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Ararat, la cité des dieux

Titre VO: Thunderer

Tome 1 du cycle : Ararat
ISBN : 978-280943164-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Felix Gilman (Proposer une Biographie)

Par souci de transparence, nous vous signalons que ce livre a été traduit par Gillossen, contributeur du site.

Ararat, la cité des dieux.
Arjun, venu de l’autre bout du monde, est à la recherche de la Voix, la divinité disparue de son peuple.
Mais ses déambulations au cœur de cette ville fantastique vont l’amener à faire de bien étranges rencontres, tour à tour terribles ou merveilleuses.
La révolte gronde, sourde et amère. Mais les citoyens d’Ararat ne sont pas les seuls à être en colère.
Un dieu s’est mis en chasse.

Critique

Par Vermithrax, le 05/06/2013

Auteur atypique ayant fait son entrée sur la scène de l’imaginaire outre-Atlantique en 2007, Felix Gilman franchit enfin l’océan pour se présenter aux lecteurs français (ou francophones).
Si, au premier abord, on peut s’imaginer devoir suivre les pas d’un héros bien défini se lançant dans une quête – ici retrouver un dieu disparu dans les méandres d’une cité tentaculaire – il suffit de quelques chapitres pour se rendre compte que notre héros, Arjun, n’en est pas un, et que, d’autre part, le ton du roman nous entraîne bien loin du tout-venant de la fantasy.
En faisant de sa cité d’Ararat un personnage à part entière, peuplée de dieux aussi fascinants que dangereux, Felix Gilman se place dans la lignée de prestigieux prédécesseurs tels que Fritz Leiber ou China Miéville, sans même parler de Charles Dickens (d’autres évoquent même Hayao Miyazaki, pourquoi pas, quand on songe à quelques choix de représentation visuelle ?), pour la dimension sociale de son intrigue.
Mais l’auteur, justement, ne sacrifie pas tout à sa ville sur l’autel de la construction d’univers, oubliant au passage ses personnages. De Jack, le meneur d’une révolte juvénile et symbole de la liberté retrouvée, à Arlandes, le capitaine de vaisseau frappé par le deuil, en passant par Olympia, l’avocate partagée entre ses idéaux et la réalité, Gilman nous propose toute une galerie de protagonistes aussi vivants qu’originaux (on pourrait en citer bien d’autres, à commencer par Arjun cité plus haut), qui là encore tranchent nettement avec la plupart des personnages qui peuplent les romans du genre.
Entre imagination au pouvoir et sophistication des concepts, l’auteur nous peint le tableau d’une ville toujours entre deux époques, deux dimensions, aussi belle que cruelle. Et face à elle, à chacun de réagir selon le destin à notre portée, jusqu’à un finale ébouriffant, car Felix Gilman sait aussi donner sa juste place au spectaculaire.
En dehors de quelques longueurs pas franchement dérangeantes au bout du compte, l’auteur signe en tout cas un premier roman au style soigné qui soulève une vraie bouffée de fraîcheur. Et on peut dire que le paysage actuel de la fantasy en a bien besoin, lui qui s’avère si souvent cloisonné !
Pour conclure, petite notion qui peut avoir son importance, outre la magnifique illustration de couverture signée Marc Simonetti, cette édition Panini Books est proposée à moins de 15 euros. Pour plus de 600 pages, c’est appréciable, même si cela ne fait évidemment pas tout au moment de faire son choix.

7.5/10

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