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Blue Dragon

(Ce Cycle est Terminé)

Auteur : Takano Tsuneo (Proposer une Biographie)
Dessinateur : Takeshi Obata (Proposer une Biographie)
Blue Dragon

L' Intégrale, Tomes 1 à 4

Les Kages, des ombres maléfiques matérialisées sous forme de monstres hideux, font des ravages dans le monde, dévastant tout sur leur passage et n’épargnant personne.
Ces ombres maléfiques sont dirigés par la reine Obscuria, également appelée Lady Bira par ses troupes. L’humanité est vraiment menacée ! Un seul être pourrait vaincre ces ombres et c’est celui qui leur ressemble…: Ral ! Ral n’est plus tout à fait humain : un blue dragon, appelé Grad, vit en lui. Les hommes ont dû se résoudre à enfermer Ral pour contrôler ce terrible blue dragon. Il est maintenant temps de libérer Ral et Grad! Depuis l’enfance de Ral, la jeune Mio a été chargée de lui inculquer tout ce qui pourrait lui être utile un jour : à mieux connaître les humains mais également à maîtriser Grad, le blue dragon.
Mio a juste omis une chose : expliquer à Ral ce qu’est une fille. Ral est donc curieux d’en apprendre plus au sujet de ces mystérieuses créatures que l’on nomme « femmes ». C’est plein d’énergie que Ral part à l’assaut du repaire de la reine Obscuria, avec l’aide du puissant blue dragon Grad qu’il peut diriger à sa guise ainsi que de Mio. Chemin faisant, nos amis rencontreront Kafka, un combattant à l’esprit chevalier, fidèle à sa Princesse et dont l’objectif est également de vaincre la reine Obscuria.
Ensemble parviendront-ils à débarrasser le monde des Kages ?!


Critique

Par Gillossen, le 17/02/2009

Très attendue à l’époque de la mise en chantier du projet, cette déclinaison manga de l’univers de Blue Dragon, RPG développé en exclusivité pour la XBox 360, avait de quoi rassembler un large public : un shônen dans un univers heroïc fantasy, le dessinateur de Hikaru no Go et Death Note aux crayons… Qui ne jurait pas sur le moment par Takeshi Obata ?
Et pourtant… Avant même toute trace de sortie française, le soufflet était retombé depuis longtemps. Et la série s’arrêta d’ailleurs au bout de 4 tomes au Japon. Que cela soit prévu ou pas au départ, nul doute que si le manga avait véritablement « cartonné », la série se serait prolongée.
Pourquoi ? Tout est évidemment question de scénario. Passée une introduction qui sent bon le Bastard !!, puisque l’on retrouve un royaume assiégé et un sauveur potentiel que l’on hésite à libérer, il ne faut pas longtemps pour que les choses aillent de mal en pis (et c’est le ca de le dire…). En effet, notre jeune héros, resté prisonnier dans une bulle de ténèbres durant 18 ans et qui ne connaît rien des choses du monde, va rapidement se rendre compte qu’homme et femme sont différents…
S’en suit des dialogues qui frisent le surréalisme, et qui se poursuivent tambour battant tout au long du tome. Car Ral, c’est là le prénom du personnage principal, nourrit une véritable obsession pour les seins. Et les femmes. Mais surtout leurs seins. Difficile de ne pas finir par éclater de rire devant cette accumulation. À ce titre, le duel verbal entre Ral et la grande méchante – là encore, on pourrait d’ailleurs faire un parallèle entre les Dark Schneider et Kal Su des premiers tomes de Bastard !! – se révèle tout bonnement incroyable. Et ce n’est pas forcément à prendre de façon positive, évidemment (sans compter que l’on pourrait aussi s’interroger sur la tournure grammaticale de certaines phrases).
Restent des scènes d’action relativement bien travaillées, en grande partie grâce au sens du cadrage et au coup de crayon d’Obata. Celui-ci demeure malgré tout le principal atout de ce manga dont le récit demeure pour l’instant au ras des pâquerettes, pour ne pas dire autre chose. Costumes ou décors sont plutôt réussis. Et pour l’instant, il faut bien avouer que les personnages lui doivent l’essentiel de leur « charisme ».
Alors que Kana annonce déjà pour juillet prochain un coffret rassemblant les 4 volumes du manga, on peut déjà douter de voir l’histoire pouvoir développer et nourrir un véritable intérêt.
Si « seins » est le deuxième mot à apparaître dès la première page du deuxième tome, le titre met tout de même la pédale douce sur cet aspect des choses. Ou bien s’est-on habitué ? Toujours est-il que l’aspect aventure – fort classique – prend le pas sur la gaudriole, notamment à travers de nouveaux personnages un peu plus troubles. Pas de quoi renverser le tendance, mais on gagne en divertissement ce que l’on perd en consternation (amusée ou non).
Déjà terminé au bout de 4 volumes, Blue Dragon n’aura décidément pas marqué l’histoire du manga, même en se limitant à son volet divertissement.
L’intrigue se précipite de plus en plus, surtout dans le quatrième et dernier tome, où les personnages ont parfois des réactions dénuées de toute logique, et le manga semble tout miser sur l’esbroufe graphique, multipliant les affrontements sans réel développement. Le peu d’attachement que l’on pouvait éprouver pour ces protagonistes, du moins, certains, fond comme neige au soleil.
Presque une déception quand on songe aux deux premiers tomes, et pourtant, que pouvait-on espérer d’une série de commande ?

4.0/10

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