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La Cité des eaux

Titre VO: The Drowning City

Tome 1 du cycle : Chroniques d'Isyllt aux Morts
ISBN : 978-236051028-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Amanda Downum (Proposer une Biographie)

Port foisonnant, jungle urbaine aux senteurs exotiques, refuge des exilés et des expatriés, repaire des pirates et des contrebandiers, Symir abrite aussi de violents révolutionnaires, déterminés à renverser le gouvernement impérial corrompu.
Pour Isyllt Iskaldur, espionne et nécromancienne, cette révolution est une chance de prouver qu’elle mérite sa couronne au sein de son clan.
Pour cela, elle doit aider à faire tomber les palais de Symir. Mais dans cette cité trempée par la mousson, les eaux montent, les monstres des canaux se réveillent… et Isyllt devra bientôt choisir entre sa mission et la vie d’un homme qui a pourtant juré sa perte.

Critique

Par Gillossen, le 09/04/2011

Nouveauté de pure fantasy à tendance épique de ce début de printemps chez Orbit, La Cité des eaux est un roman récent, publié en langue anglaise en 2009.
Brent Weeks, Jacqueline Carey, Elizabeth Bear… Des noms de poids se sont par ailleurs prêtés au jeu des recommandations. De fait, pourquoi mettre en doute leur jugement ? Que l’on apprécie ou pas la couverture signée Larry Rostant, reprise d’ailleurs de la version anglo-saxonne, on débute cet énième premier roman avec un a priori plutôt positif (il commence tout de même avec une citation de Rage Against The Machine, comment résister ?), ou du moins, neutre.
L’histoire se met d’ailleurs rapidement en place et la “faune” de Symir révèle rapidement ses premiers secrets. Oui, ce monde oriental possède une vraie saveur. Non, il n’a rien de franchement original dans l’absolu. Au bout d’une centaine de pages, le roman trouve sa vitesse de croisière, aussi bien sur le fond que sur la forme (même si l’on se demande pourquoi conserver des “Lord”, “Lady” et autres noms de navires en anglais), mais il apparaît bien vite que La Cité des eaux n’est finalement qu’un roman de plus dans la mouvance actuelle de ces titres qui pullulent maintenant depuis 4-5 sur la scène fantasy. Pas de défaut rédhibitoire. Pas de quoi s’enflammer pour lui pour autant.
L’ensemble ronronne gentiment et si l’on suit l’histoire jusqu’au bout sans déplaisir, difficile de prétendre que l’on ait ressenti un réel intérêt pour les enjeux dépeints ici en cours de route.
Du côté des personnages, Isyllt est un premier rôle féminin plutôt attachant, au parcours sortant du tout-venant (on pourrait par exemple citer sa situation amoureuse), et c’est bien elle qui, dans un premier temps, nous permet de rentrer de plain-pied dans cet univers. Mais une fois que les seconds rôles commencent à gagner en importance, leur manque de profondeur, si l’on met de côté Asheris, nous refroidit rapidement et l’on peine à réellement s’attacher aux différents protagonistes, malgré des destins parfois peu enviables.
Ironiquement, à travers son épilogue, le roman prend presque des allures de one-shot. Et si l’idée d’une suite n’a rien de foncièrement déplaisant, on se prend à songer que l’on n’est pas forcément très pressé de la découvrir. Même si cela se fera sans déplaisir.
Car tout n’est pas à jeter, loin de là ! Amanda Downum possède assurément un petit talent. Son exécution est propre et son roman devrait contenter bien des lecteurs adeptes du genre, car l’ensemble n’a rien de déshonorant. Si ce genre de fantasy vous attire, vous devriez y trouver votre compte.
Il ne faut simplement pas en espérer beaucoup plus une fois le roman refermé après 300 pages bien remplies.

6.0/10

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