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Au nom de la magie

Tome 1 du cycle : Les Enfants de Lugheir
ISBN : 978-291161861-0
Catégorie : Aucune
Auteur : Isabelle Pernot

Autrefois, à l’époque où la magie blanche dominait le monde, le trône de Lugheir fut conquis dans le sang et les flammes par le tyran Hadrien, empereur de Thyr. Depuis, les sorciers de l’empire ont étendu leur noire emprise sur le continent. Les hauts-druides de Danaan, gardiens du temp et des cycles sacrés, voient leur plus sombres prophéties sur le point de se réaliser. Les conséquences d’une terrible erreur…
Trente années plus tard, la jeune bohémienne Caitlyn prend connaissance de son héritage : le sang des rois déchus coule dans ses veines ; elle est la dernière descendante des princes de Lugheir. Au fil des épreuves et des rencontres, elle découvrira les dons étranges qu’il lui faudra maîtriser. La vengeance au cœur, elle partira à la reconquête du royaume de ses ancêtres… accompagnée du fils unique de son pire ennemi.

Critique

Par Zebulon, le 01/10/2003

Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas aimé ce livre. Malgré une accroche sympathique et une couverture de Florence Magnin, l’histoire ne tient pas ses promesses.
Résumons, des soldats attaquent un camp de bateleurs, on sait pas pourquoi (même après avoir lu le livre j’ai pas compris), l’une d’elle - jeune et jolie, ça ne gâte rien - partie se promener lors des évènements, croise par hasard, le chemin du fils - jeune et joli lui aussi - de l’empereur, le prince Julian qui se trouve être en disgrâce (pas de bol pour lui). Après l’avoir aidé contre ses poursuivants, ils se séparent (que ceux qui n’ont pas une petite impression lèvent la main), et elle apprend de la bouche du vieux bonhomme qui l’a éduquée qu’elle est la petite-fille du dernier roi du pays (Lugheir) conquis par l’empereur. Comme par hasard…
Elle se met en tête de retrouver le prince Julian pour l’aider contre son père et ainsi se venger. Mouais…
Ca fait groupe de rebelles contre l’empire, tout ça.
Mouais, mouais, mouais…
Plusieurs choses m’ont gêné dans ce livre. D’abord, le style de l’écriture. Je m’explique, de nombreux passages sont abrégés alors qu’ils auraient mérités un développement plus approfondi. En une demi page, l’auteur expose une situation qui en aurait mérité quatre ou cinq. Ensuite le style banal de la narration, et des dialogues d’une banalité affligeante, et vraiment creux.
“Si je me présente devant vous aujourd’hui, c’est au nom de mon pays, Lugheir, et au nom de mon peuple.” Dixit Julian, qui est le fils du conquérant de Lugheir.
“Ecoutez, Jef, je ne vais pas vous faire de démonstration maintenant, je risquerais de me faire repérer. Faites moi confiance, la magie existe. Acceptez le, j’aurais surement l’occasion de vous en donner la preuve.” Encore le même.
Ensuite, l’histoire elle-même.
Les personnages sont vraiment des archétypes ce qu’il y a de plus classiques : le prince en disgrâce, la jeune et jolie héritière, le vieux guerrier bourru au cœur d’or, le méchant empereur, etc.
Des situations convenues ou incompréhensibles : ainsi, le prince a étudié la magie, auprès des druides, quasiment tous exterminés soit dit en passant du pays qu’a conquis son Empereur de père. Séduit par leur philosophie, il est passé dans leur camp. (Ah ben ça ! Ben pourquoi que son père l’a envoyé là-bas ? Comprends pas, moi à la place des druides, je me serais planqué, et j’aurais pas élevé le fils du méchant, remarquez, je suis pas druide, hein !), ou encore l’héritière, Caytlin, ne veut pas gouverner son royaume, elle préfère son existence de bateleuse. Et soutient, la décision de Julian de vouloir prendre le trône de Lugheir. (Hein ? Et comment, il compte faire avaler ça aux habitants du pays le gars ? Dites, lui c’est pas le fils de l’ennemi ? Ah, sa mère est du coin, mais ça change tout, ça… Ah ? Ben oui, le mec il y croit. La fille aussi d’ailleurs. Ben pas moi, que ceux qui sont de mon avis lèvent la main.)
Caytlyn découvre qu’elle possède un don magique, devinez qui va être son prof ? Gagné… Julian n’a jamais vu un pouvoir aussi immense. Rapprochez ça du prologue qui nous dit que la mission du Haut Druide s’achève et qu’un nouveau Gardien (un gars très puissant, houlala, très très très puissant) doit être choisi, et vous en concluez quoi ? Remarquez, je me peux me tromper.
Pourtant, il y a quelques idées dont je ne dirais rien, pour ne pas vous gâcher la surprise.
Avec une histoire remplie de poncifs, de raccourcis stylistiques et narratifs, ( quoique le style, si l’histoire avait tenue le coup, ça aurait pu passer), j’ai failli lâcher le livre à la trentième page. J’ai eu toutes les peines du monde à m’intéresser au sort de ces personnages pas crédibles pour deux ronds (et encore, je ne crois pas y être parvenu). Je me suis même demandé, s’ils n’étaient pas demeurés par moment.
C’est, à tout point de vue, le plus mauvais livre de Fantasy que j’ai lu à ce jour. Je pense même qu’il surclasse le chouchou de Gillossen dans ce rayon. :)
L’auteur n’ayant que vingt ans et ceci étant son premier roman, j’espère sincèrement, que les suivants seront mieux.

2.0/10



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