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Vous croyiez en avoir fini avec le monde de
Troy, après la lecture des aventures de Lanfeust ?
Détrompez-vous ! Se déroulant deux cents ans
avant ces dernières, voici l'histoire de Waha, jeune femme
qui par une incongruité du destin (un troll
rassasié qui s'est pris d'affection pour un
bébé humain devant lui servir de
goûter), vit dans le village troll de Phalompe, où
elle a été mal élevée comme
toute bonne trolle qui se respecte. Une trolle un peu glabre, certes,
mais malheur à celui qui oserait soulever ce point quelque
peu délicat…
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Scénario
: Christophe Arleston
Dessins : Jean-Louis
Mourier
Couleurs : Claude
Guth

Tomes 1 à 4 :
- Histoires trolles
- Le scalp du vénérable
- Comme un vol de pétaures
- Le feu occulte
La
vie s'écoule tranquillement dans le village,
jusqu'à ce que Rista Fukatu, l'un des grands sages du
conseil d'Eckmül décide d'éradiquer la
menace trolle, ceux-ci ayant la fâcheuse habitude de
considérer les villages humains environnants comme un
garde-manger. Et puis cette main d'œuvre bon
marché (une fois envoûtée, cela va de
soi) pourra lui permettre de réaliser les Grands Travaux de
son règne. Mais quelques individus échappent
à la rafle, dont Waha, son père Teträm,
et un demi-troll d'un village voisin, Pröfy. Ce
drôle d'équipage va tenter de réunir
les ingrédients qui permettraient de rompre
l'enchantement… dans le sang et la bonne humeur !
Tome
5 : Les maléfices de la Thaumaturge
Waha,
Teträm et Gnondpom, le jeune fils de ce dernier, partent
à la cueillette d'une fermière. Mais rien ne se
déroule comme prévu lorsque la jeune humaine est
capturée comme sujet d'expérience par une
thaumaturge, qui exerce un art pour le moins obscur, terrifiant et
méprisé sur Troy : la Science…
Tome
6 : Trolls dans la brume
L'un
des barons de Troy, en froid quelque peu guerrier avec un voisin, tente
de se constituer une armée de trolls grâce
à la magie et aux envoûtements. Son premier
détachement se compose de Teträm, Gnondpom, Tyneth,
une amie de ce dernier, et Waha, qui en tant qu'humaine
(refoulée…) n'est pas vraiment sensible
à l'envoûtement...
Tome
7 : Plume de Sage
Dans
l'album 5,
nous avions laissé le sage Rysta Fuquatou quelque peu
"transformé".
Toutes ses troupes sont à la recherche d'une solution, et la
recette d'un philtre finie par être mise à jour...
avec
un léger détail cependant : elle
nécessite du lait
de Trolle ! Or, dans le village troll de Phalompe, la femme de
Tëtram, Puitepée attend un heureux
évènement...
Tome 8 : Rock'n troll attitude
Prenez
d’un côté un groupe de rauque
composé
de trolls enchantés qui fait un tabac, parmi les leurs comme
parmi les humains, surtout depuis que leur impresario a eu
l’idée de faire des enregistrements à
la pelle
(mais si c’est possible sur Troy…).
Prenez de l’autre un sage avide de pouvoir et de vengeance
envers
certains Trolls de notre connaissance, et qui possède la
formule
magique de l’enchantement définitif… et
un groupe
d’action hors du commun. Secouez le tout et placez le
résultat au village de Phalompe : voici Rock’n
Troll Attitude !
Tome 9 : Les prisonniers du
Darshan (I)
Cap
à l'Est pour les Trolls de Phalompe, en particulier
Tëtram
et sa clique, à la recherche de ses petits derniers,
tombés aux mains d'une vile humaine adoratrice d'un dieu
sanguinaire...
Tome 10 : Les prisonniers du
Darshan (II)
Poursuite
de la quête de nos héros à la recherche de
petits trolls en péril dans un Orient revu et corrigé...
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Qu'il est
difficile de noter une telle série, tellement les sentiments
qu'elle inspire peuvent être ambivalents ! En effet, l'humour
y est décapant, bien que n'évitant pas toujours
la lourdeur, et s'étend des jeux de mots sur les noms de
tous les personnages à des comiques de situation transposant
notre société voyeuriste. Des passages comme la
découverte du pouvoir de Waha et la réaction de
Teträm par exemple m'ont laissé proche de
l'apoplexie dans une crise de fou-rire. Mais le revers de la
médaille est la violence omniprésente et le sang
(humain ou animal, pas de jaloux) qui gicle continuellement au fil des
cases. Pas de doute, nous sommes bien dans l'univers des trolls, mais
la juxtaposition d'hémoglobine, de tripes et boyaux et de
sévices divers et variés dans une ambiance
d'hilarité destinée à "
dégonfler " le sentiment de répulsion est assez
malsaine. Je vous conseillerais donc de réserver cette BD a
un public averti, et franchement que le premier album est
reçu l'Alph'Art de la Jeunesse à
Angoulême me laisse pour le moins dubitatif !
Côté technique, à noter que c'est
Mourier et non Tarquin, dessinateur de Lanfeust, qui planche et qu'il
s'en sort très bien. Le dessin est précis, les
couleurs lumineuses, et le tout rappelle la première
série, tout en gardant un style propre. Le
scénario d'Arleston est bien ficelé,
drôle, mais n'évite pas la facilité, en
particulier lorsqu'on arrive à la fin des albums (voir les
tomes 3 et 6 par exemple), ce qui est une petite déception
tout de même.
Une série qui n'atteint pas la qualité de Lanfeust, à mon
avis, mais reste très amusante si on n'est pas un farouche
partisan du politiquement correct.
Mai
2004 : Voici
donc ce tome 7 tant attendu car annoncé pour la
première
fois
il y a 6 mois par les Éditions Soleil ! Et le moins qu'on
puisse
dire, c'est qu'on est en pays de connaissance ! Violence parfois
dérangeante
mais toujours désamorcée par un humour cynique,
noms sous
forme de jeu de mots, et la nécessité d'un
lectorat
averti ! L'histoire est de bonne facture, même si ce n'est
pas
transcendant,
mais elle ne réconciliera pas cette série avec
ses
détracteurs. Si vous appréciez par contre,
voilà
un bon moment à passer, quoique sans réelle
surprise...
Juin 2005 : On
retrouve dans ce huitième opus tout ce qui fait le
succès de la
série : depuis les détournements des
technologies, personnages et
travers modernes dans le monde de Troy jusqu’à la
violence - écoeurante
pour le lecteur normalement constitué- de la
société trolle, en passant
par les gags nombreux et les noms alambiqués.
Malheureusement, je me suis plutôt
ennuyé… Le scénario est plat et
répétitif au regard des
précédents albums, et consiste en fait plus en
une suite de gags plus ou moins heureux. Certains d’entre eux
sont
d’ailleurs assez prévisibles, et seront
franchement éculés dans
quelques années car faisant référence
à des termes à la mode à
l’instant T. Subsistent quelques bonnes trouvailles, mais
dans une
soupe qui ne marquera pas les esprits.
C’est dans le ton de la série, mais franchement
dispensable...
Août 2006 :
La délocalisation du tome 9 dans une pseudo Asie et le
découpage de l'histoire en 2 tomes n'y changent rien, la
série devient de plus en plus poussive et
répétitive. Gags qui tombent à plat,
se limitant
soit à la destruction d'une autre forme de vie par un troll
(les
dessins se complaisent dans cette horreur à en
être
malade), soit à des exclamations orientales reposant sur des
marques ou des héros de mangas -même les
références aux Septs mercenaires ou à
Astérix font à peine sourire -
scénario
quasi-inexistant, et graphismes approchant parfois du vulgaire
gribouillage de silhouettes... Bref, économisez votre
argent,
à moins d'être fan absolu ! La série en
a perdu un
point sur la note globale, et ce tome en lui-même descend
encore
plus bas.
Août 2007 :
La deuxième partie de l'aventure au Darshan, dans ce tome 10,
sauve un peu le diptyque. Cette fois, le scénario ne se
retranche pas derrière l'humour potache ou gore, et l'on
retrouve un vrai plaisir de lecture. Certes ce n'est pas transcendant
et la séquence "shaolinette" reste bien trop en marge de
l'intrigue principale, mais quelques surprises sympathiques attendent
le lecteur et l'humour, un peu plus light et disséminé,
est plus appréciable. Pour le reste, les fans de la série
ne seront pas dépaysés... Quant aux autres, ils peuvent
passer leur chemin !

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