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Harry Potter et les reliques de la mort

Titre VO: Harry Potter and the Deathly Hallows

Tome 7 du cycle : Harry Potter
ISBN : 978-207061536-0
Catégorie : Aucune
Auteur : J. K. Rowling

Harry attend à Privet Drive. Des membres de l’Ordre du Phénix doivent venir le chercher pour l’emmener en sureté, sans que Voldemort et ses fidèles ne le sachent - si c’est possible.
Mais que fera Harry ensuite ? Comment peut-il accomplir la tâche immense et apparemment impossible que le Professeur Dumbledore lui a léguée ?

Critique

Par Gillossen, le 29/07/2007

This is the end… Après 10 ans, cette fois, nous y sommes, chers amis. La saga littéraire, fantasy ou non, la plus médiatique que l’on ait jamais connue se termine avec ce septième et ultime volume, roman le plus attendu de l’année, de la décennie, de tous les temps !
Pour quel résultat ? Les deux tomes précédents, avec leurs qualités et leurs défauts, avaient su déjà faire basculer les aventures d’Harry sur un versant plus mature, où des questionnements politiques et moraux venaient se mêler aux thèmes déjà abordés du deuil ou du prix de l’amitié. Après deux ans, J.K Rowling est-elle désormais parvenue à trouver le dosage idéal ?
Il nous appartient de répondre par la négative, quand bien même l’essentiel du roman se dévore, en grande partie motivé par l’envie de découvrir les derniers mystères savamment entretenus par l’auteur. Et pas forcément à cause de la mécanique de l’intrigue globalement bien huilée, avec néanmoins un bémol à ce sujet, principalement dans son second tiers.
Revenons ainsi un instant sur les choses qui fâchent : si Rowling sait rendre la destinée de certains personnages poignante, son trio de héros est toujours frappé par la malédiction des relations dignes d’un soap opera : à ce titre, l’ultime chapitre, 19 ans dans le futur, est un modèle de fadeur, quand l’émotion devrait nous prendre à la gorge, ou bien nous apporter un sentiment de plénitude, et les dialogues sonnent parfois un peu creux, tout au long du roman. Quelques facilités scénaristiques sont également de la partie, la marque de l’auteur se faisant sentir en arrière-plan, mais avouons que cette impression demeure légère.
A présent lancé dans une Quête méritant bien une majuscule, Harry enchaîne donc les épreuves à la recherche des Horcruxes, Rowling évitant heureusement de faire basculer le lecteur dans un certain ronronnement que cette chasse au trésor, un artefact après l’autre, aurait pu provoquer. De découvertes en découvertes, toujours sans oublier des changements de décors bienvenus, l’auteur réussit à nous passionner, jusqu’à ce que la tension atteigne son maximum lors de la bataille de Poudlard…
Mais, au-delà de tout cela - les séquences de pure action enflant au point que les aventures d’Harry puissent être qualifiées d’épiques - Rowling parvient surtout, comme avec Voldemort dans le tome précédent, à nous démontrer que L’École des sorciers est désormais bien loin : vous ne regarderez sans doute plus jamais Dumbledore comme avant, que cela soit pour le meilleur ou pour le pire… Son rôle et sa propre destinée planent sur ce tome, autant que ceux de son protégé, Le Garçon qui a Survécu il y a 17 ans, et plus que jamais, l’auteur parvient à faire ressentir ce que les parents d’Harry avaient dû alors connaître, et plus encore : la traque permanente des Mange-Morts, la main-mise de Voldemort sur le Ministère, le désespoir, la réalité crue et cruelle des morts qui s’accumulent…
Sur ces plans-là, Rowling obtient une véritable réussite qui se traduit également par un savant usage du fan service à destination des passionnés : Neville et sa grand-mère, la révolte de Poudlard, des scènes marquantes à la pelle… Et Rogue, évidemment. Il faut patienter longtemps pour que le Prince se révèle, mais, en quelques pages à peine, il ne décevra personne, qu’on l’aime ou qu’on le déteste. Avec lui, comme dans le cas de bien des personnages, on sent tout l’attachement, plutôt que l’affection, que l’auteur porte à ses créations qui l’auront hantée des années durant, la propulsant au firmament. Un parcours semé d’embûches, tout comme celui de son héros.
Pesant, amer, ce roman n’est toutefois jamais morose, la plupart du temps très prenant, et, là encore, parcouru de fulgurances qui le tirent généralement vers le haut. Il ne lui manque donc pas grand chose pour tutoyer les sommets. Peut-être un peu plus de travail éditorial, quand l’auteur paraît elle-même engagée au-delà du raisonnable dans le cirque promotionnel entourant ses romans, un cirque qu’elle entretient donc elle-même, à l’heure où scoops et interviews pèsent pour ainsi dire autant que le contenu des romans…
Mais ne boudons pas notre plaisir : celui-ci est loin d’être absent au fil des pages, et ce septième volume se pose largement au-dessus des blockbusters littéraires de l’été, quand bien même en partage-t-il certains traits ! Tant qu’il ne s’agit pas des plus regrettables, il n’y a donc pas de quoi s’en formaliser.
Une belle et pleine conclusion.

8.0/10

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