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La Cité

Titre VO: The City

Tome 1 du cycle : La Cité
ISBN : 978-235294698-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Stella Gemmell (Proposer une Biographie)

Construite sur des milliers d’années, faite d’une multitude de niveaux, la Cité est aussi vaste qu’ancienne. Au fil des siècles, elle s’est étendue au-delà de ses remparts, menaçant sans cesse les royaumes voisins. Au cœur de la Cité réside le sanguinaire Empereur, dont le visage reste un mystère et que la mort même semble craindre : certains vont jusqu’à douter de son humanité.
Une poignée de rebelles espérant mettre fin à ce règne de terreur placent leurs espoirs en un seul homme, dont le nom sonne comme une légende : Shuskara. Celui qui fut autrefois le général favori de l’Empereur. Un homme respecté, capable de provoquer un soulèvement et d’unir la Cité. Mais aussi un criminel trahi, emprisonné et torturé avant de disparaître…

Critique

Par Gillossen, le 26/09/2013

Stella Gemmell a longtemps été une proche collaboratrice de son mari et a même terminé la trilogie Troie après la mort du regretté David, en 2006, s’estimant la seule à même de le faire.
Aujourd’hui, la voilà qui se présente aux lecteurs en solo, avec un roman de son cru. C’est toujours plus honnête que la carte du brouillon retrouvé dans un tiroir. Dans un cas pareil, le piège à éviter était bien sûr de “singer” David Gemmell. Là-dessus, sa veuve s’en sort plutôt bien. Mais en ne prenant pas de pseudonyme, on s’attend malgré tout (et de façon sans doute un peu injuste), par la force des choses ou simplement du fait de la taille du nom sur la couverture, à retrouver certaines forces de son mari, sa fougue, sa puissance. Mais tout cela manque cruellement pour le moment.
Précisons “pour le moment”, car il s’agit du premier tome d’un diptyque. Peut-être que le second volume relèvera le tout et donnera à l’ensemble un nouvel éclairage. Mais, en l’état, La Cité demeure bien trop brouillon et surtout beaucoup trop long pour ce qu’il est. C’est d’ailleurs le sentiment majeur qui nous étreint une fois l’ouvrage refermé. Plus de cinq cent pages pour ça ? Malgré un démarrage plutôt réussi, le récit s’enlise en effet cruellement une fois franchi le premier tiers du livre, dans sa deuxième partie.
Et Stella Gemmell ne retrouvera jamais l’envie et le caractère intrigant de ces premiers chapitres, malheureusement pour nous. Bien que son mari ait aussi produit des romans plus longs, il s’en tenait généralement à une histoire ramassée qui se révélait souvent d’autant plus percutante. Mais même sans chercher à les comparer constamment, La Cité s’avère indéniablement frappé de longueurs agaçantes.
C’est d’autant plus regrettable qu’outre une longueur qui a aussi ses bons côtés (la mise en place de l’univers), le roman surprend aussi par son cadre urbain et un concept de cité tentaculaire au départ dépaysant, notamment au travers de ce qui découle de son système de gouvernance. Les scènes dans les bas-fonds de la ville même sont d’ailleurs souvent plus prenantes que les scènes de bataille rangée. Ses personnages sont relativement attachants et bien troussés, sans pour autant être réellement marquants au bout du compte. Ils ne sont même pas franchement crédibles dans leur comportement (en particulier Indaro), mais on les suit tout de même sans déplaisir, si ce n’est que la partie “action” de l’ouvrage présente aussi des faiblesses : manque de dynamisme, mise en scène inégale… Difficile de ne pas se sentir un peu déçu concernant cet aspect de la mécanique du roman, d’autant que pour le coup, inutile d’attendre les premières longueurs pour s’en rendre compte. Certains passages sonnent même un peu forcés.
Toutefois, c’est bien dans son final que le roman nous frustre le plus : certes, on l’a dit un peu plus haut, c’est un premier tome. Mais toujours est-il qu’au bout de 500 pages d’exposition, on pouvait imaginer quelque chose d’un peu plus conséquent et surtout moins maladroit dans son développement (mais difficile d’en dire vraiment plus sans lever le voile sur l’intrigue proprement dite). 
Si toute curiosité n’a pas disparu vis-à-vis de la suite attendue, on ne peut pas dire que l’auteur ait su nous convaincre de son réel talent. On sent une certaine expertise (à défaut de maîtrise), des leçons bien apprises, mais pas de réelle étincelle.
Et sans étincelle, pas étonnant de se retrouver finalement avec un roman trop terne et en tout cas bien en-dessous des attentes (?) que certains avaient sans doute placées en lui. Mais, soyons clairs : ce n’est pas la déception vis-à-vis du nom “Gemmell” qui nous pousse à être “aussi dur”, si jamais c’était là votre sentiment à la lecture de cette chronique. Peu importe le nom sur la couverture, il semble difficile de mettre plus de 5.5 à un roman aussi bancal, quand bien même n’est-il pas totalement inintéressant pour autant.

5.5/10

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