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City Hall

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Rémi Guérin (Proposer une Biographie)
Dessinateur : Guillaume Lapeyre (Proposer une Biographie)
City Hall

City Hall - 1

Imaginez un monde où tout ce que vous écrivez prendrait vie. Imaginez maintenant qu’un individu utilise cette arme avec les plus sombres desseins… À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, les forces de police de City Hall n’ont d’autre choix que de faire appel à deux des plus fines plumes de Londres : Jules Verne et Arthur Conan Doyle !

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City Hall - 2

Les dernières heures que viennent de vivre Jules Verne, Arthur Conan Doyle et Amélia Earhart ne sont que les prémices d’un avenir qui va s’avérer riche en rebondissements. Alors que l’enquête conjointe de nos amis et des forces de l’ordre de City Hall avance doucement, le grand Harry Houdini décide de se joindre à eux. Mais si l’illusionniste pense leur donner l’avantage, il ignore que Black Fowl a, lui aussi, fait la rencontre d’un nouvel allié. Un écrivain redoutable, capable de créer des papercuts comme personne d’autre n’en a le pouvoir… pas même Jules Verne !

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City Hall - 3

La terrifiante vérité que la police de City Hall espérait étouffer se révèle au grand jour lorsque Lord Black Fowl déverse une pluie de papier sur la foule réunie à l’inauguration de l’Exposition universelle. Le dispositif de surveillance Big Eye a été réactivé ; Jules Verne et son père occupent désormais la tête du classement des ennemis de la couronne : l’avenir n’a jamais semblé aussi sombre… Pourquoi Black Fowl se laisse-t-il si facilement intercepter ? Quel lien obscur l’unit à Jules Verne ? Quel horrible souvenir est dissimulé dans la mémoire brumeuse de l’écrivain… ?  Découvrez enfin qui se cache sous le masque du corbeau et pour quel enjeu il est prêt à mettre Londres à feu et à sang ! Fin de la mission et révélations fracassantes pour ce tome 3 au rythme effréné.

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Alors que Jules Verne s’enferme dans un mutisme inquiétant et sombre dans la dépression, anéanti par la révélation de sa véritable nature, Amelia prépare son retour aux Etats-Unis malgré les supplications d’Arthur, estimant sa mission terminée. Mais l’annonce de l’exécution de Black Fowl vient brusquement tirer Jules de son isolement : devant l’incapacité des geôliers de la Tour de Londres à distinguer Verne père du véritable Corbeau malgré plusieurs semaines d’interrogatoires stériles, la Reine annonce subitement la condamnation des deux prisonniers… Une seule solution s’offre alors à nos héros : trouver la lettre sur laquelle figure la description de leur ennemi et confondre le corbeau afin de sauver Pierre, et ce avant que le bourreau ne fasse son œuvre. Le compte à rebours commence maintenant…

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L’enquête qui a tenu la City en alerte au cours des derniers mois semble toucher à sa fin : Black Fowl croupit derrière les barreaux en attendant son procès et Amelia s’apprête à faire ses adieux à Arthur, et prendre congé de ses hôtes pour repartir en Amérique. Mais l’orage couve derrière ce calme apparent : alors que Jules se débat dans un conflit intérieur violent et lutte pour accepter la sinistre vérité révélée par son ennemi, la Reine annonce subitement l’exécution sommaire de Pierre Verne et du Corbeau, tous deux enfermés dans les geôles de la Tour de Londres. Il ne reste que 30 jours au trio pour accomplir ce que Black Fowl n’a jamais réussi à mener à bien en 20 ans : trouver la feuille de papier qui a fait de lui un papercut si redoutable…

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Jules, Arthur et Amelia se retrouvent bloqués, incapables d’accéder au Monde à l’envers pour retrouver la description de Black Fowl, pourtant la seule issue pour sauver Pierre Verne dont l’exécution approche à grands pas. Seul le génial Nikola Tesla pourrait les sortir de cette impasse mais, s’il semble finalement disposé à les aider, cela ne sera pas sans prendre d’énormes risques. Les révélations qui s’annoncent promettent d’être fracassantes… L’heure de faire tomber les masques vient de sonner.


Critique

Par Gillossen, le 07/08/2014

Nouvel essai de manga à la française – ou « manfra », ou peu importe – City Hall représentait sans aucun doute un pari risqué pour les éditions Ankama, qui ont su sauter le pas. Bien leur en a pris : c’est une vraie réussite et il ne faut pas s’étonner si finalement le premier « galop d’essai » de 3 tomes en appela 3 de plus (le premier tome en est tout de même a priori à son quatrième tirage désormais). C’est aussi l’occasion de reconnaître que nous étions passés totalement à côté jusque là de ce cocktail steampunk détonnant.
Mea maxima culpa.
Il faut dire que City Hall emporte très vite l’adhésion du lecteur curieux : dessin léché, mise en scène explosive, recyclage efficace de quelques clichés manga mais surtout un scénario qui après un premier volume finalement aussi simple qu’efficace gagne en densité de tome en tome, en ne cédant qui plus est que très rarement à la facilité. Rémi Guérin maîtrise parfaitement son sujet et les nouveaux éléments perpétuellement ajoutés à l’intrigue pour la nourrir sans tomber dans la surenchère pour autant se glissent parfaitement dans cette mécanique savamment huilée. Un peu comme une locomotive à vapeur qui irait de plus en plus vite finalement. Certaines trouvailles sont parfois seulement utilisées – pour le moment en tout cas – l’espace de quelques pages, mais cela ne les empêche pas de faire mouche : il faut voir le Horla de Guy de Maupassant utilisé comme un Stand sorti de Jojo’s Bizarre Adventure, pour ne donner qu’un exemple !
Et on vient de citer Maupassant, mais il est loin d’être le seul : outre les trois personnages principaux, on croise pêle-mêle H.G. Wells, Victor Hugo, Mary Shelley, Harry Houdini ou même Lewis Carroll, Nikola Tesla, sans parler dernièrement d’un certain John Tolkien, même si son apparition reste fugace pour le moment. Bref, des noms connus de tous les amateurs de littérature (de l’imaginaire ou pas) ou simplement des sciences du 19eme siècle, mais des figures avant tout utilisées avec talent et pas simplement là pour que l’on s’amuse de leur relooking savoureux signé Guillaume Lapeyre. Une preuve supplémentaire d’un récit parfaitement réfléchi, mais qui ne néglige pas le fun et le divertissement ! Certes (enfin, certes, pour les fans dirons-nous), nous ne sommes pas dans Naruto, certes, il y a beaucoup de dialogues, mais là encore, tout est fluide, limpide, au service de l’intrigue. Évidemment, certains chapitres sont un peu en retrait par rapport aux autres, on aimerait voir davantage certains personnages et les touches d’humour opèrent tout de même souvent dans un registre très convenu, mais il faut bien trouver quelque chose à redire après tous ces compliments !
Indéniablement, City Hall incarne un petit bijou au croisement de nombreuses influences – et pas seulement steampunk – qui mérite amplement son succès. Et c’est aussi la démonstration que certains projets en apparence peut-être farfelus mais surtout ambitieux n’ont besoin que d’un coup de pouce bienvenu pour livrer tout leur potentiel.
Voilà en tout cas une série que l’on espère voir se prolonger longtemps.     

8.5/10

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