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La Trilogie de l'elfe noir

Titre VO: The Dark Elf Trilogy

Après L’Ombre pourpre et la Saga des lances, nous voici en présence de la Trilogie de l’elfe noir du bien-aimé Salvatore. Ici, l’auteur a abordé un sujet plus sérieux que dans la Saga des lances. Bien lui en a pris !

La Trilogie de l'elfe noir

Terre natale

J’ai grandi au cœur d’Ombre-Terre, dans la cité souterraine de Menzoberranzan, désarmé contre la cruauté des miens. Elfes Noirs, mes frères, pourquoi m’avoir réservé tant de mauvais traitements ? Quel pacte sulfureux avez-vous conclu avec le mal ?
Mon honneur me condamnera donc à errer sans fin dans les dédales de notre monde souterrain - sauf si je devais frapper sans distinction amis et ennemis.
Zaknafein, ô mon semblable, ô mon père, montre-moi le chemin !

La Trilogie de l'elfe noir

Terre d'exil

Ombre-Terre, le monde souterrain où je suis né, réserve aux révoltés d’abominables épreuves. Loin de Menzoberranzan, je dois lutter pour me faire une place, si discrète soit-elle, dans ces galeries obscures où règne la terreur.
Sans famille, sans ami, sinon Guenhwyvar, ma fidèle panthère magique, je commence à douter qu’il existe un endroit où je puisse vivre en paix.
Mais qui peut dire sulement combien de temps il me reste à vivre ? Les Elfes Noirs n’oublieront jamais que j’ai renié leur héritage. Et ils ne sont pas connus pour leur mansuétude…

La Trilogie de l'elfe noir

Terre promise

Aujourd’hui, l’enfant maudit que je fus est à tout jamais débarrassé de ses pires ennemis: les Elfes noirs, prédateurs redoutables s’il en est à Ombre-Terre. Hélas, leur sang coule dans mes veines ! Trouver le bonheur, même à l’air libre, ne sera pas facile.
Je sais que m’attendent des épreuves et nombre de déceptions. Mais c’est sous le soleil de Toril que je deviendrais celui que je suis au fond du cœur.
Alors commencera vraiment mon Histoire…

Critique

Par Gillossen, le 23/12/2001

Si l’on doit jamais retenir une seule œuvre de R.A Salvatore, ce sera cette trilogie, plus que n’importe laquelle de ces œuvres “originales”. L’auteur tient vraiment là la quintessence de ce qu’il est capable de faire. C’est-à-dire qu’encore une fois, sans être génial, il parvient par contre à être solide sur tous les plans. Sans doute à cause du sérieux imposé par son sujet, bien loin des bouffonneries qu’il tente vainement de maîtriser dans l’Ombre pourpre par exemple, et qui sont tellement hors de propos… Drizzt Do’Urden est une figure mythique, une vraie, celle-là. Tellement connu qu’on le retrouve même dans Baldur’s Gates ! Un personnage fort, doté d’un caractère bien trempé, mais à l’âme désertée de la moindre illusion. Cette trilogie vous fera découvrir sa vie, comment il a finalement décidé de fuir la noirceur de Menzoberranzan, tout en sachant que la lumière du jour ne serait pas pour autant l’image d’un monde meilleur. Partir tout en sachant que ce qui vous attend ne vaut peut-être pas mieux que ce que vous abandonner pour toujours, ou du moins le croyez-vous, derrière vous… N’est-ce pas terrible d’endurer une existence, sans espoir, sans ami ? A la manière d’un Elric, Drizzt expérimente la solitude, et le cynisme généré par sa condition de paria, où qu’il aille. Du danger, du suspense, une intrigue efficace… Salvatore se surpasse pour l’occasion, et procure au cadre des Royaumes Oubliés sa meilleure histoire. On dépasse le cadre du jeu de rôle, d’une simple partie retranscrite sans style, sans âme, mécaniquement. Nous avons vraiment devant nous un monde vivant, tangible. Bien entendu, cela ne fait pas de Salvatore un génie, (les maladresses sont toujours là) ni même de cette trilogie une lecture indispensable, mais sachez en tous cas qu’elle a ses fans, et qu’elle les mérite.

6.0/10


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