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Guinevere, la dame blanche

ISBN : 978-226509745-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Jean-Louis Fetjaine

Depuis la mort du roi Uther, le royaume des hommes est un champ de ruines livré aux appétits des barons. Seul capable de restaurer l’autorité de ses aïeux, le roi Arthur est poussé sur le trône par le mage Merlin. Mais tandis que ce dernier lui recommande de revenir à l’ordre ancien, en restituant les talismans dérobés aux peuples vaincus, d’autres conseillent au roi d’entamer une nouvelle quête du Graal : la recherche du chaudron de la connaissance, propriété des elfes. Le mariage d’Arthur avec Guinevere, fille du roi Léo le Grand de Carmelide, semble un instant calmer le jeu. Mais Merlin découvre alors que la jeune femme est en réalité un démon des Terres Noires, dont le véritable nom, Gwenwyfar, signifie Blanc Fantôme. Une Dame Blanche annonciatrice de grands désastres…

Critique

Par Gillossen, le 29/01/2014

Jean-Louis Fetjaine retrouve ici une fois de plus les terres de brume et de mystère qu’il aime arpenter au plus près des pas de ses personnages.
Avec Guinevere, on touche justement à la légende arthurienne « classique », si l’on peut dire. Et comme souvent avec l’auteur, les personnages féminins se retrouvent largement mis en avant au passage. En un peu plus de trois cents pages (du moins, dans cette version des épreuves non corrigées), Fetjaine réussit à mettre en place toutes les pièces de son échiquier, avec un sentiment d’inéluctabilité que les personnages de Merlin et d’Arthur nous font rapidement sentir de façon parfois bien abrupte.
Et c’est toute une galerie de protagonistes surgis de différentes versions de la matière arthurienne que l’on redécouvre (l’auteur semble puiser à une multitude de sources pour mieux raffiner son propos), dont Mordred (un peu trop en retrait, mais toujours là pour hanter le décor) ou bien encore le sinistre Méléagant. Le plus souvent, l’auteur réussit à éviter le manichéisme, tout en présentant néanmoins deux camps aux effectifs bien fournis. L’histoire qu’il nous brode ici se suit avec un certain plaisir, largement dû aux talents de conteur de Fetjaine, mais l’émotion ou la tension ne sont au rendez-vous que de trop rares scènes.
Il faut dire que la figure de Guinevere se révèle avant tout froide et calculatrice, même si la passion l’anime avec éclat. L’auteur en dresse là pour l’occasion un portrait subtil, même si le personnage lui-même ne se montre pas forcément attachant, une autre facette de la réussite à mettre au crédit de cet ouvrage, jusqu’à ces dernières pages glaçantes. D’autant que Guenièvre a rarement été gâtée par le passé, ayant souvent droit à un traitement cliché ou superficiel quel que soit le support.
Sur la forme, Jean-Louis Fetjaine ne surprendra pas ses lecteurs : sa plume économe mais soignée égrène comme toujours avec lui des termes que l’on n’a plus l’habitude de lire et nul besoin de s’y reprendre à trois fois pour saisir ce qu’il cherche à nous faire comprendre. Les non-dits restent rares mais contribuent eux aussi à donner vie à ce monde d’un autre temps.
Avec La Dame Blanche, l’auteur renoue avec un domaine qu’il maîtrise parfaitement, après une trilogie consacrée à la “jeunesse” de Lliane quelque peu décevante car finalement un peu trop générique et parfois comme en mode “pilotage automatique”. Avec plus de caractère et sans se départir d’une certaine mélancolie, Fejtaine nous convie à un nouveau départ qui sitôt s’achève, trente ans après le crépuscule de ses Elfes…

 

7.0/10

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