon Keeper, on était en droit de s’interroger sur la pertinence de diviser en deux ce qui était, à l’origine, annoncé comme un one-shot. Et c’est d’ailleurs sur cette question que s’achevait la précédente critique.
Une fois refermé le second tome Dragon Haven, l’interrogation demeure entière. Ni l’intrigue ni le rythme ne nécessitant de coupure, et au regard des longueurs évoquées dans le premier tome, il eut sans doute été possible de compacter le tout en un bon gros volume qui eut fait fi de toute préoccupation mercantile…mais c’est peut-être bien là que le bât blesse, justement…
Cependant, à l’heure de tourner l’ultime page de Dragon Haven, il faut bien avouer que cette interrogation paraît presque secondaire (si tant est que l’accès à la lecture, et plus généralement à la culture puisse être qualifié ainsi) au regard de la qualité de la lecture que nous a proposée Hobb.
Car, si l’on avait pu relever des défauts dans le premier tome, le second nous les fait bien vite oublier grâce, notamment, à des personnalités colorées malgré quelques stéréotypes, parfois surprenantes, et toujours intéressantes à défaut d’être attachantes, tant Hobb manie à ravir l’art de brosser ces personnages qu’on adore détester.
L’intrigue, quant à elle, suit son cours dans un monde foisonnant, au sein d’une atmosphère volontairement lourde et oppressante, alternant les rythmes selon une progression qui, si elle ne surprend pas toujours, mène pourtant sûrement les lecteurs embarqués que nous sommes vers le dénouement.
S’il y a, d’ailleurs, un point déstabilisant dans ce roman, c’est bien cette fin, car si elle n’a rien d’original par sa forme dans la littérature fantasy en général, elle surprend par sa brièveté chez un auteur qu’on a l’habitude de voir s’épancher longuement sur le destin de ses protagonistes. C’est quelque peu frustrant, mais cela a l’avantage de nous laisser espérer une suite, sinon directe, au moins dans le même univers (ce que confirme l’auteur sur son site).
On pourrait sans doute multiplier les remarques sur ce projet de one-shot qui commence à prendre de la place sur les étagères, ne serait-ce que sur la capacité de nombre d’auteurs à respecter un cahier des charges, mais après tout, l’écriture est aussi (surtout ?) un art et si l’art devait tenir dans des cadres, voilà qui se saurait…
Sans compter que, pour ma part, je ne vais pas me plaindre de pouvoir lire une autre suite à ce roman bien plus qu’honnête si ce n’est bouleversant ou encore révolutionnaire, et dont les nombreuses qualités, si elles ne suffiront pas à le classer parmi les chefs d’œuvre de la littérature fantasy, le placent quand même à mes yeux dans le haut du panier.

8.5/10

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