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Final Fantasy - Lost Stranger

Titre VO: Final Fantasy - Lost Stranger (Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Minase Hazuki
Dessinateur : Kameya Itsuki
Traducteur : Mezouane Nesrine
Final Fantasy - Lost Stranger

Final Fantasy - Lost Stranger - 1

Employés chez Square Enix, Shogo et sa sœur Yuko n’ont qu’un rêve : pouvoir un jour travailler sur un Final Fantasy. Mais lorsqu’un camion les fauche et qu’ils se retrouvent projetés dans leur univers favori, leur rêve vire rapidement au cauchemar…

Final Fantasy - Lost Stranger

Final Fantasy - Lost Stranger - 2

Employés chez Square Enix, Shogo et sa sœur Yuko n’ont qu’un rêve : pouvoir un jour travailler sur un Final Fantasy. Mais lorsqu’un camion les fauche et qu’ils se retrouvent projetés dans leur univers favori, leur rêve vire rapidement au cauchemar…


Critique

Par Benedick, le 23/09/2018

Le Bouddhisme est présent au Japon depuis le Vème siècle, à la fois plus ancien et plus pratiqué que les religions abrahamiques qui font référence en Occident. Et si le Bouddhisme a été influencé par les mythes endémiques du Shintoïsme, il a lui-même fondamentalement façonné de nombreuses croyances du peuple Japonais, en particulier le concept de réincarnation. Ainsi, les récits japonais mettant en scène des personnages possédant une ou plusieurs vies antérieures, qu’ils en aient conscience ou pas, sont assez courants. Ces dernières années, ce fait culturel est exploité dans la littérature imaginaire pour proposer l’arrivée d’un personnage dans un nouvel univers de Fantasy suite à son décès. Et l’étranger réincarné devra comprendre un monde nouveau qui souvent s’articule comme un jeu vidéo, avec des mécaniques de survie et d’interactions sociales bien particulières.
Le manga Final Fantasy Lost Stranger propose exactement ce type de récit. Cependant, il dispose deux atouts majeurs par rapport aux œuvres analogues : une licence prestigieuse de jeu de rôle vidéo-ludique japonais (J-RPG) et le maintien de son concept d’origine.
L’univers où renaissent Shogo et Yuko est, comme la majorité des Final Fantasy, original mais fortement marqué par des références typiques de la licence, comme sa mythologie (Gaia, les crystaux) et ses créatures emblématiques (Mog, Chocobo, Bombo, etc…). Néanmoins, Final Fantasy XIV et ses extensions semblent avoir une influence majeure sur Lost Stranger, de part son aspect médiéval-fantastique, sa structure de jeu multi-joueurs et surtout son côté melting-polt des vieux Final Fantasy. Le graphisme typique des Final Fantasy, à la fois grandiloquent et délicat, est assez bien retranscrit dans le dessin, notamment dans les décors et les monstres gigantesques. Les personnages sont dans le standard des mangas mainstream, avec une emphase sur une identité visuelle très forte pour chacun des personnages, hormis Shogo et Yuko qui sont des jeunes adultes japonais des plus standards. La mise en scène alterne représentations simplifiées et explosions complexes de mouvement. Cela peut surprendre les personnes peu habituées à la lecture des bandes dessinées japonaises mais ce dynamisme est d’assez bonne facture lorsqu’il est placé dans les canons artistiques actuels.
Ce qui permet à Lost Stranger de potentiellement se placer au dessus de la moyenne des œuvres stéréotypées employant des jeunes personnes en construction dans un univers calqué d’un média à la mode, c’est qu’il respecte son postulat de départ. En effet, Shogo était un employé de Square-Enix (Développeur des Final Fantasy) et un ancien rédacteur amateur de guides des différents jeux. Tout l’intérêt de ce personnage réside dans sa capacité à employer des connaissances qui ne sont pas exactement exploitable dans ce « nouveau » Final Fantasy. Le lectorat se doute que le héros va vaincre les épreuves mais le fan de la franchise appréciera les références et la roublardise du héros.
Sans surprise, Final Fantasy : Lost Stranger s’adresse surtout à la curiosité des fans de la licence, qu’ils soient anciens (époque 2D) ou récents (époque 3D). Au-delà de ça, c’est un récit classique de héros réincarné qui doit apprendre à concrétiser ses convictions et s’entourer d’alliés fiables. Il existe bien évidemment des mangas plus complexes ou ambitieux. Néanmoins, en comparaison avec le marché des « mangas à licence » ou celui des « mangas avec un héros projeté dans un univers Fantasy » la proposition est tout à fait honnête.

6.0/10

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