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Le Lai de Slaine Mac Roth

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Steven Savile (Proposer une Biographie)
Le Lai de Slaine Mac Roth

Slaine - l'exilé

Tir-Nan-Og.
Un pays d’une beauté sauvage où des tribus de farouches guerriers Celtes s’affrontent pour la terre et l’honneur. En ce royaume, la main de Dana la Déesse Terre est omniprésente, mais sa flamme brûle plus fort que jamais dans le cœur de Sláine, fils des Sessair.

Le Lai de Slaine Mac Roth

Slaine - Le Fléau

Guerrier celtique, fils de la tribu des Sessair, Sláine Mac Roth a vent d’une machination diabolique concoctée par Slough Feg, le nécromancien, pour détruire le Pays des Jeunes. Afin de déjouer ses plans et sauver son peuple, Slaine doit se rendre dans la dimension dangereuse des Sidhe afin de récupérer plusieurs artefacts magiques. N’ayant pour lui que la chance, l’héroïsme et son fidèle ami Ukko le Nain, Sláine parviendra-t-il au bout de sa quête ? Réussira-t-il à arrêter Slough Feg avant qu’il ne soit trop tard ?


Critique

Par Gillossen, le 25/09/2011

Ah, Slaine !
L’une des premières expériences BD de type fantasy de votre serviteur, il y a déjà bien des années maintenant. Fatalement, on en garde forcément un souvenir ému, surtout lorsque l’on se dit que l’on aurait bien recours soi-même au spasme de furie de temps en temps !
Après le Death Dealer, c’est donc le guerrier celte qui revient en roman dans la collection Icône des éditions Eclipse. Et le moins que l’on puisse dire en ouvrant ce livre, c’est que l’éditeur a visiblement pensé aux lecteurs myopes. tant la police choisie est de belle taille pour un roman de moins de 400 pages… Et rebelote bien sûr avec le second tome de ce diptyque, qui ne dépasse pas les 350 pages, et encore, en comptant sur un glossaire pas forcément très utile (sans parler du fait qu’on nous annonce de but en blanc le tome 3 des Vampires d’Airain Bien, c’est noté…).
Mais trêve de bavardage : Steven Savile, connu justement notamment pour ses romans dans des univers comme ceux de Warhammer ou Stargate, nous propose donc un récit censé lever le voile sur la jeunesse du personnage et l’apprentissage de ses pouvoirs et du rôle qu’il va être amené à tenir à l’avenir. 
Malheureusement, si le point de départ de cette intrigue n’est pas forcément pire qu’un autre, l’histoire elle-même n’est guère passionnante et devient surtout vite répétitive, guère aidée, il est vrai, par des dialogues indigents à base de répliques qui fonctionnent sans doute en BD mais prennent souvent des accents autrement ringards sur papier (tout comme le personnage d’Ukko d’ailleurs, vite insupportable - certes, c’était déjà le cas depuis sa première apparition dans la BD !).
Les personnages manquent quant à eux globalement de profondeur, y compris lorsque l’on connaît la bande dessinée de Simon Bisley et Patt Mills, de même que le cadre, bien pauvre et manquant clairement de personnalité alors que tous les ingrédients sont pourtant bel et bien là, et ce dès le début. Le roman prend de fait rapidement une allure quelconque, ce qui est bien dommage quand on connaît - et apprécie - justement le matériau d’origine.
Une fois passée la moitié du premier tome, il faut bien avouer qu’il devient même difficile de se sentir réellement concerné par les aventures du guerrier celte, qui a bien du mal à paraître attachant ou ne serait-ce que charismatique, le “minimum syndical” pourtant pour un tel personnage. Et à moins d’être un véritable fan absolu de Slaine, difficile de recommander un roman aussi fade. Quand l’aspect le plus réussi d’un roman est sa couverture, ici signée Jean-Sébastien Rossbach, il y a en général de quoi s’inquiéter.
Peut-être que le deuxième et dernier tome de ce diptyque nous surprendra en bien ? On pouvait l’espérer, même si, avouons-le, on n’y croyait pas vraiment. Pas de surprise : cette suite et fin (heureusement…) marche clairement dans les pas du précédent, aussi bien sur le fond que sur la forme, à commencer par le ton du roman. A se demander parfois si l’on ne risquerait pas de tomber de haut en relisant les bandes dessinées de Bisley et Mills.
Le roman a beau être dédié à David Gemmell - le nom de l’auteur n’est d’ailleurs pas orthographié correctement, ce qui fait tout de même tache avant même d’avoir lu la moindre ligne… - et laisser une large part à l’action, à raison, étant donné la faiblesse de sa trame globale, il n’en reste pas moins vain, loin d’être aussi enlevé et gouleyant qu’il voudrait en avoir l’air.
Bref, au final, un diptyque largement dispensable, pour ne pas dire plus. Dans certains cas, cela ne vaut même pas la peine de sortit sa hache et de perdre son temps à s’agacer ! 

5.5/10


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