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L'Ombre d'une inquisitrice

Titre VO: Confessor

Tome 11 du cycle : L' Épée de vérité
ISBN : 978-235294461-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Terry Goodkind

Les hommes et les femmes libres sombrent peu à peu dans les ténèbres. Presque submergés par les forces de la destruction, ils ne sont plus assez forts pour empêcher l’avènement d’un nouveau monde de cruauté.
Bien qu’il soit à la tête des forces de la liberté, Richard sait qu’il ne doit pas empêcher le destin de s’accomplir. Après un très long périple commencé sous l’étendard de la Première Leçon du Sorcier, il est sur le point de découvrir la Onzième, celle qui, depuis l’aube des temps, ne fut jamais écrite ni prononcée à haute voix. Celle qui changera à jamais le monde… Et qui rendra peut-être au Sourcier la femme aimée dont l’ombre le poursuit où qu’il aille.

Critique

Par Gillossen, le 25/05/2011

Il y a des fins que l’on redoute.
Il y a des fins que l’on regrette.
Et puis, il y a des conclusions qui vous plongent dans un abîme de perplexité. Non pas que l’auteur laisse planer le doute sur tel ou tel élément, termine son cycle sur une révélation choc ou autre considération de ce genre. Non, on se demande tout simplement quel intérêt on peut retirer de sa lecture, à l’aune d’un cycle entier, après avoir refermé ce onzième et “dernier” tome.
Eh oui, après avoir avalé péniblement les dix premiers, souvent à la façon d’une mixture rance et poisseuse, votre serviteur n’allait tout de même pas “abandonner” devant la dernière marche. Des milliers de pages ingurgitées ainsi pour reculer au dernier moment ? Impossible. Et pourtant, on en vient rapidement à regretter d’avoir ouvert… le premier tome.
Certains aspects de celui-ci étaient encore excusables. Après tout, Terry Goodkind signait là son premier roman, pourquoi ne pas faire preuve d’un peu de mansuétude. Mais il y a tout de même des limites à tout. Nous sommes déjà abondamment revenus au fil des tomes sur certaines obsessions de l’auteur, voire ses étranges fascinations, pour ne pas employer un autre adjectif (Et oui, Khalan manque une fois encore de se faire violer, même s’il faut attendre la page 500 cette fois…).
Mais il est tout de même incompréhensible qu’arrivé si loin, après plus de dix tomes derrière lui, Terry Goodkind fasse preuve d’un tel étalage de faiblesses formelles : descriptions à rallonge et inutiles (trois pages sur les règles du Ja’la, d’un seul tenant !), récit qui avance à grands coups de dialogues explicatifs, scènes d’exposition bancales et répétitives, mauvaise gestion de la tension (le point culminant de l’intrigue - car qui s’intéresse vraiment à autre chose que de savoir si oui ou non nos deux tourtereaux vont être réunis ? - se résout plus de cent pages avant la conclusion) quand il n’est pas question tout simplement d’un faux suspense maladroitement entretenu…
Et tout cela donc, sans même revenir sur les failles habituelles là encore de l’auteur sur le plan du fond : caricature du système communiste poussée à l’extrême, multiplication de personnages falots, discours politico-philosophique déclamé par Goodkind lui-même plus que par ses héros, devenus de simples vecteurs empreints de vacuité… Les parties du Jeu de la Vie elles-mêmes réussissent l’exploit d’être ennuyeuses, sans compter que toute la première moitié du roman axée essentiellement là-dessus semble bien vide, comme avant tout là pour gonfler artificiellement l’intrigue et le nombre de pages de la chose.
Entre d’autres mains, plus habiles, plus subtiles, ce même univers aurait sans doute pu donner naissance à un cycle digne, à défaut de devenir véritablement marquant sans doute (quelques bonnes idées persistent malgré tout, notamment tout ce qui touche le monde des rêves et des cauchemars, une fois de plus). C’est le cas pourtant de L’Epée de vérité telle qu’on la connaît, véritable phénomène de ventes depuis ses débuts. Certains lecteurs n’ont d’ailleurs jamais ouvert d’autres romans de fantasy (Ah, pardon, on se souvient que Goodkind affirme ne pas écrire de fantasy… C’est pour ça qu’il y revient prochainement, tête basse, après le semi-échec de son pseudo-thriller…) de leur vie que ceux-ci.
Et c’est sans doute bien là le plus triste, d’imaginer que le genre entier soit associé à une telle misère. Bien sûr, il serait tentant de faire supporter à ce dernier tome le poids de plusieurs années de frustration (cela dit, la note serait sans doute encore plus basse s’il fallait reconsidérer l’ensemble du cycle et mettre de côté ses jolies couvertures au passage, histoire de se concentrer uniquement sur le texte…). Comme dans le cas d’un Eragon, certains doivent bien y trouver sincèrement quelque chose.
Nous aurons essayé. Encore et encore. Sans jamais trouver.

3.5/10

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