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Premier et unique véritable manga du maître
de l'animation Hayao Miyazaki, conçu sur plus de dix
ans, Nausicaä de la vallée du vent, mais
n'a rien perdu aujourd'hui de sa puissance et de son
souffle. Fable écologique d'une rare justesse, c'est
une belle idée de la part de Glénat que de
proposer cette intrégrale, évidemment, juste à
temps pour les fêtes de fin d'année ! Mais
l'emballage, aussi soigné soit-il, n'est bien entendu
pas l'atout majeur d'un tel manga. Porté comme
toujours par une héroïne et d'admirables seconds
rôles, les amateurs de Miyazaki l'ayant découvert
récemment à travers ses films enfn médiatisés
à leur juste valeur en Occident, ne seront pas déçus.
Pour les autres, une énième relecture n'enlève
rien au charme de cette saga en sept tomes, complexe et
passionnante. Les thèmes de prédilection de
l'artiste étaient déjà là, bien
présents. Si l'on perçoit parfois un peu de
naïveté dans leur traitement, le récit sait
tout autant se montrer des plus sombres, maîtrisé
et ouvrant tant et tant de pistes de réflexion. Quoi
qu'il en soit, cette lecture devrait d'autant plus donner
envie à celles et ceux qui n'ont pas eu la chance de
goûter sa transposition en film dans de bonnes
conditions de pouvoir le faire au plus vite (et ce même
si l'adaptation connaît de nombreux changements de
scénario par rapport au manga !). Les dessins sont
eux aussi dans l'esprit des films de Miyazaki, le réalisateur
démontrant qu'il maniait aussi bien le noir et blanc et
l'art du découpage que celui de l'animation aux
couleurs enchanteresses, quand bien même en
doutait-il. S'adressant à tous les publics, Nausicaä
s'impose, ou s'est imposé depuis longtemps, comme une
oeuvre majeure du manga, à découvrir absolument
si ce n'est pas déjà fait.

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