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Peter Pan
est à l'origine un roman de Sir James M.
BARRIE, dans lequel un enfant, qui refuse de grandir,
est le chef d'une bande d'enfants qui s'oppose
à des indiens et à des pirates au
Pays Imaginaire. Loisel, plutôt que de réécrire
une énième fois l'histoire à
sa façon a décidé de situer
sa série avant le roman et de nous conter
la genèse du mythe.
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Scénario,
dessins et couleurs : Régis LOISEL
Editions : VENT D'OUEST
1. Londres (Novembre 1990)
2. Opikanoba (Octobre 1992)
3. Tempête (Octobre 1994)
4. Mains rouges (Septembre 1996)
5. Crochet (Janvier 2002)
6. Destins (Ocotobre 2004)
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L'Histoire
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1870 dans les bas-fonds du Londres de Jack
l'Eventreur.
C'est là que (sur)vit Peter, jeune
garçon, que sa mère alcoolique
et prostituée, hait plus que tout.
Son père quant à lui, a disparu
avant même sa naissance. Heureusement,
il y a ses copains de l'orphelinat et M. Kundal,
vieil homme qui a pris Peter sous sa coupe
et lui apprend à lire, à écrire
et à compter. Dans ce monde âpre,
Peter est loin d'être convaincu de l'intérêt
de devenir un adulte.
Et puis un jour où tout va plus mal
que d'habitude surgit la plus petite des fées,
qui emmène Peter au Pays Imaginaire,
car il pourrait bien être le sauveur
pour un groupe composé de centaures,
de satyres, de sirènes et autres êtres
imaginaires. Ceux-ci disposent d'un "
trésor ", que convoite un nouvel
arrivant, cruel capitaine d'un galion de féroces
pirates. La lutte va s'engager, avec son lot
de victimes et de surprises
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-> Quelques planches [1|2|3]
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Critique des 5 premiers tomes :
"Très
librement inspiré des personnages de Sir
James Matthew Barrie" nous prévient
Loisel au début de chaque tome. Oui, certes,
l'inspiration est libre, mais jamais elle ne trahit
le roman. L'auteur s'applique à insérer,
le plus naturellement du monde, chaque élément
de l'uvre originelle dans un scénario
qui tient magnifiquement la route! Cela va de
la transformation de Peter en Peter Pan à
l'arrivée des enfants perdus, et de l'apparition
du fameux crochet à la raison de la présence
d'un crocodile faisant "tic-tac", entre
autres
Outre le scénario béton, le graphisme
rond de Loisel est toujours plaisant, et surtout
le soin apporté aux choix des couleurs
est impressionnant, en particulier dans l'opposition
de traitement entre Londres et le Pays Imaginaire
(voir les extraits 1 et 2). Le graphisme renforce
donc l'impression de véritable réussite
que dégage l'ensemble.
Rappelons malgré tout que ce cycle ne s'adresse
pas aux enfants, contrairement aux deux longs
métrages de Disney (dont nous sommes ici
à mille lieux), la violence (physique et
psychologique) et l'érotisme étant
fortement présents, bien plus que dans
La Quête de l'Oiseau
du Temps, du même auteur.
Critique de Destins :
Ce volume sera donc le dernier de cette série, commencée il y a dix ans.
Que les fans se rassurent, on y retrouve en grande partie ce qui a fait le succès des tomes
précédents, à savoir des dessins soignés et colorisés
avec intelligence, et un scénario qui incorpore avec malice les éléments du
roman original. Un seul regret :
Crochet, pour lequel l'auteur avait été très inspiré et qui n'est
pas pour rien dans le succès de ce cycle, est particulièment
en retrait et la révélation en fin du tome 5 accouche d'une souris...
Pour le reste, c'est du solide, mais attention, noir, c'est noir ! Certes Loisel
nous y avait habitué, mais le moins qu'on puisse dire est qu'il s'est lâché
pour ce dernier volet. En particulier, vous découvrirez Clochette version
J. M. Barrie et non version sucre-et-miel Disney, ce qui va en surprendre plus d'un !
La conclusion, quant à elle, se déroule là
où tout a commencé, dans la même ambiance très amère.
Au final, une fin qui laisse le lecteur sonné, mais à la hauteur de cette belle série définitivement
pour adultes, libre interprétation réussie des origines d'un mythe !

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