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L'Héritage

Titre VO: Inheritance

Tome 4 du cycle : La Trilogie de l'héritage
ISBN : 978-274702855-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Christopher Paolini

Remporter l’ultime combat contre l’Empire ou périr, les rebelles n’ont plus d’autre choix…
Pourquoi Galbatorix, l’usurpateur, ne détruit-il pas l’armée en marche vers Urû’baen, sa capitale ? Il en aurait le pouvoir. Alors, que trame-t-il ? Pourquoi laisse-t-il les Vardens et leurs alliés, les nains, les elfes, les Urgals et aussi… les chats-garous ! poursuivre, sous le commandement de Nasuada, leur conquête de ses places fortes ? Belatonatombe, ainsi que Dras-Leona. Et Aroughs, réputée imprenable, est conquise grâce à l’astuce et à la témérité de Roran. Le cousin d’Eragon mérite plus que jamais son surnom de Puissant Marteau ! Certes les soldats et les magiciens de l’Empire se défendent. Mais les Vardens ont avec eux Eragon et Saphira, qui font des ravages dans les rangs ennemis. Murtagh et Thorn eux-mêmes ne sont pas de taille à les arrêter.
À moins que…

Critique

Par Gillossen, le 29/03/2012

Que dire que l’on n’ait pas déjà dit et répété encore et encore concernant Christopher Paolini et son héros ?
En toute logique, à part peut-être quelques réactions indignées sur notre forum, cette chronique ne va rien changer au phénomène de librairie que représente le cycle, alors que les pré-commandes du roman sont déjà très élevées à trois semaines de sa sortie française. Nul doute que le quatrième tome de la trilogie (sic…) va régner sur les meilleures ventes de romans le mois prochain et s’imposer comme l’un des grands succès de l’année 2012, tous genres littéraires confondus. On ne peut qu’espérer que les lecteurs de la première heure aient depuis découvert d’autres horizons, peut-être grâce à Eragon justement, qu’il soit question d’ouvrages de fantasy ou pas.
Né de l’impossibilité pour l’auteur de boucler toutes ses intrigues en trois tomes, L’héritage déçoit pourtant précisément sur ce plan-là. En effet, Paolini trouve le moyen de laisser en plan des pans entiers de son histoire, quand il ne propose pas des pseudos-conclusions qui appellent évidemment une suite, ou en tout cas, de nombreuses précisions. On pourrait toujours penser que l’auteur a choisi le contrepied face à certains passages obligés que l’on anticipait déjà depuis longtemps, cherchant pour une fois à jouer la carte de l’originalité, histoire aussi d’apporter un peu de fraîcheur, voire de maturité à son oeuvre, mais on a plutôt l’impression qu’il ne sait pas vraiment sur quel pied danser et expédie le sort de tel ou tel personnage (Pauvres Murtagh ou Arya, qui semblent réduits aux rôles de figurants brutalement renvoyés chez eux après une journée de tournage…). On préfèrera de même éviter de mentionner le personnage d’Angela, Paolini se contentant de l’entourer de mystère. Mais, attention, de mystère mystérieux ! Peu importe que le personnage demeure là encore sous-exploité, le tout pour laisser place à des Deus ex machina de premier ordre. Et le pluriel serait de rigueur si cette expression n’était pas invariable.   
Avec le temps (le premier tome remonte tout de même à sept ans maintenant !), Christopher Paolini n’a pas vraiment progressé non plus en terme de style. Si son écriture s’est légèrement affinée, le tout reste pataud et tristement illustratif, avec un goût du détail terriblement plat. Comme pour mieux nous détourner des problèmes et des faiblesses de fond qui font trébucher l’ensemble de sa lourde fresque. Ainsi, malgré un épilogue doux-amer, à l’image des toutes dernières lignes du roman, difficile de sentir percer l’émotion tant celui-ci a des allures de simple tome de plus et non pas de conclusion déchirante et définitive pour toute une légion de fans avides.   
Malgré tout, la plupart des lecteurs seront probablement satisfaits par la grande majorité du contenu du roman. L’auteur ne lésine pas sur le spectaculaire et livre de nombreuses séquences de haute volée dans ce registre, avec bien sûr, au coeur de ce tome 4, des affrontements en tous genres. On retiendra par exemple le duel final contre Galbatorix (on ne va tout de même pas parler de spoilers pour ça), plutôt bien amené, mais surtout, bien géré. De même, certains personnages bénéficient de véritables efforts de la part de l’auteur : on pense cette fois à Eragon lui-même (si, si !) ou Nasuada. 
Bref, le roman réussit à être à la fois trop long - avec des développements secondaires qui finalement n’ont aucune répercussion finale sur l’intrigue principale - et trop court - si l’on tient compte des blancs laissés par l’auteur, qui trouve le moyen de piocher à nouveau dans l’univers de Star Wars et du Seigneur des Anneaux, cette fois-ci à travers les épilogues de ces deux sagas. 
On pourrait encore continuer longtemps. Le fait est que Christopher Paolini n’est pas parvenu à corriger les défauts inhérents à son cycle. Des faiblesses qui ne l’ont pas empêché de séduire des millions de lecteurs. Dans tous les cas, soyez sûrs qu’il est difficile de se satisfaire de ce constat.
Précisons au passage que cette chronique a été faite à partir d’un exemplaire en langue anglaise. Impossible donc de mettre en balance la traduction. 

4.5/10

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