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Le Livre de Cendres

Titre VO: The Book of Ash (Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Mary Gentle
Le Livre de Cendres

La Guerrière oubliée

1476. Gênes est à feu et à sang. Les Carthaginois et leurs golems maléfiques ont envahi le sud de l’Europe afin de détruire l’empire de Frédéric de Habsbourg. Une nuit éternelle les accompagne. Rien ni personne ne semble en mesure de les arrêter. Pourtant, une femme de dix-neuf ans, capitaine d’une troupe de mercenaires, va se dresser sur la route de l’envahisseur. L’histoire a oublié cette guerrière au visage couturé et aux cheveux trop blonds. Elle s’appelait Cendres, et la légende dit qu’elle était plus farouche que le lion et guidée par la voix d’un saint.

Le Livre de Cendres

La Puissance de Carthage

1476. Gênes est à feu et à sang. Les Carthaginois et leurs golems ont envahi le sud de l’Europe afin de détruire l’empire de Frédéric de Habsbourg. Rien ni personne ne semble en mesure de les arrêter. Pourtant, une femme de dix-neuf ans va se dresser sur la route de l’envahisseur et de ses terribles machines de guerre mues par une magie inconnue. Elle s’appelle Cendres ; elle est capitaine d’une troupe de mercenaires. La légende dit qu’elle était plus farouche que le lion et guidée par la voix d’un saint.

Le Livre de Cendres

Les Machines sauvages

Cendres a réussi à échapper au roi-calife de Carthage et aux Machines sauvages. Malgré tout, la menace pèse toujours sur elle, sur la Bourgogne et sur le reste de la Chrétienté. D’autant qu’à Dijon, la rumeur prétend que le duc Charles est au plus mal. Les Wisigoths, menés par la Faris, vont bientôt venir à bout des remparts de la ville, et la fuite semble à Cendres la seule issue possible. Pourtant, une question continue de hanter la jeune mercenaire : pourquoi la Bourgogne ?

Le Livre de Cendres

La Dispersion des ténèbres

Les Carthaginois assiègent Dijon, et le roi-calife en personne est venu assister à la chute de la Bourgogne. Prisonniers d’une cité hivernale pilonnée par les machines de guerre ennemies, où il ne reste rien à manger à moins de commencer à dévorer les bébés, Cendres et ses hommes n’ont plus d’espoir… Mais ce serait oublier les leçons de l’Histoire : “Cendres ne perd jamais !”


Critique

Par Belgarion, le 24/03/2005

L’histoire de Cendres de Mary Gentle compte quatre volumes et relate l’ensemble de la vie d’un capitaine mercenaire au 15ème siècle, qui entendait des voix dans la bataille (référence marquée à Jeanne d’Arc). Afin d’éviter de tomber dans le piège de la répétition d’une histoire connue, l’auteur a choisi de mettre en place une Europe telle qu’elle était au 15eme siècle, mais avec des éléments nouveaux qui touchent un champ d’application bien plus vaste que la guerre héréditaire France-Angleterre.
Cet ouvrage change radicalement des œuvres de fantasy classiques car il se rapproche plus du roman historique entremêlé d’éléments de fantasy. Les références historiques aux batailles, à la politique et à la vie quotidienne au Moyen-Âge sont très précises et démontrent une recherche extrêmement poussée de l’auteur - au point de perdre les lecteurs non familiarisés avec cette période et les termes qui s’y rapportent.
Pour accentuer cette impression de roman biographique Mary Gentle n’hésite pas à pousser le vice jusqu’à présenter cette histoire comme la traduction d’un authentique manuscrit vieux de cinq siècles (le Fraxinus me fecit). Pour cela, elle a introduit dans le livre une correspondance imaginaire entre le professeur d’histoire médiévale Ratcliff et sa responsable d’édition au sujet de l’histoire de la Vie de Cendres qui aurait été interdite et détruite quatre fois ! Si à première vue ces ajouts écrits sous formes de courriers n’ont qu’une valeur anecdotique, ils prennent une énorme importance dans les deux derniers volumes et fournissent même les dernières réponses à nos questions.
Outre sa grande richesse historique, le premier tome de la vie de Cendres a pour avantage d’avoir un style fluide qui se lit très facilement, d’autant plus que le scénario obscur est passionnant. La fin est très, très surprenante mais est en même temps parfaitement ficelée et amenée par l’auteur pour conclure magistralement un cycle complet où l’auteur ne s’est pas contentée de poser un univers et ses personnages mais où elle a créé un lien avec le réel dans un savant mélange des genres.
Le personnage de femme capitaine qu’est Cendres est lui aussi très réel, au point qu’on en vient plusieurs fois à douter de son (in)existence. De plus, son caractère déterminé, plein de feu, allié à ses paroles mordantes et cyniques en font une héroïne très attachante. Les personnages secondaires hétéroclites composant sa compagnie apportent une touche d’exotisme à cette troupe bigarrée. Ils jouent également à merveille leur rôle d’adjuvant, en permettant à Cendres, dans un bel esprit de camaraderie bourrue, de surmonter son rôle écrasant à la tête de la compagnie pour former une structure de commandement solide mais flexible.
Cependant, dans sa volonté de retranscrire fidèlement la vie difficile au Moyen-Âge, l’auteur aborde souvent des termes et des passages très crus qui sont susceptibles d’en heurter plus d’un. De plus, dans ce style de récit biographique, en dépit du grand nombre d’intervenants et de leur personnalité propres et intéressantes, ceux-ci apparaissent fatalement fades en comparaison avec la “nouvelle Jeannne d’Arc”. Enfin, certains passages sont maladroits et auraient dûs être employés avant pour une meilleure continuité dans le récit, notamment le cheminement hors de Carthage.
Le livre de Cendres est donc une œuvre complexe et étrange qui fait figure d’OVNI par rapport aux livres de Robin Hobb ou Robert Jordan, mais l’originalité est bienvenue dans un paysage qui commence à saturer. De plus, l’histoire subtile et vive ainsi que le personnage principal très intriguant méritent à eux seuls de se pencher dessus attentivement. Je n’ai pas peur de dire que je n’ai pas tout compris à la fin et qu’une seconde lecture ne sera pas de trop pour comprendre la théorie compliquée de l’auteur sur Cendres et l’histoire de la Bourgogne. Si les deux premiers livres m’ont bien accroché en tant que récit de fantasy historique, les deux derniers apportent une touche encore plus atypique à la quadralogie qui permet vraiment de le qualifier de roman univers. L’enchaînement logique des évènements et la richesse du décors et des personnage font de ce livre paru chez Denoël un must à ne pas manquer en matière de fantasy et à découvrir sans modération aucune.

8.5/10


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