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Aylus

Tome 3 du cycle : La Voie des Oracles
ISBN : 978-236740399-1
Catégorie : Aucune
Auteur : Estelle Faye

L’intervention de Thya a changé l’Histoire. 
Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues.
Pour avoir perpétré une tentative d’assassinat sur son frère, Gnaeus Sertor, le père de Thya, a été démis de toutes ses fonctions dans l’armée, privé de son statut de sénateur, et exilé dans la plaine du Pô, dans une latifundia dont il ne sort plus, rongé par la culpabilité.

Critique

Par Gillossen, le 10/06/2016

Pas de suspense à entretenir chez celles et ceux qui attendaient ce troisième tome, Estelle Faye conclut en beauté sa trilogie Jeunesse chez Scrineo. 
Suite directe des deux premiers volumes, Aylus se distingue notamment par la place accordée aux dieux ou son final tout simplement épique. Si cet aspect-là vous avait quelque peu manqué au cours des précédentes aventures de la jeune Thya (qui ne manquaient pourtant pas de rebondissements), cela vous décidera peut-être à sauter le pas. Quoi qu’il en soit, l’auteure exploite toujours aussi bien l’originalité de son cadre antique ou même dirons-nous de “ses” cadres à présent. Le temps et ses multiples variables ou variantes joue ici en effet un rôle très important, au cœur même de l’intrigue (Ah, un petit tour par Carthage, comment refuser ?). 
Mais pas autant que Thya bien sûr, une héroïne qui assume son destin, quand elle ne le trace pas elle-même, malgré les renoncements et les épreuves qui se dressent sur sa route. Malgré les doutes, aussi. L’histoire prend donc une autre dimension dans cette conclusion, mais cela ne veut pas dire que les personnages se retrouvent délaissés, bien au contraire. Thya et Enoch sont au centre de ce tourbillon, mais ne sont pas seuls pour autant, qu’il s’agisse de personnages déjà croisés ou pas.
Le final, touchant, tout en retenue et finalement bercé d’un certain apaisement après la fureur des pages précédentes, ne s’en révèle pas moins poignant. On retient notre souffle jusqu’à la dernière ligne, en admirant la force de caractère de l’héroïne.
Une héroïne qui a su faire ce qui est bien souvent le plus dur dans la vie : choisir et accepter. 

8.0/10

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