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Et
voilà encore une nouvelle série au scénario
assuré par Arleston ! A croire que notre homme s’est
lancé dans une compétition acharnée avec
Jean-David Morvan et quelques autres forçats de la plume.
Annoncé depuis longtemps maintenant, voici enfin ce Sinbad
devenu une réalité dans les rayons des librairies. Et il
faut bien avouer qu’il se révèle plutôt
séduisant... Et ce, en grande partie, grâce à deux
atouts : l’ambiance orientale de la BD et la mise en images de
Pierre Alary, qui change tout de même du tout venant de la
production Soleil. De nombreuses planches sont tout simplement
magnifiques et les personnages semblent prêts à bondir
hors des pages. Pour un peu, on humerait presque le parfum du sable
chaud et des épices...
Sur le plan de l’histoire, Arleston, ici secondé par
Audrey Alwett, qu’il ne faudrait pas oublier, remplit le cahier
des charges sans difficultés. Ce qui ne nous empêchera pas
tout de même de regretter la reprise quasi-intégrale de
ses tics habituels : son récit avait largement de quoi se passer
de textes explicatifs et autres pensées dévoilées
des différents protagonistes...
Heureusement, l’humour potache de Lanfeust, lui, est absent :
présent néanmoins, il sait rester léger, dans tous
les sens du terme. Très dynamique pour un premier album,
porté par un personnage principal doté d’une belle
profondeur et là encore bien différent de la
majorité des héros « arlestoniens » connus, Le cratère d’Alexandrie
se lit avec plaisir et saveur, dans un univers qui sait se jouer des
codes et ménager des clins d’œil amusants, non sans
conserver une certaine amertume, voire noirceur, au fil des planches.
Et, bon point, avec une histoire qui se veut bouclée en deux
albums, l’amateur ne court a priori pas le risque de voir un bon
premier album se délayer au fil d’un arc devenant de plus
en plus insipide.

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