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A Tale of Bauchelain and Korbal Broach

Titre VO: A Tale of Bauchelain and Korbal Broach (Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Steven Erikson
A Tale of Bauchelain and Korbal Broach

Blood Follows

Tout n’est pas rose à Môme la Lamentable. Un sinistre tueur diabolique rôde le long des ruelles bosselées du port. Et la panique étreint les citoyens comme une fièvre.
Emancipor Reese n’y fait pas exception, et d’ailleurs avec sa malchance légendaire, c’est même bien pire pour lui. Non seulement son précédent employeur a été la dernière victime du tueur inconnu, mais par la même occasion Emancipor se retrouve maintenant sans travail. Ce qui n’est pas tout à fait du goût de Madame. Celle-ci se sent bien dans l’aisance à laquelle elle s’est habituée (ou à tout le moins à laquelle elle aspire pour elle et leurs deux morveux). Et devant sa colère, n’importe quelle autre horreur fait bien pâle figure pour le pauvre Emancipor.
Mais peut-être que sa chance a tourné, car deux étrangers viennent d’arriver à Môme la Lamentable… et ils ont placardé au poteau central de la Place de la Poissonnerie un billet requérant les services d’un majordome.
Il s’agit sûrement d’une opportunité remarquable pour l’infortuné Emancipor Reese… qu’importe que le billet pue à plein nez la magie noire…

A Tale of Bauchelain and Korbal Broach

The Healthy Dead

Les affaires sont bien trop prospères dans la cité d’Archaïsme. Si prospères qu’en fait il faut que quelque chose arrive. Le zèle pour la bonté peut être catastrophique, et personne ne le sait mieux que Bauchelain et Korbal Équarrissoir, deux vigoureux champions des mauvais coups.
Pour les innombrables citoyens d’Archaïsme, dominés par des divertissements névrosés et écrasés par le bien-être, le désespoir engendre d’infâmes compagnons. Sous peu, les deux nécromanciens meurtriers — et leur critiqué majordome à l’esprit embrumé par les drogues, Emancipor Reese — se retrouvent pris au piège dans un complot pour discréditer la bonté, voire la conduire à sa perte.
À la profonde stupeur de Reese, les agissements de Maître Bauchelain sont, étrangement, louables. Même si un coffre rempli d’or arrange aussi bien les choses. Il semblerait donc que parfois il soit nécessaire d’abattre la civilisation… au nom justement de la civilisation !

 

A Tale of Bauchelain and Korbal Broach

The Lees of Laughter's end

À l’ouest de Vol, le navire libre Soleil fripé fend les flots d’une étendue d’eau appelée les Étendues sauvages. S’éloignant de Môme la Lamentable, il longe la Lie de la Fin du rire. À bord, la présence de trois passagers alimente les ragots de l’équipage : Emancipor Reese, le serviteur malchanceux et ses maîtres, les nécromanciens Bauchelain et Korbal Équarrissoir…
Mais une force étrange semble les poursuivre le long de la Fin du rire, une route maritime maudite. Et que penser de cette chose obscure qui s’est réveillée à bord du Soleil fripé ? Quels secrets le capitaine et son premier matelot dissimulent-ils au reste de l’équipage ? Qu’est-ce qui rôde dans les ténèbres de la cale du navire ? Et ce n’est pas le comportement bizarre de Korbal… et de son épouvantable engeance qui arrangent les choses…


Critique

Par Luigi Brosse, le 21/01/2009

Voici deux nouvelles se passant dans le monde de l’Empire Malazéen de Steven Erikson. Les liens avec le cycle principal de l’auteur sont d’ailleurs des plus restreints. Seuls les noms des trois protagonistes principaux éveilleront une réminiscence au lecteur. Aucune des histoires relatées n’a d’influence sur « l’histoire de l’Empire » et les deux tomes peuvent être pratiquement lus indépendamment (si ce n’était la chronologie).
Intitulés Blood Follows et The Healthy Dead, ces deux petits livres se lisent rapidement (à peine plus de 100 pages chacun). Le reproche fait à Erikson concerne souvent la densité de ses romans. Ce n’est pas le cas ici, le format choisi ne permet pas de lancer un scénario interminable aux multiples entrecroisements. A la place, on découvre deux petites historiettes racontant les déboires de ce pauvre Emancipor Reese.
Pour autant, court ne rime pas avec pauvre. Si l’auteur restreint volontairement le champ d’action de son intrigue, il ne touche pas à la profondeur de ses personnages. On se surprend à s’attacher à ce dépravé d’Emancipor et à sa poisse monumentale. Les deux nécromants sont cyniques et horribles à souhait. Si l’on ajoute que l’action est volontairement centrée sur le côté obscur, le résultat est un bijou d’humour noir. Voici donc des lectures courtes mais distrayantes qui sans chercher la compétition se classent très honnêtement au palmarès. On pourra également noter la bonne qualité des quelques illustrations qui parsèment les deux volumes, un plus certain.
Pour autant, le prix refroidit un peu les ardeurs (près de 20 € le tome). Un peu cher pour le temps de lecture. Mais qu’importe, les fans en redemanderont, et la « simplicité » du style permettra de mettre le pied à l’étrier à ceux qui redoutent Erikson (ou encore qui veulent se lancer dans la lecture en anglais).

Et ce n’est pas une troisième novella qui viendra contredire ce constat. The Lees of Laughter’s end poursuit dans la lignée, se plaçant historiquement parlant juste après Blood Follows. Humour noir, horreur et action sont toujours les clés d’un petit livre qui se dévore d’une traite. Les fans en redemanderont, quant à ceux n’ayant pas accroché précédemment, il n’y a pas de raison pour que cela change.

7.5/10


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