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Alexandre le Grand et les aigles de Rome

Titre VO: Alejandro magno y las águilas de Roma

ISBN : 978-284172435-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Javier Negrete

Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c’est-à-dire le 10 juin de l’an 323 avant J.-C., à l’âge de trente-trois ans. Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l’oracle de Delphes le sauve d’une tentative d’empoisonnement. Six ans plus tard, Alexandre a tourné son regard vers l’Occident. Sur le chemin de ses nouvelles conquêtes se dresse alors la république de Rome, tout autant que lui convaincue de la grandeur de son destin. Qui des phalanges macédoniennes et des légions romaines aura la suprématie ?

Critique

Par Belgarion, le 11/08/2009

Nous avons vu avec Le Mythe d’Eyr et Seigneurs de l’Olympe que Javier Negrete était un passionné de la culture hellénique riche en mythologie. Force est de constater qu’il persiste dans la voie de sa passion en s’intéressant cette fois-ci avec son talent et son érudition habituels à une uchronie centrée sur le grand conquérant de Macédoine, Alexandre le Grand.
La trame de base est très simple et consiste à extrapoler sur les suites des conquêtes d’Alexandre s’il n’avait pas péri de retour d’Inde. Fatalement, au moment où la puissance romaine commence à s’élever, un conflit avec l’armée d’Alexandre était inévitable.
Javier Negrete nous trace l’escalade et le déroulement de ce conflit avec un tel luxe de détail qu’on a l’impression de lire une biographie romancée d’Alexandre. Le lecteur se plonge avec passion dans les techniques guerrières comparées des deux puissances, dans l’état d’esprit particulier de cette époque encore instable et dans les rêves de puissance et de gloire d’Alexandre. Le combat final sur les monts du Vésuve est particulièrement impressionnante et clôt magnifiquement le récit.
Mais l’auteur a su aussi créer des personnages forts et attachants tout en jonglant avec les personnages ayant réellement existé. Ainsi, l’indomptable Cléa, épouse hypothétique d’Alexandre, et Nestor, le médecin mystérieux ayant sauvé Alexandre, côtoient le puissant Cratère et le tourmenté Perdiccas, deux généraux macédoniens très différents qui ont eux existé. Cependant, la palme du personnage le plus réussi revient comme de juste à Alexandre dont les rêves de gloire enfiévrés et son côté implacable sont compensés par son intérêt pour ceux qui le suivent et par la compassion pour sa maladie rampante qui gagne peu à peu sur lui.
On peut regretter à l’inverse de ne pas avoir pu mieux explorer le caractère de certains personnages charismatiques comme Cratère ou Caius Julius qui auraient mérité plus d’approfondissement. De même, l’intrigue parallèle de la comète prête à s’écraser sur terre avec des accents de fin du monde a du mal à s’intégrer au récit. D’ailleurs, à la fin le lecteur n’est pas plus avancé sur le sens et les répercussions de cette comète sur le destin d’Alexandre. Enfin, la fin a un petit goût d’inachevé avec beaucoup de questions en suspens et un personnage important, Nestor, qui se lance dans une quête dont nous ignorons tout. Peut-être qu’une suite sera écrite, ce qui compensera cette impression de trop peu.
Quoi qu’il en soit ce roman est du même haut niveau de qualité que les précédents écrits de l’auteur et ne devrait pas décevoir les amateurs d’uchronie et de récits guerriers.

7.5/10

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