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L'Investiture
des Dieux
est avec le Voyage en Occident,
l'Histoire des Trois Royaumes,
et Au bord de l'eau, l'un des
quatre grands récits épiques
de l'histoire de la littérature
chinoise. Cette histoire se déroule
au XIeme siècle avant notre ère,
il y a plus de trois mille ans, à
la fin de la dynastie Yin. Il s'agit
du premier manga de Fantasy de son auteur,
Ryu Fujisaki, jusqu'ici spécialisé
dans les scénarios SF. Publié
au Japon à partir de 1996, la
série compte au final 23 volumes.
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Hoshin, l'Investiture des Dieux :
Zhou, l'actuel empereur de la
Dynastie Yin, a succombé
aux charmes de la vénéneuse
Daji, une démone qui
affame le peuple. Mais les Immortels
de Kunlun, exaspérés
par cette situation, décident
d'en finir une bonne fois pour
toutes.
Ils chargent Taigong-Wang, le
plus jeune d'entre eux, d'une
mission périlleuse: emprisonner
les 365 sous-fifres de Daji
pour affaiblir son pouvoir,
dans un troisième monde
crée pour l'occasion,
entre celui des Immortels et
celui des Mortels, le Domaine
des Dieux. Mais Taigong-Wang,
paresseux et intelligent, a
des raisons personnelles d'en
vouloir à Daji...
Soixante ans auparavant, alors
qu'il n'était que le
petit garçon qu'il semble
toujours être, elle sévissait
déjà et condamna
sa famille...
23 volumes parus à ce
jour chez Glénat.
6,40 € |
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Hôshin
exploite un genre très méconnu
en France, que ce soit en BDs ou littérature,
à savoir les légendes
chinoises. Même si l'auteur s'en
inspire librement, l'ouvrage référence
sur lequel se base ce manga est bel
et bien l'Investiture des Dieux.
Taigong-Wang est donc ce jeune Immortel
des plus doués, chargé
par le maître Yuanchi, sage parmi
les sages, d'enfermer dans le Domaine
des Dieux les Immortels dissidents qui
sèment la terreur parmi les Hommes,
menés par la sorcière
Daji...
Le principal atout de ce manga est son
ambiance dépaysante, sur lequel
repose une bonne partie de son charme.
Le cadre de cette Chine mythique, ce
parfum de légendes, ces références
à la doctrine taoïste parfois
pointues, tout cela contribue à
nous immerger dans un monde à
part, loin de la Fantasy traditionnelle
et son cadre d'inspiration Europe médiévale.
Un autre point positif est l'humour
que l'on retrouve tout au long du manga,
un humour à plusieurs niveaux,
dont la facette " sidekick " avec Sibuxiang
l'animal enchanté de Taigong
n'est pas la meilleure. Il est étonnant
d'ailleurs qu'un manga mélange
à ce point les scènes
"gores" et les moments (beaucoup) plus
légers. Parfois, ça passe,
mais parfois, ça casse, car la
légende originelle n'étant
pas portée sur l'humour, l'auteur
force donc parfois les choses pour coller
au genre shônen.
Après quelques bons premiers
tomes, Hoshin perd malheureusement
de son intérêt, l'histoire
s'enlisant et se reposant trop souvent
sur le sacro-saint principe des duels,
poussé parfois jusqu'à
l'absurde. La morosité succède
à la curiosité, le lecteur
ne sachant pas assez souvent sur quel
pied danser. Pour un personnage complexe
et plutôt bien construit, nous
en avons trois qui ne peuvent qu'être
considérés comme falots.
Le dessin est lui aussi plutôt
déroutant : très détaillé
comme extrêmement maladroit, et
globalement, pas spécialement
attirant.
Un manga en demi-teinte en somme, qui
ne va au bout d'aucune des différentes
pistes qu'il suit, et qui demandent
d'attendre parfois plusieurs volumes
avant de redevenir véritablement
prenant, comme dans le dernier volume
paru en date. Il faut dire qu'à
un volume de la fin à présent,
le contraire serait vraiment très
mauvais signe... Une conclusion qui
poursuit la "remontée de
pente" du manga, sans pour autant
que l'on sente de quoi l'installer au
sommet de sa catégorie.
Les notes explicatives de fin de volume
sont toutefois une bonne initiative
de la part de Glénat, qui permettent
de mieux saisir le contexte de l'histoire,
mais évidemment, cela ne justifie
pas l'achat à lui seul...

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