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Chroniques d'un guerrier sînamm

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Nicolas Jarry
Chroniques d'un guerrier sînamm

Le Loup de Deb

L’époque héroïque des Guerres Méortolines est révolue. Sire Asquin de Deb, un chevalier au soir de sa vie, goûte un repos bien mérité et noie sa relative solitude dans un excès de vin. Il pourrait sans regret quitter ce monde qui ne lui correspond plus. Il reprend cependant la route, toujours en quête de vin, en compagnie d’un jeune voleur nommé Nambi, pour un voyage qui se révèle être son chant du cygne. Au cours du voyage, leur route croise celle du peuple nomade et déraciné des Sînamms, en quête de la Terre des origines.

Chroniques d'un guerrier sînamm

La Terre d'Horizon

L’Aileron, le gigantesque trois-mâts construit sous la direction du mage Deynylsen, est maintenant prêt à quitter le continent, avec à son bord une délégation des tribus Sînamm. Le chevalier Asquin et Nambi embarquent eux aussi, à la recherche de la terre mythique promise dix siècles auparavant au peuple de l’océan par le dieu Horizon.

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La Prophétie de SaharAma

Vingt ans après sa victoire sur les hordes marh’gâchs, le peuple sînnam s’est installé sur les rivages de la Terre d’Horizon. Mais après des années de vie paisible, Nambi est rattrapé par les ombres de son passé. Sa demi-soeur Vahani, désormais vénérée sous le nom de SaharAma, a prédit aux peuples du nouveau monde un funeste destin : la malédiction ancestrale venue de Nushur, la terre maudite, déferlera sur le continent, apportant sans son sillage la mort et la destruction.
Nambi quitte une nouvelle fois les siens et repart sur les routes à la recherche de ses anciens compagnons : Donosson, Deynylsen et le jeune Asquin de Deb. Alors que s’éveille l’armée des spectres de la race urenth, il leur reste peu de temps pour dénouer les fils de la prophétie de SaharAma.


Critique

Par Belgarion, le 18/11/2007

Il aura fallu attendre six ans depuis la première parution du troisième tome pour voir Mnemos réediter les deux premiers volumes de ce cycle de high fantasy. Et au regard de la bonne qualité des écrits de Nicolas Jarry, on ne peut que souscrire à cette réactualisation. La première chose qui frappe dans le Loup de Deb et la Terre d’Horizon est le caractère à la fois sombre et mature de la narration. En effet, l’histoire récèle une réelle dureté encadrée par des personnages sans idéalisme excessif qui traversent des temps troublés à la manière des mercenaires de la Compagnie Noire de Glen Cook.
Ce sont d’ailleurs les personnages principaux qui constituent le nœud et le moteur du récit car l’auteur plonge véritablement au cœur des héros pour leur donner un charisme et une complexité toute humaine. De vieux routards de l’aventure comme Asquin de Deb, guerrier aussi mélancolique qu’impitoyable, se mêlent à à des personnages plus jeunes mais tout aussi intéressants à l’instar de Nambi, tour à tour sorcier, assassin, voleur et chef de guerre. C’est cette alchimie des caractères qui crée un groupe qui s’éloigne des poncifs du genre tout en maintenant l’intérêt du lecteur concernant le passé de chacun des membres.
Mais ce qui frappe aussi le lecteur dans un sens plus négatif c’est l’inégalité entre les deux livres. En effet, le premier livre est centré sur Asquin de Deb et reste le plus original des deux dans le sens où il mêle amers regrets, douce nostalgie, violence brute et amour complexe. En mettant en parallèle le passé et le présent l’auteur crée une intrigue fluide avec un personnage central fort qui interpelle le lecteur. Or, dans le second tome la narration se centre sur Nambi, personnage moins charismatique qu’Asquin, et l’histoire se démarque moins dans son déroulement des grands récits passés mêlant voyage d’aventure et high fantasy guerrière. A cette différence il faut souligner au sein des deux livres l’existence de certaines longueurs et baisses de régime qui alternent avec des passages au contraire trop rapides qui auraient mérité plus de développements.
Cependant, même si on peut regretter les maladresses de jeunesse et la dilution de l’originalité au fil de la lecture, la qualité reste bonne et l’intérêt est soutenu jusqu’au bout.
Le début de trilogie de Nicolas Jarry, en dépit de son inégalité et de ses défauts, représente le parfait exemple du renouveau de la fantasy qui crée du neuf à partir de règles classiques. Sous réserve du troisième tome, voilà une bonne histoire de high fantasy qui devrait contredire ceux qui avancent le manque d’originalité du genre.

7.0/10


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