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Fall of Light

Tome 2 du cycle : The Kharkanas Trilogy
ISBN : 978-085750338-1
Catégorie : Aucune
Auteur : Steven Erikson

L’hiver est rude. La guerre civile menace Kurald Galain car les armées d’Urusander ont commencé leur marche en direction de la ville de Kharkanas. Dirigées par l’impitoyable Hunn Raal, elles ont l’intention de déposer l’époux de Mother Dark, Draconus, et d’installer Urusander sur le trône. Ceux qui veulent s’opposer aux rebelles sont affaiblis, éparpillés et surtout sans chef depuis qu’Anomander est parti à la recherche de son frère. A sa place, Silchas Ruin décide de réunir les soldats des familles nobles et de ressusciter la légendaire Légion Hust.
Loin à l’ouest se regroupe une étrange armée. Elle cherche un ennemi sans forme, à un endroit que personne ne peut trouver. Et pourtant, l’appel de Hood a été entendu et la ville d’Omtose Phellack, longtemps désertée, accueille maintenant de nombreux peuples : des Dog-Runners du sud, des guerriers Jeck, des Thel Akai du nord ou encore des étrangers à la peau bleue venus d’au-delà la Mer de l’Ouest. Tous viennent offrir leur épée à Hood pour mener à bien son combat : défier la mort elle-même.

Critique

Par Merwin Tonnel, le 01/06/2018

Après Forge of Darkness, Steven Erikson continue avec Fall of Light sa plongée dans la jeunesse de l’univers malazéen.
Enfin, « jeunesse » est un bien grand mot puisque même plusieurs centaines de milliers d’années avant Le Livre des Martyrs, l’univers est déjà assez ancien. « Univers malazéen » est aussi un peu trompeur puisqu’on ne sait toujours pas, après lecture de ce deuxième tome, où se déroule exactement les événements de la trilogie Kharkanas par rapport à la géographie du monde que l’on connaît dans la saga principale. Des éléments de réponses commencent à apparaître, mais le flou, volontairement entretenu par l’auteur au travers de son narrateur non fiable, reste bien présent. Erikson est très avare en descriptions et s’en justifie dans son roman. C’est d’ailleurs ce flou sur le décor qui est la plus grosse barrière à franchir pour bien entrer dans le roman et qui reste un obstacle tout au long du récit, forçant continuellement le lecteur à remettre en cause sa conception de l’univers mis en scène.
Ajouté à l’histoire toujours aussi dense avec une multitude de personnages et de factions, le début de la lecture est donc un peu rude. Il faut bien une centaine de pages pour remettre en place les différentes intrigues et se remémorer les enjeux. Un résumé de Forge of Darkness est alors bienvenu. Surtout que Fall of Light en est la suite directe.
En effet, ce deuxième tome confirme que cette nouvelle saga est bien un tout structuré comme une trilogie, contrairement au Livre des Martyrs où chaque tome étaient relativement indépendants. Les lecteurs de fantasy habitués des trilogies vont sûrement se poser la question : « Alors, syndrome du tome 2 ?» Eh bien, il y a un peu de ça, même s’il se déroule certains événements importants. Un des grands plaisir de la lecture de Fall of Light est de voir les différentes intrigues se resserrer et fusionner, d’observer enfin la rencontre entre des personnages principaux. Mais, clairement, les grandes résolutions seront pour plus tard.
A défaut de bouleversements majeurs, Steven Erikson en profite pour lever une partie du voile sur de nombreux mystères, notamment sur la nature même des  Azathanai. Beaucoup de réponses se glissent entre les lignes et il est évident que Fall of Light en contient beaucoup plus qu’il n’y paraît de prime abord. Les connexions avec le Livre des Martyrs commencent également à se faire sentir, confirmant ainsi le statut de préquelle à cette grande saga.
Ceci dit, habituellement, le milieu d’une trilogie est souvent le moment le plus sombre et désespéré et, étrangement, ce n’est pas le cas ici. Il y a certes des drames loin d’être amusants mais le livre est moins lourd émotionnellement que Forge of Darkness. Les thèmes abordés sont un peu moins graves et l’ambiance générale paraît moins pesante, même s’il s’agit toujours d’une tragédie avant tout. Quelques touches d’humour apparaissent, souvent absurdes et toujours bienvenues, notamment du côté de la guerre de Hood contre la mort, un combat forcément surréaliste.
Fall of Light est donc un livre complexe avec les avantages et inconvénients qui viennent avec. La lecture demande de la concentration, au risque parfois de décrocher et de trouver le temps long. C’est un roman dense, parfois frustrant, mais qui sait récompenser le lecteur qui aura la patience de suivre Steven Erikson dans cette grande tragédie shakespearienne.
Ne manque plus que le prochain tome, Walk in Shadow, pour savoir si le périple trouvera une conclusion satisfaisante. Un troisième tome qu’il faudra attendre un peu, puisque l’auteur a entre temps démarré l’écriture d’une autre trilogie malazéenne se déroulant après le Livre des Martyrs.

8.0/10

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