Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Cycles Fantasy >La Belgariade

La Belgariade

Titre VO: The Belgariad (Ce Cycle est Terminé)

Auteur : David Eddings

Cette saga est un ouvrage de fantasy d’une grande qualité littéraire, particulièrement détaillée, qui pourrait bien subir avec succès l’épreuve du temps pour devenir un autre classique du genre. C’est une de ces séries rares qui changent pour toujours votre perception du monde. Elle devrait avoir sa place dans les bibliothèques entre Tolkien et Jordan. L’envie nous prend de ne la voir jamais se terminer… On peut comparer cet ouvrage avec Le Seigneur des anneaux, car il combine des passages d’intense effroi et d’émouvante sensibilité, mais le style peut paraître quelque peu moins soigné, même si cela semble parfaitement volontaire. Suivez les traces de Garion, de sa tante Pol et de Belgarath l’Éternel dans leur quête de l’Orbe d’Aldur, seule arme capable de terrasser Torak, le Dieu-Dragon. Suivez-les jusqu’à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, où dort le dieu défiguré, lors de l’ultime combat entre le Bien et le Mal. Amateurs de fantasy, vous ne serez pas déçus ! Comment s’y prendre devant un ennemi aussi dangereux avec si peu de ressources ?

La Belgariade

Le Pion blanc des présages

Et les dieux créèrent l’homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah ! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides ! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d’un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu’aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s’éveiller. Et justement l’Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d’échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Guardiens de l’Orbe, désigné par les présages, mais qui n’est encore qu’un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d’automne. Un simple pion, et si vulnérable…

La Belgariade

La Reine des sortilèges

Horreur ! Le dieu pervers, Torak, va s’éveiller ! Les temps sont venus, l’univers vacille et Belgarath se hâte : il n’est que temps de retrouver l’Orbe d’Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux. De la brumeuse Arendie à la Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d’embûches. Garion, le petit paysan qui n’a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui : une pour l’instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas… Est-ce lui, l’Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l’enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak ? Encore faut-il qu’il entende la Voix de la Prophétie qui lui parle en esprit. Sinon les sectateurs du dieu défiguré, dans leur soif de vengeance, pourraient bien s’emparer de lui et l’offrir à leur maître, à l’instant même où il s’éveillera !

La Belgariade

Le Gambit du magicien

Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l’horizon déchiqueté, et baigna d’une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d’un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n’auraient pas suffi à la laver. Un cri d’agonie emplit l’espace. Garion épouvanté leva la tête. “C’est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l’Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains.” L’Orbe… L’Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnons. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever ?

La Belgariade

La Tour des maléfices

Garion monta sur le trône de basalte et plaça l’Orbe sur le pommeau de l’énorme épée. Il y eut un déclic ; la force vive de la pierre fusa dans la garde. La lame se mit à luire et se détacha du mur. Il la rattrapa des deux mains. La foule dans la salle réprima un halètement. Garion, sidéré vit l’Orbe jeter une formidable langue de feu bleu. Sans trop savoir pourquoi, il souleva le glaive. “O joie, le roi est revenu, la prophétie s’accomplit ! clama Belgarath. Inclinons-nous devant Belgarion, roi de Riva, suzerain du Ponant.” Et la prophétie suivit son cours. Au coeur du tumulte, on entendit un bruit métallique, comme si une tombe scellée par la rouille venait de s’ouvrir. Garion en fut glacé jusqu’aux moelles. Arraché à des siècles de sommeil, un cri de rage surgit des ténèbres et réclama du sang. Mais ce n’était pas le pire. Cette voix macabre, elle avait peur. Torak était de retour, et il tremblait, le dieu défiguré !

La Belgariade

La Fin de partie de l'enchanteur

Soudain jaillirent du sol des formes ténébreuses : silhouettes immenses, robes noires, masques d’acier étincelant. Elles avaient surgi à l’endroit le plus inattendu, entre les rangs mêmes de l’armée. Un jeune chevalier mimbraïque en avisa une à ses côtés et sabra. À l’instant où sa lame traversait l’ombre, il fut frappé par la foudre. Des tourbillons de fumée s’élevèrent des fentes de son ventail et il grilla dans son armure. Ce’Nedra, la Fiancée de Lumière, crispa la main sur son amulette et ferma les yeux : “Aide-nous, Belgarath! Nous allons être écrasés!” À quoi servait-il de l’appeler ? Sans doute avait-il atteint la Cité de la Nuit, où Torak s’éveillait au milieu des ruines. L’immense geste s’achevait dans le fracas des armes, et l’enfant de la prophétie n’était pas prêt. La guerre de sept mille ans allait finir par la victoire du Dieu-Dragon des Angaraks !


Critique

Par Gillossen, le 07/02/2002

Eddings a créé une saga de grande valeur, où les personnages, bien que souvent façonnés comme des archétypes, ont une profondeur supplémentaire que leur confère le talent de l’auteur. C’est ce don qui permet à Eddings de porter son aventure jusqu’aux confins de son histoire. Notamment grâce à son humour, et la sympathie qu’il insuffle à ses créations. Et puis, il y a l’inoubliable Mandorallen…

8.5/10


Discuter de La Belgariade sur le forum.


Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :