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Scénario :
Abhishek Singh
Dessin : Shamik
Dasgupta
Editions : Soleil
Productions / Panini Comics
Collection
: Fusion Comics
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Fer de lance de Virgin Comics aux
USA, cette relecture post-apocalyptique du Ramayana nous arrive en
France par le biais du label de Soleil/Panini,
Fusion
Comics, et avec une belle couverture alternative
d’Alex Ross choisie pour cette VF.
Les notes d’intention des auteurs et de Virgin
étaient ambitieuses, assurément, mais
également
quelque peu tournées dans un langage fleurant bon
l’auto-promotion. Voire même le
tape-à-l’œil ! En effet,
malgré la mise en
avant du célèbre réalisateur Shekhar
Kapur, il
n’est pas scénariste, et on se doute bien que son
rôle réel a dû tout de même
rester mineur, une
fois les bases posées.
Et parlons-en ! Les auteurs ont choisi de ne pas se « limiter
» à une transposition classique de ce mythe
fondateur de
la culture indienne, simplement et paresseusement mis en images. De
quoi mettre en avant des thèmes actuels, comme
l’écologie et ne pas se fermer les portes
d’une
certaine SF.
Mais le scénariste Shamik Dasgupta semble savoir que
c’est
dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs soupes !
Aussi
s’appuie-t-il sur des personnages et des ressorts
scénaristiques puissants, quand bien même se
révèlent-ils archétypaux ou tout
à fait
classiques. Ce premier recueil est toutefois loin de se conclure sur un
happy-end, et aussi fort et héroïque soit-il, Rama
ne peut
pas tout. De quoi demeurer intrigué de bout en bout,
à
défaut d’être pleinement
captivé pour
l’instant. Et ce malgré quelques transitions un
peu
abruptes qui donnent parfois un peu de confusion.
Abhishek Singh au dessin, et Ashwin Chikerur à la
colorisation,
apportent en tous les cas une vraie personnalité
à cette
adaptation au vrai sens du terme. Le duo ne lésine pas sur
les
vues et cadrages épiques et iconiques, tout en sachant
garder
une certaine mesure, mais non sans éviter quelques petites
maladresses de temps à autres. Une chose est sûre,
nous
sommes loin du tout venant de la production américaine dans
ce
domaine !
Somme toute, scénario et dessin peuvent encore
s’améliorer afin de parvenir un
résultat à
la hauteur des attentes légitimement placées en
lui, mais
ce Râmayan
3392 se montre d’ores et
déjà des plus correctement ficelés.

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