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Et tu la nommeras Kiev

ISBN : 978-291565392-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Olivier Boile (Proposer une Biographie)

Preux chevaliers de la Sainte Russie, sorcières moscovites, nymphes des eaux, cosaques post-apocalyptiques, super-héros soviétiques, voici un panel des personnages que l’on croisera dans les pages de ce nouveau recueil d’Olivier Boile. Revisitant l’histoire et les légendes de la Russie médiévale et moderne, Olivier Boile met tout son talent de nouvelliste dans ce recueil qui réunit dix-huit de ses meilleurs textes.

Critique

Par Tzeentch, le 03/11/2019

Depuis La ménagerie de papier de Ken Liu et l’éclosion de la collection Une Heure-Lumière aux éditions Le Bélial’, il semblerait que les formats courts, bien qu’ayant toujours existés, gagnent du terrain dans le cœur des lecteurs. Espérons que cet engouement se propage également à d’autres éditeurs pour permettre la (re)découverte de textes ô combien excellents.
Partons justement en direction d’un recueil de nouvelles qui mérite un peu d’attention ; j’ai nommé Et tu la nommeras Kiev de Olivier Boile aux éditions Nestiveqnen. L’auteur nous avait déjà séduit avec son roman Nadejda, notamment pour son cadre trop rarement exploité : la Russie. Cette fois-ci encore, il nous accueille un verre de vodka à la main, non pas pour nous faire renouer avec le XIe siècle, mais pour une visite guidée d’une Russie qui se conjugue à tous les temps. Dix-huit nouvelles dont neuf sont illustrées par Rolland Barthélémy, toutes en revanche sont accompagnées d’un petit mot de l’auteur : soit pour apporter des précisions historiques et/ou raconter la genèse de la nouvelle. Voilà qui commence on ne peut mieux car les courtes informations apportées par l’auteur permettent d’éclaircir chaque contexte et de ne rater aucune grosse référence.
Des contes traditionnels russes à l’histoire, des mythologies aux super-héros : Olivier Boile décortique son imaginaire pour le saupoudrer sur une Russie tantôt véritable et parfois moins. Dix-huit nouvelles et autant de terrains jeux à explorer pour rencontrer le cavalier de l’aube, capitaine soviet ou plus mystérieuses encore, les pies de la place rouge. Un plaisir que de faire ces rencontres, de se promener de Kiev à Novgorod, de ramasser des fragments d’histoire et de folklore pour se remplir les poches d’aventure et de découverte. Olivier Boile a une nouvelle fois visé juste avec ce recueil et cette destination envoûtante. Son prochain roman devrait nous faire nous tenir aux côtés de cosaques sibériens, voilà qui est alléchant. D’ici-là, bons baisers de Russie !

7.0/10

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