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Auteurs, E-mail : Gillossen
Dernière Mise à jour : 02/11/2005

L'Investiture des Dieux est avec le Voyage en Occident, l'Histoire des Trois Royaumes, et Au bord de l'eau, l'un des quatre grands récits épiques de l'histoire de la littérature chinoise. Cette histoire se déroule au XIeme siècle avant notre ère, il y a plus de trois mille ans, à la fin de la dynastie Yin. Il s'agit du premier manga de Fantasy de son auteur, Ryu Fujisaki, jusqu'ici spécialisé dans les scénarios SF. Publié au Japon à partir de 1996, la série compte au final 23 volumes.

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Hoshin, l'Investiture des Dieux :
Zhou, l'actuel empereur de la Dynastie Yin, a succombé aux charmes de la vénéneuse Daji, une démone qui affame le peuple. Mais les Immortels de Kunlun, exaspérés par cette situation, décident d'en finir une bonne fois pour toutes.
Ils chargent Taigong-Wang, le plus jeune d'entre eux, d'une mission périlleuse: emprisonner les 365 sous-fifres de Daji pour affaiblir son pouvoir, dans un troisième monde crée pour l'occasion, entre celui des Immortels et celui des Mortels, le Domaine des Dieux. Mais Taigong-Wang, paresseux et intelligent, a des raisons personnelles d'en vouloir à Daji...
Soixante ans auparavant, alors qu'il n'était que le petit garçon qu'il semble toujours être, elle sévissait déjà et condamna sa famille...



23 volumes parus à ce jour chez Glénat.
6,40 €

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Hôshin exploite un genre très méconnu en France, que ce soit en BDs ou littérature, à savoir les légendes chinoises. Même si l'auteur s'en inspire librement, l'ouvrage référence sur lequel se base ce manga est bel et bien l'Investiture des Dieux. Taigong-Wang est donc ce jeune Immortel des plus doués, chargé par le maître Yuanchi, sage parmi les sages, d'enfermer dans le Domaine des Dieux les Immortels dissidents qui sèment la terreur parmi les Hommes, menés par la sorcière Daji...
Le principal atout de ce manga est son ambiance dépaysante, sur lequel repose une bonne partie de son charme. Le cadre de cette Chine mythique, ce parfum de légendes, ces références à la doctrine taoïste parfois pointues, tout cela contribue à nous immerger dans un monde à part, loin de la Fantasy traditionnelle et son cadre d'inspiration Europe médiévale.
Un autre point positif est l'humour que l'on retrouve tout au long du manga, un humour à plusieurs niveaux, dont la facette " sidekick " avec Sibuxiang l'animal enchanté de Taigong n'est pas la meilleure. Il est étonnant d'ailleurs qu'un manga mélange à ce point les scènes "gores" et les moments (beaucoup) plus légers. Parfois, ça passe, mais parfois, ça casse, car la légende originelle n'étant pas portée sur l'humour, l'auteur force donc parfois les choses pour coller au genre shônen.
Après quelques bons premiers tomes, Hoshin perd malheureusement de son intérêt, l'histoire s'enlisant et se reposant trop souvent sur le sacro-saint principe des duels, poussé parfois jusqu'à l'absurde. La morosité succède à la curiosité, le lecteur ne sachant pas assez souvent sur quel pied danser. Pour un personnage complexe et plutôt bien construit, nous en avons trois qui ne peuvent qu'être considérés comme falots. Le dessin est lui aussi plutôt déroutant : très détaillé comme extrêmement maladroit, et globalement, pas spécialement attirant.
Un manga en demi-teinte en somme, qui ne va au bout d'aucune des différentes pistes qu'il suit, et qui demandent d'attendre parfois plusieurs volumes avant de redevenir véritablement prenant, comme dans le dernier volume paru en date. Il faut dire qu'à un volume de la fin à présent, le contraire serait vraiment très mauvais signe... Une conclusion qui poursuit la "remontée de pente" du manga, sans pour autant que l'on sente de quoi l'installer au sommet de sa catégorie.
Les notes explicatives de fin de volume sont toutefois une bonne initiative de la part de Glénat, qui permettent de mieux saisir le contexte de l'histoire, mais évidemment, cela ne justifie pas l'achat à lui seul...

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