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Le Râmâyana

Titre VO: The Ramayana (Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Ashok K. Banker
Le Râmâyana

Le Prince d'Ayodiâ

Ayodhya l’Invincible, la légendaire capitale des guerriers et des prophètes. Jamais envahie. Jamais vaincue. La plus grande forteresse du monde civilisé.
Bientôt, ce sera un désert de cendres et de sang.
Car Ayodhya se tient dans l’ombre du courroux d’un démon, un démon que même les dieux craignent, un démon qui déjà envoie toutes ses forces terrifiantes pour ravager le monde des mortels.
Et seul Rama, Prince d’Ayodhya, peut espérer empêcher l’assaut des ténèbres et stopper l’invasion des démons.
Mais Rama ne combattra pas seul. L’épée de son frère le protégera, la sagesse d’un prophète le guidera… mais dans la bataille finale, ce sera le seul courage de Rama qui sauvera, ou damnera, Ayodhya.

Le Râmâyana

Le Siège de Mithila

L’invasion a commencé. Les hordes démoniaques marchent sur Ayodiâ. Si la capitale tombe, ce sera la fin de l’humanité. Après une bataille sanglante contre les démons qui infestaient la forêt de la Peur, le prince Râma et son frère s’apprêtent à rentrer à Ayodiâ, d’où leur sont parvenues des nouvelles alarmantes : les monstres Asura se prépareraient à déferler sur la capitale. Râma n’a qu’une idée en tête : rejoindre au plus vite la cité pour venir en aide à son père. Mais le prince doit d’abord se rendre à Mithila, étape indispensable pour contrecarrer les effroyables projets du maître des démons. La ville n’est défendue que par une bien faible armée, décidée malgré tout à combattre jusqu’au bout. Le siège de Mithila a commencé. La prophétie est lancée. Le destin du monde est dans la balance, et la plus infime des erreurs mènera à une destruction certaine.

Le Râmâyana

Les Démons de Citrakûta

Les problèmes du jeune prince sont loin d’avoir trouvé une conclusion… Parshurama, un guerrier si puissant qu’il n’a jamais connu la défaite, a lancé un défi à Rama. Et s’il devait survivre, une crise encore plus importante l’attend. Accompagnée de sa bien-aimée Sita et de son fidèle frère Lakshman, le prince doit voyager loin jusqu’au cœur de la terrifiante forêt de Dandaka-van…

Le Râmâyana

Armies of Hanuman

Depuis 13 longues années, Rama et ses compagnons en exil ont dû se défendre contre les incursions brutales des rakshasas. Finalement, durant l’amère bataille de Janasthana, il parvient à la victoire si longtemps attendue et se retire dans le Panchvati pour ses derniers mois de vie en reclus.
Mais, sans qu’il en soit au courant, la démone Supanakha a survécu et s’est échappée, de retour dans le royaume infernal de Lanka. Là, elle compte bien ressusciter son cousin Ravana, le seigneur des rakshasas.
Et Ravana ne recherche qu’une seule chose : se venger de Rama…

Le Râmâyana

Bridge of Rama

L’infortunée Sita est la prisonnière du roi des rakshasas, Ravana. Pour la retrouver, Rama et son ami loyal Hanuman ont rassemblé une vaste armée. Désespéré, et sans l’aide d’aucune magie, ils doivent construire un pont de pierre au-dessus de l’océan pour atteindre Lanka.
Même s’ils travaillent dur, Sita est condamnée à mort par ses ravisseurs. Son seul espoir repose maintenant sur Hanuman. Pendant ce temps, Hanuman justement découvre le secret incroyable de sa véritable identité, et sa foi en Rama déclenche en lui d’extraordinaires nouveaux pouvoirs.
Il va devoir rapidement atteindre Lanka, dans une ultime tentative pour sauver la bien-aimée de son ami, et pour éviter une guerre tragique et terrible.

Le Râmâyana

King of Ayodhya

Rama a traversé l’océan et la grande guerre a débuté. Ravana, le seigneur des démons, a conjuré une terrible sorcellerie afin de frapper l’armée de Rama d’un coup fatal.
Les champions meurent et les héros sacrifient leur vie pour la cause de Rama.
Et alors, Ravana commet le pire : il exécute Sita sous les yeux de Rama. Autant dire que cela lui importe peu de réaliser que son exil est fini…


Critique

Par Gillossen, le 11/07/2006

La Fantasy épique est sans aucun doute la branche la plus balisée du genre, mais il arrive encore que nous soyons surpris ! Quel plus bel exemple que Le Cycle d’Ea pourrions-nous citer ici ?
Eh bien, Ashok K. Banker se pose là en candidat déclaré au titre de nouvelle sensation fantasy ! Se basant sur l’une des plus célèbres légendes indiennes, vieille de trois millénaires, l’auteur revisite et réactualise le mythe, par le biais d’une prose “moderne”.
Et nous voilà donc embarqués dans une lutte entre le Bien et le Mal qui, bien que classique, se révèle tout simplement palpitante, et ce, en partie grâce à son univers si dépaysant. Du moins, pour la plupart d’entre nous. Qu’il est bon donc de se retrouver plongés dans la moiteur et la splendeur de cette Inde de merveilles, au lieu de supporter une énième décalcomanie moyenâgeuse !
Mais les points positifs ne s’arrêtent pas au cadre et à l’atmosphère qui s’en dégage. Les personnages sont loin d’être négligés, évitent pour la plupart les clichés, et le lecteur s’y attache très rapidement. On retiendra par exemple la figure du vieux maharaja Dasaratha ; et Rama lui-même, le héros de ce cycle, possède un réel charisme et ne tombe pas dans le piège du “Pourquoi moi ?” lorsque vient le temps pour lui de s’engager.
De plus, l’auteur voit les choses en grand, et le mot épique prend indéniablement tout son sens avec le Râmâyana, dès le premier tome. Une ambiance d’épopée flamboyante qui n’étouffe pas des moments plus intimistes, traités avec le même talent. La plume de Banker est faconde et poétique, douce ou plus dure. Par la suite, si cela semblait impossible, l’auteur parvient à repousser toujours plus loin ses limites et celles de ses personnages et des épreuves qu’ils doivent endurer.
Et le tout sans en faire pour autant des super-héros totalement insensibles et devenus comme inhumains tant ils sont différents du commun des mortels. Un petit tour de force supplémentaire, notamment lorsque l’on songe au nombre de scènes tout simplement stupéfiantes qui parcourent les différents tomes. Banker croit à fond en son histoire, sans retenue, et nous aussi ! Le saut de 13 ans à l’orée du quatrième tome ne perturbe d’ailleurs en rien ce rythme et ces envolées.
On pourra seulement regretter quelques rebondissements assez prévisibles - encore que… - mais il ne faut pas oublier après tout que l’auteur reste dans les pas du vénérable sage Valmiki, même s’il propose aussi quelques interprétations et modifications de son cru. Le rythme aussi se fait parfois quelque peu indolent, mais ce n’est pas sans charme, et cela ne remet pas en cause pour autant la structure et la mélodie des romans. La noirceur elle-même peut se faire éclatante… Il n’y a pour cela qu’à se pencher sur ce que nous réserve l’ultime tome de cette grande saga, peut-être le meilleur jusqu’à présent, quand bien même certaines réactions de tel ou tel personnage pourrait surprendre.
A noter pour conclure la présence d’un très pratique glossaire, traduisant les termes sanskrits que l’on retrouve au fil des pages, ajoutant ainsi au parfum d’inédit. Bonne idée reprise d’ailleurs par le Pré aux Clercs dans son édition française du cycle, qui compte actuellement trois tomes.

8.5/10


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