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La Trilogie des périls

Titre VO: The Tamuli (Ce Cycle est Terminé)

Auteur : David Eddings

La Trilogie des périls constitue la suite d’une première trilogie, la Trilogie des joyaux. Comme lorsque l’on retrouve avec plaisir Garion pour la Mallorée, on a ici affaire au même phénomène avec Emouchet. Excepté que celui-ci a fort à faire d’entrée de jeu…

La Trilogie des périls

Les Dômes de feu

Je le savais, j’étais rentré à Cimmura avec le sentiment du devoir accompli, heureux d’avoir sauvé la vie d’Ehlana et tout remis en place : le Bhelliom au fond de la plus profonde fosse de l’Océan, Dolmant à la tête de l’Église d’Elénie. Azash, Annias et même Otha, le roi-limace, étaient morts.
Mais, foi d’Émouchet, j’avais un mauvais pressentiment. Les nouvelles que m’apportaient Ulath, Tynian et Bévier n’étaient pas bonnes. Il n’était question que de disettes, d’épidémies, de troubles. Mes pires craintes se confirment : dans tous les États du continent, des héros de l’antiquité soulèvent le peuple. De prétendus justiciers incitent les nobles à se révolter contre l’Empire de Tamoulie. Et il y a pire : les Trolls ont quitté leur foyer natal et envahi le nord de la Dalésie. Des guerriers reviennent d’entre les morts. Un nécromancien — homme ou Dieu — ramène des armées du plus lointain passé, fouille dans le folklore et donne vie à des monstres redoutables : des vampires, des goules, des hommes de l’aube et même ceux-qui-brillent.
Je savais qu’il nous faudrait subir un interminable hiver jusqu’au retour des Dieux. Je n’avais pas prévu que nous devrions affronter un nouvel ennemi auprès de qui les Dieux des Trolls étaient de joyeux drilles.

La Trilogie des périls

Ceux-qui-brillent

La main de Xanetia l’effleura ; il poussa un cri d’horreur, un hurlement atroce qui mourut dans un râle. Il regarda bouche bée, les yeux exorbités, la forme aveuglante qui venait de le toucher, mais ce fut bref.
Après cela, son expression fut impossible à distinguer. Sa chair se liquéfia, coula comme une bougie, changée d’un coup en un liquide sanieux. Ses joues et ses lèvres dégoulinèrent sur son menton, sa mâchoire tomba. Il voulut crier encore, mais la putréfaction avait atteint sa gorge, et sa bouche dépourvue de lèvres n’émit qu’un gargouillis. La chair glissa le long de son bras, dénudant les os, et sa main de squelette laissa échapper sa dague.
Ses jambes le lâchèrent ; le résidu visqueux de ce qui avait été sa peau, ses nerfs et ses tendons ruissela sur ses vêtements.
Le cadavre pourrissant s’affaissa sur le sol tapissé de feuilles mortes où il continua de se désagréger. Inexorablement, la malédiction de Xanetia poursuivait son œuvre.

La Trilogie des périls

La Cité occulte

Des grondements ébranlèrent les nuages rougeâtres zébrés d’éclairs blafards.
Il y eut un bruit sourd, rythmé, obsédant, et soudain une colline se dressa derrière les arbres. Une colline aussi noire que la nuit, d’où dépassaient deux protubérances pointues, pareilles à d’énormes ailes. Et les ténèbres s’enflaient toujours.
La chose ouvrit les yeux, deux fentes farouches, brillant d’un feu intense. Les ailes étaient des oreilles.
L’être poussa un hurlement, dévoilant des crocs pareils à des éclairs d’où s’échappaient des flammes qui étaient du sang.
Alors, telles deux montagnes trapues, ses épaules apparurent au-dessus de la falaise. Deux ailes de chauve-souris se déployèrent comme des voiles noires, révélant des bras monstrueux, dotés de mains aux doigts innombrables. Des éclairs grouillaient sous sa peau, révélant fugitivement des détails ignobles de son anatomie.
« Klael ! » cria Aphraël d’une voix stridente.
Émouchet sentit vaciller sa conscience. Comment avaient-ils osé ressusciter Klael, Dieu des Enfers, banni par les Dieux Aînés ?


Critique

Par Gillossen, le 05/05/2001

Cette seconde trilogie est pour moi la plus réussie des deux. Plus rythmée, plus surprenante, plus aboutie. Il est par conséquent plus facile de la comparer aux sommets atteints par Eddings lors de la Belgariade. L’auteur, ou plutôt les auteurs encore une fois avec le couple David et Leigh, nous conduisent très loin sur le chemin de l’aventure, nous tenant en haleine tout au long de celle-ci. Peu d’artifices, de rebondissements téléphonés, mais au contraire, une savante science de l’intrigue, aussi bien au niveau politique qu’à propos de la trame générale. Et toujours ce souffle qui donne vie à la moindre de ses créations et nous les rend inoubliables. Même si vous n’avez pas lu les trois premiers, ce ne serait pas une raison suffisante pour faire l’impasse, c’est vous dire.

8.5/10


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