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Witchcraft Works

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur/Autrice : Ryu Mizunagi
Witchcraft Works

Tome 1

Dans un monde où cohabitent humains et sorcières, l’apocalypse est annoncée. Ayaka, la princesse de feu, doit protéger le jeune Takayami. Détenteur de la « matière blanche », le destin de la Terre est entre ses mains ! Le combat entre sorcières de l’Atelier et sorcières de la Tour va commencer ! La nuit de Walpurgis qui approche décidera du sort de l’Humanité !

Witchcraft Works

Tome 2

La vie de Takamiya a totalement changé depuis qu’il a découvert qu’Ayaka, sa voisine de classe, était une sorcière de feu chargée de le protéger. Elle l’a pris sous son aile et, en tant qu’apprenti sorcier, il n’est pas au bout de ses surprises ! Tandis que la nuit de Walpurgis approche, les sorcières des tours sont de plus en plus fourbes, et de nombreux pièges les attendent…

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Tome3

Réfugié chez Kagari, Takamiya se trouve confronté à une sorcière des Tours nommée « Médusa » ! Le combat s’annonce serré ! Mais Takamiya mange un bonbon magique et voit apparaître devant lui une étrange femme du nom d’Evermillion ! Arrivera-t-elle à le protéger ?

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Tome 4

Kagari, associée à Medusa, lutte contre sa mère, et Takamiya tente de la sauver, mais ils se font emprisonnés dans la salle de punition. Kagari est fermement décidée à vaincre la directrice. Y arriveront-ils ou devront-ils s’enfuir et vivre cachés ? La bataille sera rude, mais ils vont tout faire pour continuer à suivre les cours !

Witchcraft Works

Tome 5

Kagari est désormais contrainte de vivre chez Takamiya alors que se profile la période tant redoutée des examens. Au même moment, Week-end convoque Kazane pour lui dévoiler son plan qui lui permettra de mettre la main sur Takamiya. Arrivera-t-il, accompagné de Kagari, à éviter le plus dangereux des pièges ?

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Tome 6

En utilisant la force de la ville, Takamiya se retrouve dans un espace situé entre deux dimensions. Il y rencontre Mikage, l’oncle de Natsume. Pendant ce temps-là, Kagari part combattre Week-end. Takamiya se réveillera-t-il à temps ?


Critique

Par Aya Sakuraba, le 08/02/2015

Rappelez-vous, c’était au début de l’année dernière que passait au Japon Witchcraft Works. Au même moment, l’éditeur Kana a commencé à proposer la série manga en France. Nous voici actuellement au tome 5, mais pour des raisons logistiques, je me bornerais à faire la critique sur la base des 4 premiers volumes.
Tout comme dans Witches de Roald Dahl, les sorcières vivent parmi nous, cachées, vaquant à leurs occupations principalement la nuit et dissimulant leurs activités aux yeux des humains ordinaires (nous). Et le parallèle entre les deux œuvres s’arrête là. Les sorcières se divisent en deux groupes, les sorcières des ateliers, qui protègent les humains, et les sorcières des tours, qui ne s’en préoccupent aucunement, et cherchent principalement à établir le chaos et à s’amuser, de préférence au dépend des autres (sorcières et humains). Le héros, Honoka, complètement ignorant de leur existence, est soudainement pris comme cible par des sorcières des tours, et découvre alors qu’il est protégé par Kagari, l’idole du lycée, qui s’avère être une sorcière des ateliers.
Un résumé plutôt classique, mais néanmoins efficace, car il nous permet d’une part, de découvrir tout d’un monde nouveau en même temps que le héros, et d’autre part, de plonger directement dans l’action. Le scénario est plutôt bien amené, l’auteur maîtrisant très bien l’introduction de nouveaux éléments pour étoffer son scénario ou son univers, ainsi que le renouvellement des personnages. On découvre ainsi petit à petit des sorts et le fonctionnement de la magie, ainsi que la relation (magique) entre les deux protagonistes et la raison pour laquelle le héros est la cible des sorcières des tours. Des sorcières appartenant aux deux camps se révèlent au fur et à mesure. Ces personnages sont souvent très originaux, et savent se rendre attachants. Un des gros points forts de ce manga est très certainement son superbe graphisme. Ce sont d’ailleurs les couvertures des tomes 2, 3 et 4 qui m’ont convaincu de me pencher sur la série, malgré l’impression mitigée que m’avait laissée la série. Aucune déception de ce côté. Les graphismes sont excellents. Ryu Mizunagi, l’auteur et dessinateur, se lâche régulièrement sur des doubles pages ou de grandes cases, ce qui est tout à fait appréciable. Il nous gratifie également de nombreux SD (Super Deformed) montrant sa maîtrise d’un style graphiquement plus comique.
Pour donner un peu mon ressenti, j’ai quelques regrets sur cette série contrebalancés par une vraie curiosité pour la suite. Je trouve notamment dommage que malgré ses nombreux efforts, l’humour de l’auteur tombe irrémédiablement à plat. Y compris dans les 4koma (ces histoires en 4 cases où la 4ème case est sensée apporter une chute comique, voir Azumanga Daioh et K-On pour des 4komas édités en France) en fin de volume, qui n’ont même pas réussi à me faire sourire. Je suis également un peu déçu du fait qu’on retrouve trop de stéréotypes, tel que la sœur folle amoureuse de son frère. Un détail également, mais il n’était sans doute pas nécessaire d’avoir un rappel du nom du héros et de sa situation pratiquement à chaque début de chapitre. Cependant, tout ceci est bien rattrapé par les éléments que l’auteur nous fournit intelligemment et par les nouveaux personnages prometteurs qu’il introduit. J’apprécie tout particulièrement la rigueur de son univers, magiquement parlant. D’ailleurs, pour les plus curieux qui auront pensé à soulever la protection de la couverture, l’auteur propose en 4ème de couverture de chaque volume un précis revenant sur les personnages, les sorts et la magie abordés dans le volume. Ceci permet de mieux comprendre certains détails, voire d’en apercevoir qu’on aurait pu manquer au cours de la lecture. Précis imprimé en police taille 4, munissez-vous de bonnes lunettes. La série est classée en tant que seinen (manga pour adulte) au Japon, car il est certain que le rythme et la complexité du scénario ne vise pas les adolescents. Cependant ne vous attendez pas non plus à un Berserk ou un Gunnm. Il s’agit plutôt d’un seinen sur un ton léger.
En conclusion, c’est une série intéressante, prometteuse, avec un auteur maîtrisant bien son scénario et très bien ses graphismes, ce qui n’est plus si courant. A suivre donc, en souhaitant que Ryu Mizunagi continue en imposant un bon rythme à son intrigue (la série est encore en cours au Japon). 

8.0/10

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