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Dread Nation

ISBN : 978-006257060-4
Catégorie : Jeunesse
Auteur : Ireland, Justina

Jane McKeene est née deux jours avant que les morts ne commencent à marcher sur le champ de bataille de Gettysburg, en Pennsylvanie, faisant dérailler la guerre et changeant la nation pour toujours.
Dans cette nouvelle Amérique, la sécurité de tous dépend du travail de quelques-uns, et des lois comme la Native and Negro Education Act exigent que certains enfants fréquentent des écoles spécialisées pour apprendre à tuer les morts.
Mais il y a aussi des opportunités - et Jane étudie pour devenir une Gardienne, formée à la fois à l’armement et à l’étiquette pour protéger les gens aisés. C’est l’occasion d’une vie meilleure pour les filles noires comme Jane. Après tout, ne pas être la fille d’une riche femme blanche du Sud pourrait la sauver des attentes de la société.
Mais ce n’est pas la vie que Jane veut. La jeune fille est retournée à sa maison du Kentucky et ne prête pas beaucoup attention à la politique des villes de l’Est et ses discours au sujet de la gloire de l’Amérique à restaurer, celle d’une Amérique d’avant que les morts ne se lèvent.
Mais quand les familles du comté de Baltimore commencent à disparaître, Jane se retrouve prise au milieu d’une conspiration, dans un combat désespéré pour sa vie contre de puissants ennemis.
Et les morts, semble-t-il, sont maintenant le cadet de ses soucis.

Critique

Par Gillossen, le 19/07/2018

Oh, non, s’il vous plaît, pas de zombies, tout, mais pas ça !
Heureusement, Justina Ireland est loin de nous présenter une vision remâchée (ah, ah…) de cette figure littéraire (et ne les place pas vraiment au centre de son récit). Sa vision alternative de l’Amérique dans un climat post-Guerre de Sécession évoque bien sûr le jeu de rôle Deadlands pour les amateurs du genre, mais pas que. Ireland apporte sa propre histoire, avec son lot d’évènements qui ont refaçonné ces terres, en particulier le Sud. 
Bien sûr, à travers les yeux de Jane, sa jeune héroïne qui ne s’en laisse pas compter, l’auteure aborde les questions du racisme, de l’intolérance ou du bigotisme. Si l’esclavage est censé par exemple avoir été aboli depuis la fin de la guerre, ce n’est pas pour autant que les gens de couleur se retrouvent pleinement acceptés dans la société, comme par magie. 
Dread Nation est le genre de lecture qui démarre pied au plancher, dans le sillage de la découverte de son héroïne et des seconds rôles qui l’entourent. Jane est une forte tête, mais ne se caractérise pas uniquement ainsi, par chance (Sinon, soyons clairs, on aurait flirté avec le cliché). C’est un personnage abouti, avec des petits détails qui font mouche pour lui donner de l’épaisseur (comme cette copie de Tom Sawyer qui la définit d’ailleurs bien). Au-delà de Jane, on peut dire que le casting entier se distingue par son charisme, à commencer par Katherine, même si certains apparaissent toujours au bon moment. Les intéractions du “duo” Jane/Katherine donnent une vraie dynamique à l’ensemble. 
Toutefois, la seconde moitié du roman a tendance à patiner à plusieurs reprises, une fois intégré le fait que Jane ne craint pas grand-chose des fameux zombies en question, même si on peut toujours compter sur une prose enlevée et des dialogues percutants. A noter que l’auteure opte clairement pour le cliffhanger en guise de conclusion ; autant dire qu’il faudra un tome 2, au minimum, pour savoir à quoi s’en tenir. 
De fait, il est tout de même étonnant de découvrir un roman finalement profond et bien écrit, mais dans le même temps pas tellement prenant et en tout cas, pas effrayant pour un sou, malgré son sous-genre. De fait, c’est ce que l’on précisait au début de cette chronique, il ne faut pas s’imaginer avoir affaire à un “bête” roman de zombies. 
Mais on va attendre encore un peu avant de s’emballer tout à fait ! 

7.5/10

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