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Seiji Kishimoto
n'est autre que le frère jumeau du mangaka
de l'adulé Naruto,
Masashi Kishimoto... Si certains y verront un
atout, permettez-nous de renâcler... Satan
666 - quel titre... - n'est-il qu'un manga
surfant sur la popularité de l'oeuvre du
frérot ? Oui et non.
Si l'on s'en tient au graphisme, on peut de toute
évidence rapprocher les deux titres sans
même rien savoir du lien de parenté
des deux auteurs. A ce niveau-là, ç'en
est même simplement confondant. Et si, par
la suite, le trait de Seiji s'affirmera comme
étant plus à l'aise niveau mise
en couleurs et détails, tout en n'atteignant
pas celui du "maître" question
découpage, force est de constater que ce
premier volume à de quoi décevoir,
ne retenant la plupart du temps que les maladresses
déjà constatées dans la famille...
Et ce n'est pas le scénario qui rattrapera
les choses, avec un récit à faire
pâlir de jalousie le premier tome de Rave
tant il s'avère classique et rebattu, ce
qui n'est certes pas peu dire, avec une telle
comparaison ! Tous les clichés du genre
shônen y passent, un véritable défilé
!
Toujours est-il que les amateurs y trouveront
sûrement leur compte, de quoi tromper l'ennui
l'espace de quelques minutes... Mais il faudrait
impérativement que le cours des choses
évolue différemment au cours des
15 tomes (actuellement) à venir, de peur
de finir par s'endormir après avoir anticipé
un rebondissement de plus. Les suivants ne lèvent
pas nos craintes, baignant dans le même
jus, voire un peu plus encore. C'est pourquoi
le troisième surprend, un peu plus sombre,
mais surtout en comparaison de la relative médiocrité
de ceux qui l'entourent.
Mais le yoyo reprend rapidement, et pas forcément
dans la meilleure direction envisageable, le tome
5 ne se distingue avant tout par ses histoires
bonus. Le regain de tension et d'intérêt
de la suite reste léger, avec même
le début d'un... tournoi, eh oui, rien
que ça ! A croire qu'il va falloir s'en
remettre au "saut dans le temps", revenu
à la mode dans... Naruto... Un saut qui
fonctionne plutôt bien pour l'instant, avec
toujours cet effet de curiosité et l'évolution
du coup de crayon de l'auteur, après plus
de 10 volumes reliés.
Notons tout de même l'édition sympathique
de Kurokawa, même si l'éditeur
écoulera certainement moins d'exemplaires
de cette série que de Full
Metal Alchemist...

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