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Anasterry

Tome 1 du cycle : Les Rhéteurs
ISBN : 979-109499300-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Bauthian, Isabelle

Rien ne saurait ébranler Anasterry, la plus riche, intellectuelle et libertaire baronnie de Civilisation, qui place la maîtrise de soi au rang de vertu suprême. Rien… sauf peut-être un défi de gamins.
Quand Renaldo, fils du baron de Montès, et son meilleur ami Thélban Acremont, entreprennent, pour séduire une jeune fille, de trouver la faille de cette utopie, ils ignorent qu’ils vont déterrer de sombres secrets. Et les secrets des puissants ne leur appartiennent pas.
Quels sont ces monstres découverts dans les marais ? En quoi sont-ils liés à la tolérance d’Anasterry pour ces mi-hommes que, partout ailleurs, on opprime jusqu’à les réduire en esclavage ? Après trente ans de paix, Civilisation risque-t-elle d’être si facilement bouleversée ? Pour réparer ses erreurs, Renaldo va devoir choisir entre son patriotisme, sa fidélité amicale, ses idéaux héroïques et ses simples responsabilités d’homme libre.

Critique

Par Gilthanas, le 22/07/2015

Si elle reste souvent l’occasion de mettre en avant des quêtes épiques et de courageux héros, la fantasy peut aussi servir de support à une réflexion sur des questions qui sont au cœur de notre quotidien. C’est le pari tenté par Isabelle Bauthian à travers son roman Anasterry, premier opus de la série Les Rhéteurs. Ce qui commence comme une histoire assez banale (l’envoi d’un cadet d’une famille noble dans une baronnie alliée mais rivale pour espionner) se transforme vite à la fois en enquête haletante et en une remise en question permanente des idées reçues, et même des impressions de lecture. Car s’il y a bien une chose à retenir de la baronnie d’Anasterry, c’est que les apparences sont trompeuses.
Plus encore que l’intrigue, ce sont les personnages qui font toute la saveur du roman. Qu’ils fassent partie des principaux protagonistes, comme Renaldo ou Thélban, ou qu’ils soient des seconds rôles bien campés, comme Constance ou Cal, tous possèdent une véritable personnalité, en plus d’un véritable rôle dans l’histoire. Qu’on se prenne d’affection pour eux, ou qu’on leur souhaite une mort rapide, ces sentiments risquent fort de changer durant votre lecture, tant ces personnages sont tout en nuances de gris, et jamais manichéens. Le tour de force d’Isabelle Bauthian est d’offrir au lecteur, en moins de 400 pages, une véritable évolution de la mentalité de ses héros, qui, confrontés à des choses qui dépassent leur culture et leurs connaissances, devront se remettre en question.
Cette remise en question se fait aussi au niveau du lecteur : les thématiques abordées, comme la place de la femme dans la société, celle de l’étranger ou du « différent », ou le prix de la paix et de la prospérité, questionnent à chaque page le lecteur sans jamais lui donner directement une leçon. Le tout à l’échelle humaine, sans jamais tomber dans la philosophie de comptoir.
Anasterry est un roman avec une belle histoire, une thématique (celle de la différence et de la question de sauver les apparences) bien amenée et maîtrisée, et des personnages attachants, qui vivent vraiment dans le texte, et ne sont pas de simples supports pour le message de l’auteur. De plus, la fin du roman clôt celui-ci en laissant en suspens des questions dont les réponses devraient apparaître dans les prochains tomes, tout en mettant un point final à cette première partie.
Tout au plus pourra-t-on regretter, du moins dans la version numérique, quelques coquilles, mais qui ne nuisent pas au plaisir de lecture.
En bref, Anasterry est un très bon livre, sous tous les plans, et on espère que la suite sera du même acabit, car c’est avec grand plaisir que le lecteur se plongera à nouveau dans l’univers des Rhéteurs, en espérant y croiser une fois de plus Thélban et Rénaldo.

8.0/10

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