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Saint
Seya : Lost Canvas :
Alors que les troupes d’Hadès déferlent au
sanctuaire, pour essayer de capturer Athena, les Chevaliers d’Or
font de leur mieux pour assurer sa sécurité.
Alors que la guerre fait rage ici et là, Tenma va apprendre
qu’Hadès, leur ennemi, n’est autre qu’Alone,
qui a atteint l’Eveil. Vaincu par celui ci, il ne doit la vie
qu’à l’intervention de Dôko. Remis de ses
blessures, Tenma va faire la connaissance d’un autre chevalier de
Bronze, comme lui, Yato, chevalier de la Licorne.
Ils vont tous deux se rendrent à Jamir, afin de faire
réparer leurs armures, endommagées par les combats. Mais
ce périple est loin d’être de tout repos.
2 volumes parus
Éditeur : Kurokawa
Prix : 6,50€
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Avec les Chevaliers du
Zodiaque, il y a non seulement les Chevaliers
d’Or, mais aussi, de toute évidence, la poule et
ses oeufs…
Précédé
d’une réputation plutôt positive, ce
manga est sans aucun doute la grosse sortie de
l’année pour Kurokawa, qui nous a
habitué jusque-là à un catalogue de
qualité, que ce soit en Fantasy ou dans d’autres
registres d’ailleurs. Pour preuve, un nouveau lancement en
fanfare, avec les deux premiers volumes publiés en
même temps. De quoi se faire une idée plus
précise de la série…
Et le maître mot est déception : retrouvez
l’univers de Saint Seiya n’apporte donc pas
seulement de la nostalgie. Une nostalgie qui ne masque donc pas non
plus les défauts : propos d’une niaiserie
confondante (jusqu’à se poser la question
d’un second degré qui ne serait pas
assumé), histoire redondante, ellipses mal
gérées, non exploitation totale d’une
histoire déplacée au 18eme siècle et
personnages essentiellement copiés/collés des
déclinaisons précédentes…
Quant au graphisme, il est souvent trompeur au premier coup
d’œil, et l’on se retrouve en fait,
parfois, avec des cases bien vides ou un design plutôt
approximatif.
Avec une telle volée de bois vert, on pourrait se demander
ce qu’il en est des impressions finales, une fois parvenu
à la dernière page. Eh bien, pourtant, au bout du
compte, ce n’est pas négatif que ça !
Le récit se montre dynamique, le dessin sait aussi se
révéler agréable, certains seconds
rôles semblent ici promis à un bel avenir, tel le
clone de ce cher Jabu ou certains Chevaliers d’Or…
Il faut dire évidemment que l’univers Saint Seiya
reste éminemment attractif : qui ne s’est pas fait
une armure en cartons de lait à l’âge de
7 ans ? Qui n’avait pas acheté le 45 tours de
Bernard Minet ? Qui ? Hum. Quoi qu’on puisse dire, ce parfum
flotte toujours sur ces pages et on s’aperçoit
qu’il faudra attendre encore un peu pour condamner cette
série. D’autant que le dernier tiers du
deuxième tome semble partir dans la bonne direction et que
Kurokawa s’y connaît en édition
respectueuse et appliquée.

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